Sexe au travail force sexe

sexe au travail force sexe

Nous exerçons une activité génératrice de revenus, ce qui devrait suffire pour définir le travail. Nous ne possédons pas les moyens de production. Nous faisons donc partie de la classe des travailleurSEs. Sinon, on est une pute. La définition de Pheterson fait ainsi écho à celle de Leigh: Car le stigmate de putain fonctionne aussi entre nous, pour distinguer les plus putes des moins putes, les victimes repenties des salopes complices de leur proxénète, les filles de rue des escortes, les migrantes des traditionnelles, et ainsi de suite.

On peut effectivement penser la question en ces termes. La division se fait davantage par rapport au stigmate que par rapport aux qualifications. Les conditions de travail sont souvent mauvaises à cause de la prohibition et de ce manque de droits et de protections, y compris pour les travailleurSEs indépendant-e-s qui doivent payer des parties tierces pour passer des annonces, louer une chambre, ou assurer leur sécurité.

Dans le cadre de vos travaux, vous avez chacun mobilisé cet héritage pour penser le travail du sexe. Quel-le-s ont été les auteur-e-s, les ressources et les concepts qui sont venus alimenter vos analyses? Beaucoup de travailleuses du sexe féministes évoquent la performance de genre dans le travail sexuel pour mieux critiquer ensuite la nécessité de travail dans les rapports de genre, y compris dans la drague et la sexualité hétéro, dans la mesure où celle-ci veut se représenter comme étant gratuite et exempte de toute interférence économique, pour exploiter davantage et plus facilement.

Est-ce que les droits des travailleurSEs du sexe doivent être alignés sur le modèle classique? Ou bien est-il plus juste de penser le travail du sexe sur le modèle du travail indépendant, celui des commerçant-e-s, par exemple, fondé sur un rapport client-prestataire de service?

Nous sommes obligéEs de changer nos habitudes, de nous déplacer, de diversifier nos services et de nous rendre plus disponibles. Oui, le rapport est ambigu entre les travailleurSEs du sexe et les tierces parties. En France, par exemple, malgré le nombre de sites apparaissant quand on fait une recherche sur Google avec le mot-clé escorte , quatre ou cinq sites détiennent un véritable oligopole. En conséquence, il me semble problématique de réclamer un alignement sur ce modèle classique: Pour résumer, il me paraît un peu vain de penser le travail du sexe avec les critères en vigueur pour le travail salarié classique, dont les statuts sont eux-mêmes en pleine transformation.

Il conviendrait plutôt de repenser la lutte contre les dynamiques néolibérales qui affectent des travailleurSEs dans les secteurs les plus divers, partant du secteur du travail du sexe, qui apparaît alors paradigmatique, et un bon indicateur de la direction potentielle que prennent et prendront les luttes sociales actuelles.

Dans ce cas, le travail sexuel est-il une expérimentation critique qui remet en question les normes implicites de ce qui est couramment entendu comme travail? En déplace-t-il les frontières? Parce que notre place doit être dans le travail dit productif, pour le profit de ceux qui détiennent les moyens de production.

Il faut donc que les putes soient pires que des sous-travailleurSEs. Il faut que nous soyons exclu-e-s du monde du travail, et que nous soyons représentéEs comme la plus pitoyable, et la plus méprisable des conditions. Derrière ce concept de travail du care , on regroupe en général plein de travailleuses précaires, souvent migrantes, souvent en travail indépendant, au noir, sans contrat de travail, qui doivent trouver des clients par elles-mêmes en passant des petites annonces, et qui vivent donc des choses très semblables à ce que vivent les travailleurSEs du sexe.

Ce concept permet de rendre visibles ces travailleuses, de prendre au sérieux leur travail comme un vrai travail, et donc leurs revendications pour accéder aux droits du travail et aux mêmes protections que les autres travailleurs. Les travailleuses du sexe sont dans le même processus concernant le travail sexuel. Je ne pense pas, car je crois que cela a toujours été une des composantes du travail sexuel qui de fait, est un travail du care.

Mais surtout, il me semble intéressant de se pencher sur le travail du care qui peut être exigé dans certains métiers, sans que cette dimension, qui fait appel à des compétences particulières, ne soit explicite, et donc valorisée, reconnue, rémunérée. La notion de travail y est définie selon une approche marxiste: Je ne sais pas si avoir droit à un-e assistant-e sexuel-le deux heures par mois, alors que les relations sentimentales et sexuelles entre patient-e-s sont interdites dans la plupart des structures accompagnant des personnes en situation de handicap, est une réponse acceptable.

Vous êtes tous les deux des militants de longue date. Dans quel s cadre s avez-vous milité? Ce sont des champs de luttes qui nous forcent à prendre en compte toutes les oppressions, car le sida ou le travail sexuel concernent toutes les minorités.

Déplacer les frontières du travail et faire advenir la notion de travail sexuel est-ce nécessairement un acte politique? Et de quelle politique parle-t-on? En cela, les réflexions développées tant par le mouvement féministe que par celui des travailleurSEs du sexe concernent tout le monde. Exclure les femmes des syndicats et du droit du travail, tout comme exclure les travailleurSEs du sexe des syndicats et du droit du travail, est un acte politique.

Nous reconnaître comme des travailleurSEs est aussi un acte politique. Quels sont les instruments de cette lutte? Pourquoi avoir choisi cette formule syndicale autogérée pour mener votre combat? Il y a plusieurs niveaux de luttes. Ces différents dangers sont également accrus par leur précarité et leur isolement.

Enfin, il y a, à long terme, le combat politique, de transformation des conditions de vie et de travail, par des changements législatifs, mais aussi par une modification plus générale du regard porté sur les travailleurSEs du sexe. Ces différents aspects, qui sont évidemment liés les uns aux autres, ont depuis le départ été intégrés comme objectifs du Strass. Ils expriment plutôt le besoin de se rassurer en dévalorisant les travailleurSEs du sexe.

La formule de syndicat a été choisie parce que nous avions conscience que notre lutte ne pouvait pas se limiter à la revendication de la décriminalisation et que nous continuerons à être opprimé-e-s en tant que travailleurSEs dans le système capitaliste, y compris dans des industries du sexe parfaitement légales.

Beaucoup a été dit sur la volonté du gouvernement de nettoyer au Kärcher les rues de notre présence pour assurer la "tranquillité publique", ou d' utiliser la lutte contre le racolage comme moyen de lutter contre l'immigration. Or, l'argument principal justifiant la criminalisation des travailleurs du sexe, eux et elles-mêmes, est de deux ordres: En effet, lorsque nous sommes arrêtés pour racolage, nous sommes fortement conseillés par la police de nous rendre auprès d'associations travaillant avec et pour l'Etat et qui conditionnent pour la plupart leur "aide" à l'arrêt de la prostitution.

Nous sommes donc depuis plus de cinquante ans dans un système abolitionniste, qui souhaite la disparition de la prostitution, officiellement sans s' attaquer aux travailleurs du sexe, mais qui dans les faits continue de nous criminaliser et nous réduit à un statut de non-citoyen, n'ayant pas la capacité de décider pour lui-même du bienfondé de ses actes et dont l'Etat a à sa charge la réinsertion sociale.

Les deux points justifiant notre criminalisation, même indirecte, reposent pourtant sur une méconnaissance des réalités de notre travail. La notion de proxénétisme est en effet floue puisqu'elle inclut légalement des actes qui ne correspondent pas aux descriptions de violence et d'abus. En lisant attentivement chaque cas régulièrement cité dans la presse de faits divers, la majorité des condamnations pour proxénétisme se porte bien plus contre les travailleurs du sexe que sur les personnes exploitant notre travail.

Aussi, en criminalisant l'organisation du travail sexuel, le racolage, ou le proxénétisme hôtelier, sous prétexte d' empêcher notre exploitation, nous nous retrouvons à devoir accepter les règles du marché noir, sans régulation ni protection, sans recours auprès de la police en cas d'agression, ou des prud'hommes en cas d'exploitation, et de travailler dans les pires conditions, en devant souvent payer les coûts supplémentaires causés par la prohibition, sans oublier les amendes et le racket de la police.

Quand on parle de proxénète, de qui donc parle-t-on? Pour l'Etat, la plupart d'entre nous serions sous l'emprise de proxénètes, justifiant ainsi les lois répressives, et si l'on tient compte de la définition de la loi, en effet, toute personne avec qui nous avons des transactions économiques dans le cadre de notre travail ou non, toute personne qui bénéficie d'une partie de nos revenus, même au sein de nos familles et de nos proches, serait un proxénète.

Pour nous, le plus grand proxénète de France, c'est l'Etat lui-même. C'est l'Etat qui commet les actes de violence les plus graves à notre encontre et qui nous extorque le plus notre argent. Les arrestations, les gardes à vue, les fouilles au corps, les expulsions, les amendes, les impôts, le racket et la prison, c'est l'Etat français. Un proxénète, pour les autres travailleurs, s'appelle simplement un employeur. Et si l'on compare l'industrie du sexe avec d'autres secteurs économiques, la part de revenus confisquée par un employeur sur le fruit du travail est souvent bien plus grande.

Pour 35 heures de travail par semaine, la part de revenus tirée du travail du sexe sera souvent relativement plus importante. Où est donc l'exploitation? Nous croyons qu'elle est partout et qu'elle définit tout travail. Mais en focalisant uniquement sur le travail du sexe qui serait défini comme "exploitation sexuelle" a contrario de travail, on fait comme si le travail n'était pas non plus une forme d'exploitation. Lutter contre l'exploitation se fait par l'arrêt de la prohibition et la reconnaissance du travail ouvrant ainsi les mêmes droits sociaux dont bénéficie tout travailleur.

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Dans le film Sa Femme et sa dactylo Wife vs. Secretary , —on s'attendrait presque à une affiche avec gratte-ciel en flammes et un tas de gens hurlant au milieu—quand une femme raconte à sa belle-mère que son mari l'a trompée avec sa secrétaire, la belle-mère lui répond quelque chose d'assez terrifiant:.

Bien qu'elle consacre seulement quelques paragraphes aux relations homosexuelles au bureau, Berebitsky explore par ailleurs sa matière avec minutie et esprit, pour démontrer que le sexe ne se réduit jamais à lui seul: Les pécules accumulés par les femmes dans les années furent aspirés par la Grande dépression , et les femmes ambitieuses, une espèce déjà suspecte en soi, étaient regardées avec la plus grande hostilité. Les hommes, qui craignaient pour leurs postes, ne voulaient pas de la concurrence mais de la subordination.

Ainsi peut-on découvrir les avantages du juste équilibre entre les sexes au bureau dans un article de du magazine Fortune: Le parfait gentleman valorisé au 19 e siècle se distinguait des vulgaires classes populaires par le refoulement de ses désirs, tandis que l'homme de bureau de la moitié du 20 e siècle était poussé à l'inverse s'il voulait échapper à l'émasculation pure et simple.

Le sexe permettait aux hommes d'affirmer leur masculinité et de conserver leur nature profonde, de la protéger des effets délétères de leur travail.

Quand en , le journaliste Edward R. Murrow montra que les entreprises avaient pour habitude d'offrir à leurs clients les prestations de prostituées en les faisant passer en notes de frais, la population scandalisée ressentit néanmoins un certain soulagement; comme le formule Berebitsky: Tandis que le sexe était un repère pour les hommes, qu'il constituait ce qu'un homme, un vrai, se devait de vouloir de tout son être, c'était—en tout cas culturellement—une variable assez flottante pour les femmes, qui étaient bombardées de tant de messages contradictoires sur les façons de s'habiller et de se comporter qu'il est étonnant qu'elles aient même réussi à franchir les portes du monde du travail.

Les femmes se devaient en effet d'être séduisantes sans l'être trop, disponibles sans l'être trop, etc. Au fil des années, le stéréotype a oscillé entre vamp et victime. Cependant, la femme active sexuellement était presque toujours perçue comme en recherche d'amour plutôt que de promotion professionnelle. Jusqu'à Helen Gurley Brown.

Dans Quitte ou double Sex and the Single Girl , publié en , Brown expliquait tout à coup aux femmes que la sexualité pouvait servir aussi bien en matière professionnelle que romantique. Ce type de parole mettait cruellement en péril l'ordre des choses établies: Cependant, la part croissante des femmes aux postes de pouvoir fit du sexe un élément plus perturbant encore qu'au temps des sténo-dactylos corvéables à merci, du moins du point de vue de l'employeur.

En outre, plus elles s'ancraient dans le monde du travail, plus les femmes avaient leur idée sur la façon dont elle devait être traitées. Pourtant, les femmes qui se disaient victimes de harcèlement sexuel se trouvaient encore confrontées à une tonne de soupçons—quant à leur crédibilité, à leurs mobiles, à leur sens de l'humour. Une relation sexuelle qualifiée de forcée par une partie pouvait être estimée consentante par l'autre. Comme l'avocate et universitaire Catharine MacKinnon dit d'une affaire au milieu des années On a parfois l'impression qu'à chaque nouvelle révélation, le même rite ancestral se réenclenche inexorablement.

L'évolution de la législation n'a pas été accompagnée d'une évolution comparable dans les mentalités quant au pouvoir et à son équitable répartition entre les sexes. Si hommes et femmes endossent tour à tour le rôle de victime—les femmes pour leur vulnérabilité économique, les hommes pour leur faiblesse sexuelle—l'idée de base est restée la même.

Certains juristes ont bien essayé de changer les choses en avançant que le harcèlement sexuel n'était pas toujours qu'une affaire de sexe, mais la société n'a pas vraiment suivi, car son intérêt est plus sûrement piqué quand il est question de sexe.

Nous ne possédons pas les moyens de production. Nous faisons donc partie de la classe des travailleurSEs. Sinon, on est une pute. La définition de Pheterson fait ainsi écho à celle de Leigh: Car le stigmate de putain fonctionne aussi entre nous, pour distinguer les plus putes des moins putes, les victimes repenties des salopes complices de leur proxénète, les filles de rue des escortes, les migrantes des traditionnelles, et ainsi de suite.

On peut effectivement penser la question en ces termes. La division se fait davantage par rapport au stigmate que par rapport aux qualifications. Les conditions de travail sont souvent mauvaises à cause de la prohibition et de ce manque de droits et de protections, y compris pour les travailleurSEs indépendant-e-s qui doivent payer des parties tierces pour passer des annonces, louer une chambre, ou assurer leur sécurité.

Dans le cadre de vos travaux, vous avez chacun mobilisé cet héritage pour penser le travail du sexe. Quel-le-s ont été les auteur-e-s, les ressources et les concepts qui sont venus alimenter vos analyses? Beaucoup de travailleuses du sexe féministes évoquent la performance de genre dans le travail sexuel pour mieux critiquer ensuite la nécessité de travail dans les rapports de genre, y compris dans la drague et la sexualité hétéro, dans la mesure où celle-ci veut se représenter comme étant gratuite et exempte de toute interférence économique, pour exploiter davantage et plus facilement.

Est-ce que les droits des travailleurSEs du sexe doivent être alignés sur le modèle classique? Ou bien est-il plus juste de penser le travail du sexe sur le modèle du travail indépendant, celui des commerçant-e-s, par exemple, fondé sur un rapport client-prestataire de service? Nous sommes obligéEs de changer nos habitudes, de nous déplacer, de diversifier nos services et de nous rendre plus disponibles.

Oui, le rapport est ambigu entre les travailleurSEs du sexe et les tierces parties. En France, par exemple, malgré le nombre de sites apparaissant quand on fait une recherche sur Google avec le mot-clé escorte , quatre ou cinq sites détiennent un véritable oligopole. En conséquence, il me semble problématique de réclamer un alignement sur ce modèle classique: Pour résumer, il me paraît un peu vain de penser le travail du sexe avec les critères en vigueur pour le travail salarié classique, dont les statuts sont eux-mêmes en pleine transformation.

Il conviendrait plutôt de repenser la lutte contre les dynamiques néolibérales qui affectent des travailleurSEs dans les secteurs les plus divers, partant du secteur du travail du sexe, qui apparaît alors paradigmatique, et un bon indicateur de la direction potentielle que prennent et prendront les luttes sociales actuelles.

Dans ce cas, le travail sexuel est-il une expérimentation critique qui remet en question les normes implicites de ce qui est couramment entendu comme travail? En déplace-t-il les frontières? Parce que notre place doit être dans le travail dit productif, pour le profit de ceux qui détiennent les moyens de production.

Il faut donc que les putes soient pires que des sous-travailleurSEs. Il faut que nous soyons exclu-e-s du monde du travail, et que nous soyons représentéEs comme la plus pitoyable, et la plus méprisable des conditions. Derrière ce concept de travail du care , on regroupe en général plein de travailleuses précaires, souvent migrantes, souvent en travail indépendant, au noir, sans contrat de travail, qui doivent trouver des clients par elles-mêmes en passant des petites annonces, et qui vivent donc des choses très semblables à ce que vivent les travailleurSEs du sexe.

Ce concept permet de rendre visibles ces travailleuses, de prendre au sérieux leur travail comme un vrai travail, et donc leurs revendications pour accéder aux droits du travail et aux mêmes protections que les autres travailleurs.

Les travailleuses du sexe sont dans le même processus concernant le travail sexuel. Je ne pense pas, car je crois que cela a toujours été une des composantes du travail sexuel qui de fait, est un travail du care. Mais surtout, il me semble intéressant de se pencher sur le travail du care qui peut être exigé dans certains métiers, sans que cette dimension, qui fait appel à des compétences particulières, ne soit explicite, et donc valorisée, reconnue, rémunérée.

La notion de travail y est définie selon une approche marxiste: Je ne sais pas si avoir droit à un-e assistant-e sexuel-le deux heures par mois, alors que les relations sentimentales et sexuelles entre patient-e-s sont interdites dans la plupart des structures accompagnant des personnes en situation de handicap, est une réponse acceptable.

Vous êtes tous les deux des militants de longue date. Dans quel s cadre s avez-vous milité? Ce sont des champs de luttes qui nous forcent à prendre en compte toutes les oppressions, car le sida ou le travail sexuel concernent toutes les minorités. Déplacer les frontières du travail et faire advenir la notion de travail sexuel est-ce nécessairement un acte politique? Et de quelle politique parle-t-on?

En cela, les réflexions développées tant par le mouvement féministe que par celui des travailleurSEs du sexe concernent tout le monde. Exclure les femmes des syndicats et du droit du travail, tout comme exclure les travailleurSEs du sexe des syndicats et du droit du travail, est un acte politique. Nous reconnaître comme des travailleurSEs est aussi un acte politique. Quels sont les instruments de cette lutte? Pourquoi avoir choisi cette formule syndicale autogérée pour mener votre combat?

Il y a plusieurs niveaux de luttes. Ces différents dangers sont également accrus par leur précarité et leur isolement. Enfin, il y a, à long terme, le combat politique, de transformation des conditions de vie et de travail, par des changements législatifs, mais aussi par une modification plus générale du regard porté sur les travailleurSEs du sexe.

Ces différents aspects, qui sont évidemment liés les uns aux autres, ont depuis le départ été intégrés comme objectifs du Strass. Ils expriment plutôt le besoin de se rassurer en dévalorisant les travailleurSEs du sexe.

La formule de syndicat a été choisie parce que nous avions conscience que notre lutte ne pouvait pas se limiter à la revendication de la décriminalisation et que nous continuerons à être opprimé-e-s en tant que travailleurSEs dans le système capitaliste, y compris dans des industries du sexe parfaitement légales. Je pense aussi que le Strass a pu faire des erreurs, car le discours politique des travailleurSEs du sexe est très récent, et a certainement manqué de référents.



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En France le travail du sexe est, officiellement, légal. Cela signifie concrètement que le travail du sexe bien que soumis à l'impôt, n'est pas considéré comme un travail, mais comme de la prostitution, une activité tolérée, réduite à la sphère privée, et dont celles et ceux qui fournissent le service sexuel, sont toujours considérés comme inadaptés sociaux depuis les ordonnances de qui faisaient également de la tuberculose, de l'alcoolisme et de l'homosexualité des fléaux sociaux.

Beaucoup a été dit sur la volonté du gouvernement de nettoyer au Kärcher les rues de notre présence pour assurer la "tranquillité publique", ou d' utiliser la lutte contre le racolage comme moyen de lutter contre l'immigration. Or, l'argument principal justifiant la criminalisation des travailleurs du sexe, eux et elles-mêmes, est de deux ordres: En effet, lorsque nous sommes arrêtés pour racolage, nous sommes fortement conseillés par la police de nous rendre auprès d'associations travaillant avec et pour l'Etat et qui conditionnent pour la plupart leur "aide" à l'arrêt de la prostitution.

Nous sommes donc depuis plus de cinquante ans dans un système abolitionniste, qui souhaite la disparition de la prostitution, officiellement sans s' attaquer aux travailleurs du sexe, mais qui dans les faits continue de nous criminaliser et nous réduit à un statut de non-citoyen, n'ayant pas la capacité de décider pour lui-même du bienfondé de ses actes et dont l'Etat a à sa charge la réinsertion sociale.

Les deux points justifiant notre criminalisation, même indirecte, reposent pourtant sur une méconnaissance des réalités de notre travail. La notion de proxénétisme est en effet floue puisqu'elle inclut légalement des actes qui ne correspondent pas aux descriptions de violence et d'abus. En lisant attentivement chaque cas régulièrement cité dans la presse de faits divers, la majorité des condamnations pour proxénétisme se porte bien plus contre les travailleurs du sexe que sur les personnes exploitant notre travail.

Aussi, en criminalisant l'organisation du travail sexuel, le racolage, ou le proxénétisme hôtelier, sous prétexte d' empêcher notre exploitation, nous nous retrouvons à devoir accepter les règles du marché noir, sans régulation ni protection, sans recours auprès de la police en cas d'agression, ou des prud'hommes en cas d'exploitation, et de travailler dans les pires conditions, en devant souvent payer les coûts supplémentaires causés par la prohibition, sans oublier les amendes et le racket de la police.

Quand on parle de proxénète, de qui donc parle-t-on? Pour l'Etat, la plupart d'entre nous serions sous l'emprise de proxénètes, justifiant ainsi les lois répressives, et si l'on tient compte de la définition de la loi, en effet, toute personne avec qui nous avons des transactions économiques dans le cadre de notre travail ou non, toute personne qui bénéficie d'une partie de nos revenus, même au sein de nos familles et de nos proches, serait un proxénète. Pour nous, le plus grand proxénète de France, c'est l'Etat lui-même.

C'est l'Etat qui commet les actes de violence les plus graves à notre encontre et qui nous extorque le plus notre argent. Les arrestations, les gardes à vue, les fouilles au corps, les expulsions, les amendes, les impôts, le racket et la prison, c'est l'Etat français.

Un proxénète, pour les autres travailleurs, s'appelle simplement un employeur. Et si l'on compare l'industrie du sexe avec d'autres secteurs économiques, la part de revenus confisquée par un employeur sur le fruit du travail est souvent bien plus grande. Pour 35 heures de travail par semaine, la part de revenus tirée du travail du sexe sera souvent relativement plus importante. Où est donc l'exploitation? Nous croyons qu'elle est partout et qu'elle définit tout travail.

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Ce film de 15 minutes donne un aperçu du Forum XXX Il reflète l'essentiel des discussions, des demandes et préoccupations des travailleuses et travailleurs du sexe en matière de droits fondamentaux. À la fois vivant et mobilisant, il permet aussi de se faire une bonne idée de l'ambiance du forum et de la stimulante diversité des participant-es.

Lire la suite "Travailleuses du sexe debouttes à Montréal! Nous avons voulu démontrer en trois temps comment fonctionne cette violence. Un réseau cybersolidaire Cybersolidaires Le point de vue d'une cyberféministe Au début, il y avait Womenspace Archives: Pas d'autres C - En direct - Chroniques - Etc.

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En effet, lorsque nous sommes arrêtés pour racolage, nous sommes fortement conseillés par la police de nous rendre auprès d'associations travaillant avec et pour l'Etat et qui conditionnent pour la plupart leur "aide" à l'arrêt de la prostitution. Nous sommes donc depuis plus de cinquante ans dans un système abolitionniste, qui souhaite la disparition de la prostitution, officiellement sans s' attaquer aux travailleurs du sexe, mais qui dans les faits continue de nous criminaliser et nous réduit à un statut de non-citoyen, n'ayant pas la capacité de décider pour lui-même du bienfondé de ses actes et dont l'Etat a à sa charge la réinsertion sociale.

Les deux points justifiant notre criminalisation, même indirecte, reposent pourtant sur une méconnaissance des réalités de notre travail. La notion de proxénétisme est en effet floue puisqu'elle inclut légalement des actes qui ne correspondent pas aux descriptions de violence et d'abus. En lisant attentivement chaque cas régulièrement cité dans la presse de faits divers, la majorité des condamnations pour proxénétisme se porte bien plus contre les travailleurs du sexe que sur les personnes exploitant notre travail.

Aussi, en criminalisant l'organisation du travail sexuel, le racolage, ou le proxénétisme hôtelier, sous prétexte d' empêcher notre exploitation, nous nous retrouvons à devoir accepter les règles du marché noir, sans régulation ni protection, sans recours auprès de la police en cas d'agression, ou des prud'hommes en cas d'exploitation, et de travailler dans les pires conditions, en devant souvent payer les coûts supplémentaires causés par la prohibition, sans oublier les amendes et le racket de la police.

Quand on parle de proxénète, de qui donc parle-t-on? Pour l'Etat, la plupart d'entre nous serions sous l'emprise de proxénètes, justifiant ainsi les lois répressives, et si l'on tient compte de la définition de la loi, en effet, toute personne avec qui nous avons des transactions économiques dans le cadre de notre travail ou non, toute personne qui bénéficie d'une partie de nos revenus, même au sein de nos familles et de nos proches, serait un proxénète.

Pour nous, le plus grand proxénète de France, c'est l'Etat lui-même. C'est l'Etat qui commet les actes de violence les plus graves à notre encontre et qui nous extorque le plus notre argent. Les arrestations, les gardes à vue, les fouilles au corps, les expulsions, les amendes, les impôts, le racket et la prison, c'est l'Etat français.

Un proxénète, pour les autres travailleurs, s'appelle simplement un employeur. Et si l'on compare l'industrie du sexe avec d'autres secteurs économiques, la part de revenus confisquée par un employeur sur le fruit du travail est souvent bien plus grande. Pour 35 heures de travail par semaine, la part de revenus tirée du travail du sexe sera souvent relativement plus importante. Où est donc l'exploitation? Nous croyons qu'elle est partout et qu'elle définit tout travail.

Mais en focalisant uniquement sur le travail du sexe qui serait défini comme "exploitation sexuelle" a contrario de travail, on fait comme si le travail n'était pas non plus une forme d'exploitation. Lutter contre l'exploitation se fait par l'arrêt de la prohibition et la reconnaissance du travail ouvrant ainsi les mêmes droits sociaux dont bénéficie tout travailleur.

La notion de travail ne normalise ni ne relativise les problèmes de violence et d'exploitation qui peuvent se tenir lors d'une activité professionnelle. Elle permet simplement d' apporter des solutions qui sont habituellement adoptées grâce aux lois et code du travail. Dans quel s cadre s avez-vous milité? Ce sont des champs de luttes qui nous forcent à prendre en compte toutes les oppressions, car le sida ou le travail sexuel concernent toutes les minorités.

Déplacer les frontières du travail et faire advenir la notion de travail sexuel est-ce nécessairement un acte politique? Et de quelle politique parle-t-on? En cela, les réflexions développées tant par le mouvement féministe que par celui des travailleurSEs du sexe concernent tout le monde. Exclure les femmes des syndicats et du droit du travail, tout comme exclure les travailleurSEs du sexe des syndicats et du droit du travail, est un acte politique.

Nous reconnaître comme des travailleurSEs est aussi un acte politique. Quels sont les instruments de cette lutte? Pourquoi avoir choisi cette formule syndicale autogérée pour mener votre combat? Il y a plusieurs niveaux de luttes. Ces différents dangers sont également accrus par leur précarité et leur isolement. Enfin, il y a, à long terme, le combat politique, de transformation des conditions de vie et de travail, par des changements législatifs, mais aussi par une modification plus générale du regard porté sur les travailleurSEs du sexe.

Ces différents aspects, qui sont évidemment liés les uns aux autres, ont depuis le départ été intégrés comme objectifs du Strass.

Ils expriment plutôt le besoin de se rassurer en dévalorisant les travailleurSEs du sexe. La formule de syndicat a été choisie parce que nous avions conscience que notre lutte ne pouvait pas se limiter à la revendication de la décriminalisation et que nous continuerons à être opprimé-e-s en tant que travailleurSEs dans le système capitaliste, y compris dans des industries du sexe parfaitement légales.

Je pense aussi que le Strass a pu faire des erreurs, car le discours politique des travailleurSEs du sexe est très récent, et a certainement manqué de référents. Gail Pheterson nous explique aussi que le stigmate de putain sert à contrôler et diviser les femmes entre celles qui servent au travail sexuel de reproduction qui garantiront la transmission des gènes du patriarche, et celles qui servent au travail sexuel pour leur plaisir, mais qui devront être punies et stigmatisées.

Pheterson propose de créer des passerelles entre chaque catégorie de femmes pour que toutes les femmes puissent échapper à cette catégorisation et trouver force dans leur alliance. Diriez-vous que vous avez une activité principale entre travail du sexe, travail militant et travail intellectuel?

Il vaut mieux vendre des services sexuels. Je me considère pute avant tout, car la stigmatisation du travail sexuel finit par forger une identité politique. Je ne sépare pas nécessairement les différentes tâches. Quand je reçois un message ou un appel, je mets de côté ce que je fais pour faire le client, ou je sais que je vais consacrer une journée ou un après-midi en allant au bois quand il fait beau.

Federici Silvia, [], Caliban et la Sorcière: Salaire ménager, reproduction sociale, combat féministe , trad. Fortunati Leopoldina, , The Arcane of Reproduction: Inspirations du mouvement des travailleuses du sexe , M.

Mathieu Lilian, , La fin du tapin: Souci des autres, sensibilité, responsabilité , Paris, Payot et Rivages. Pheterson Gail, , Le prisme de la prostitution , trad. Anthropologie politique du sexe , trad. Tabet Paola, , La grande arnaque. Toupin Louise, , Le salaire au travail ménager: Vance, Pleasure and Danger: Revue de Sciences humaines. Contents - Next document.

Morgane Merteuil and Thierry Schaffauser. Index terms Mots clés: Outline Comment définir le travail du sexe? Travail du sexe, travail domestique, travail salarié: Travail du care et travail émotionnel. Travail militant, syndicalisation et mobilisations. Full text PDF 1. About the authors Morgane Merteuil Membre et secrétaire général du Strass de à Thierry Schaffauser Cofondateur et membre du Strass depuis sa création en Top of page.

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Elle permet simplement d' apporter des solutions qui sont habituellement adoptées grâce aux lois et code du travail. Les problèmes d'abus et de travail forcé existent dans les secteurs économiques qui sont les plus dévalorisés et qui opèrent à la limite de la légalité ou dans l'illégalité. Le travail du sexe en tant que tel n'a donc pas vocation à être exercé sous la contrainte ou assimilé à de la "traite des êtres humains" contrairement aux définitions de l'Etat et des organisations prohibitionnistes.

L'accès aux services sociaux et à l'aide des associations doit être libre et respectueux du choix des personnes. Représenter tout travailleur du sexe comme une personne aliénée et esclave est en contradiction avec nos réalités, et ne permet pas d'apporter les solutions nécessaires aux problèmes que nous rencontrons, puisque le travail du sexe est pour nous bien plus une solution économique souvent temporaire à un moment donné de notre vie, et non la cause de tous nos maux.

Récemment, deux rapports ont été émis appelant à la décriminalisation du travail sexuel. Il s'agit du rapport du Conseil national du sida CNS qui voit la criminalisation du racolage comme une entrave directe à l'accès aux soins et à la prévention du VIH et de la Commission nationale consultative des droits de l'homme CNCDH , qui dans son avis sur la lutte contre la traite des êtres humains , en plus de la décriminalisation, demande que les violations des droits humains faites à l'encontre des travailleurs du sexe soient traitées par les provisions générales des lois contre le viol, violences, exploitation, extorsion de revenus, et non plus par des lois spécifiques stigmatisantes telles celle sur le proxénétisme.

Alors qu'une mission parlementaire étudie actuellement les lois encadrant le travail sexuel, il serait décevant que nos politiques non seulement continuent de penser uniquement dans l'optique de la criminalisation mais en ajoute une supplémentaire en visant en particulier nos clients. C'est l'impression pourtant qui ressort de notre audition par cette mission parlementaire, et des questions de sa présidente, Danielle Bousquet, bien connue pour son militantisme en faveur de la criminalisation de nos clients.

Nous espérons donc que cette consultation n'était pas qu'un maquillage politique pour justifier une décision déjà arrêtée depuis longtemps, et nous attendons la publication de son rapport pour le printemps prochain. Le monde abonnements Profitez du journal où et quand vous voulez. Décriminalisez entièrement le travail du sexe. En savoir plus et gérer ces paramètres. Cependant, la femme active sexuellement était presque toujours perçue comme en recherche d'amour plutôt que de promotion professionnelle.

Jusqu'à Helen Gurley Brown. Dans Quitte ou double Sex and the Single Girl , publié en , Brown expliquait tout à coup aux femmes que la sexualité pouvait servir aussi bien en matière professionnelle que romantique. Ce type de parole mettait cruellement en péril l'ordre des choses établies: Cependant, la part croissante des femmes aux postes de pouvoir fit du sexe un élément plus perturbant encore qu'au temps des sténo-dactylos corvéables à merci, du moins du point de vue de l'employeur.

En outre, plus elles s'ancraient dans le monde du travail, plus les femmes avaient leur idée sur la façon dont elle devait être traitées. Pourtant, les femmes qui se disaient victimes de harcèlement sexuel se trouvaient encore confrontées à une tonne de soupçons—quant à leur crédibilité, à leurs mobiles, à leur sens de l'humour.

Une relation sexuelle qualifiée de forcée par une partie pouvait être estimée consentante par l'autre. Comme l'avocate et universitaire Catharine MacKinnon dit d'une affaire au milieu des années On a parfois l'impression qu'à chaque nouvelle révélation, le même rite ancestral se réenclenche inexorablement.

L'évolution de la législation n'a pas été accompagnée d'une évolution comparable dans les mentalités quant au pouvoir et à son équitable répartition entre les sexes. Si hommes et femmes endossent tour à tour le rôle de victime—les femmes pour leur vulnérabilité économique, les hommes pour leur faiblesse sexuelle—l'idée de base est restée la même.

Certains juristes ont bien essayé de changer les choses en avançant que le harcèlement sexuel n'était pas toujours qu'une affaire de sexe, mais la société n'a pas vraiment suivi, car son intérêt est plus sûrement piqué quand il est question de sexe.

Et tant qu'il en sera ainsi, d'autres formes de pouvoir, moins salaces mais tout aussi pernicieuses et réelles, resteront invisibles ou tout du moins tues. Une sélection personnalisée des articles de Slate tous les matins dans votre boîte mail.

Comment mesure-t-on l'indice de la crème solaire? Juliet Lapidos — 20 août — Temps de lecture: Si la thématique suscite certes un intérêt croissant, ces difficultés ne sont pas nouvelles.

Il a contribué à ébranler cette forme de stigmate moral attaché au travail sexuel. Avec le stigmate, les féministes ont vraiment attaqué cette hypocrisie: Le travail ménager, en fait, consiste en bien plus que la tenue de la maison.

Cela signifie que derrière chaque usine, derrière chaque école, derrière chaque bureau ou chaque mine, il y a le travail invisible de millions de femmes qui ont consumé leur vie, leur force de travail, à produire la force de travail qui travaille dans cette usine, cette école, ce bureau ou cette mine 8. Dans le passé, nous étions juste censées élever les enfants. Au sein des deux secteurs principaux, les processus fondamentaux de travail sont: Fortunati nous invite ainsi à penser la famille et la prostitution comme des institutions non pas opposées, mais complémentaires:

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