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Elle n'est que très rarement contagieuse. Il arrive parfois que l'homme ressente une irritation après un rapport sexuel avec une femme qui a une mycose, mais on ne le traite que s'il présente des symptômes rougeur, brûlures, démangeaisons , car il devient alors à son tour contagieux.

On observe également des brûlures vulvaires, des rougeurs , mais aussi des pertes épaisses blanchâtres comme du lait caillé", liste la gynécologue.

La mycose peut être douloureuse dès lors que la patiente se gratte vivement. Morgane souffrait au point de ne plus pouvoir marcher.

En revanche, "parfois, on trouve une quantité de Candida légèrement surélevée chez certaines patientes qui ne présentent pas de signes cliniques. Elles ont simplement plus de Candida et n'ont pas besoin d'être traitées, sauf en cas de grossesse", poursuit la gynécologue. Un déséquilibre vaginal est susceptible de déclencher une mycose.

Si la flore vaginale est affaiblie, la barrière protectrice du vagin l'est aussi. La flore vaginale se fragilise en cas de prise d' antibiotiques par exemple, qui tuent les "bonnes bactéries", mais également lors de toilettes intimes excessives.

Trop frotter et surtout laver l'intérieur de son vagin -alors qu'il est autonettoyant- abîme la flore. De plus, les soins non adaptés modifient le pH du vagin. On relève aussi que stress et fatigue font baisser les défenses immunitaires. De plus, les champignons aiment humidité: L'irritation est également une cause de la mycose car elle est une réaction inflammatoire qui augmente la chaleur et maintient l'humidité de la zone intime. De plus, les strings sont rarement en coton, matière qui permet d'absorber l'humidité.

L'irritation peut aussi être due à un rapport sexuel peu lubrifié ou aux protections hygiéniques chez certaines femmes. Une alimentation déséquilibrée et trop riche en sucre nourrit les champignons. Les femmes diabétiques sont davantage exposées aux mycoses", nous apprend Loudi Khawach-Alissa. Ainsi, les mycoses surviennent selon les périodes de vie. Un taux d'estrogènes élevé entraîne une modification de la paroi du vagin et un affaiblissement de l'immunité locale", explique Patrick Cohen-Scali.

Pendant la grossesse, le risque de mycose augmente car le taux d'oestrogène est élevé. C'est aussi le cas juste avant les règles. Mais un manque d'oestrogènes, comme en cas de pilule micro-dosée ou de ménopause, peut entraîner des troubles hormonaux et affaiblir les défenses du vagin. On veille à l'équilibre vaginal. Les femmes sujettes aux mycoses doivent éviter la prise d'antibiotiques. La toilette intime se fait une fois par jour maximum, avec des soins intimes adaptés.

Pour les femmes sujettes aux mycoses, on préfère un pH neutre ou alcalin, comme le soin lavant de Saforelle , car les champignons cherchent l'acidité", conseille M. On évite également les fleurs de douche et les gants de toilette qui agressent la flore vaginale et contiennent des microbes.

Ensuite, si l'humidité fait partie du quotidien de la femme via les sécrétions vaginales, il est nécessaire de ne pas l'entretenir. La nuit, on peut dormir sans sous-vêtements afin d'aérer la vulve et le vagin", explique Loudi Khawach-Alissa. Beaucoup de femmes commencent par se rendre à la pharmacie. C'est un bon réflexe mais est-ce vraiment une mycose? Les premiers signes, comme la démangeaison, peuvent être à l'origine de l'herpès, d'un mycoplasme Les professionnels de santé prescrivent des crèmes -à appliquer localement- et des ovules antifongiques -à introduire dans le vagin- qui s'attaquent aux champignons et empêchent leur prolifération.

Cette espèce demeure répandue dans la majeure partie de son aire historique en Alberta et étend peut-être son aire de répartition vers l'est.

Toutefois, en se fondant sur les vulnérabilités et les menaces connues, des déclins sont soupçonnés et prévus. Des glandes parotoïdes oblongues et volumineuses glandes à poison sont visibles derrière les yeux. Ce crapaud est habituellement brun ou vert, mais sa couleur peut varier du vert olive au brun rougeâtre et même tirer sur le noir. Une rayure de couleur crème ou blanche court souvent tout le long du dos. Les verrues et les glandes parotoïdes sont souvent brun rougeâtre.

Les mâles possèdent en effet un sac vocal et émettent un chant nuptial puissant durant la période de reproduction.

Par conséquent, deux unités désignables sont prises en compte dans le présent rapport: Le volume considérable de têtards et de crapauds nouvellement métamorphosés aux sites de reproduction implique que ces amphibiens doivent convertir une quantité importante de la biomasse. Les crapauds sont particulièrement sensibles à la maladie cutanée émergente causée par le champignon chytride des amphibiens, qui est lié aux déclins mondiaux des amphibiens. Les crapauds sont particulièrement sensibles à la maladie cutanée émergente causée par le champignon chytride des amphibiens qui est lié aux déclins mondiaux des amphibiens.

De telles caractéristiques justifient la création de deux unités désignables au Canada. Définition de la catégorie DI révisée en Des glandes parotoïdes oblongues et volumineuses sont visibles derrière les yeux. Ce crapaud est habituellement brun ou vert, mais sa couleur peut varier du vert olive au noir en passant par le brun rougeâtre. Son dos présente une rayure médiane de couleur crème ou blanche, parfois interrompue ou presque absente, qui va du museau au cloaque.

Les protubérances sont des glandes à poison produisant un liquide blanc toxique capable de décourager les prédateurs. La pupille est horizontale et les crêtes crâniennes sont peu développées. Les pattes sont relativement courtes et les doigts postérieurs sont partiellement palmés.

Sur la terre ferme, les crapauds se déplacent en marchant et en sautant. Durant la période de reproduction, des callosités nuptiales noires se forment sur les pouces et les deux doigts suivants des pattes antérieures des mâles.

Bien que des chants nuptiaux aient été signalés aussi dans une population du Montana, ils étaient faibles et ne ressemblaient pas aux chants puissants émis par les crapauds en Alberta Pauly, La pérennité locale et régionale des populations dépend de la répartition des sites de reproduction et de leur connectivité.

Selon les indications dont on dispose, il y aurait deux unités désignables UD: Une telle différence est habituellement associée à une différentiation spécifique p. Les individus chantants et les individus non chantants occupent des régions géographiques distinctes. Les deux populations débordent sur la province faunique des Rocheuses. Le volume considérable de têtards et de crapauds nouvellement métamorphosés à certains sites de reproduction assure une conversion importante de la biomasse.

Les adultes et les jeunes consomment des invertébrés, essentiellement des insectes nuisibles, et sont la proie de divers oiseaux, mammifères et reptiles. Il fréquente aussi les prairies à herbes courtes et les forêts-parcs à trembles. Les observations sont indiquées sur la carte de la manière suivante: Les individus qui fréquentent le parc national du Canada Banff chantent Lepitzki, comm. Les deux provinces gèrent chacune les ensembles de données regroupant les occurrences enregistrées Carrière, données inédites, ; Mulder, données inédites, Le substrat du fond est souvent silteux ou sablonneux figure 7.

Du côté gauche et du coté droit de la photographie, on aperçoit les versants abrupts de la vallée. Au loin, on voit des montagnes dont les sommets sont partiellement enneigés. Un versant boisé est visible dans le haut de la photographie. On aperçoit sur la photographie des dizaines de têtards dispersés. La reproduction en agrégation réduit le coût énergique associé à la formation des couples. Ils peuvent se disperser dans des eaux plus profondes durant la nuit.

Ils peuvent aussi creuser une tranchée peu profonde ou un terrier dans le sol meuble ou le sable. Bien que de tels sites aient été observés dans divers milieux boisés ou non boisés arbustaies, marais et prés , le crapaud a montré une nette préférence pour les pessières. Les activités qui y sont associées provoquent notamment la transformation, la fragmentation et la contamination des écosystèmes. Au fur et à mesure que les milieux humides deviennent de plus en plus épars, les populations de crapauds peuvent devenir incapables de maintenir la structure de leurs métapopulations au moyen de déplacements associés aux migrations et à la dispersion et, par conséquent, plus vulnérables aux phénomènes stochastiques Gibbs, En Colombie-Britannique, les terres cultivées occupent principalement les régions du sud-ouest, du sud intérieur et de la rivière de la Paix.

Les terres humides utilisées par les crapauds pour la reproduction sont souvent drainées aux fins des activités agricoles. Les sites de reproduction collective et les endroits où se regroupent les têtards nouvellement métamorphosés sont particulièrement vulnérables Fleischner, Les milieux artificiels servant à la reproduction et qui agissent comme des puits de populations pourraient avoir un effet négatif sur la pérennité des populations. Les bassins hydrographiques étaient utilisés comme corridors de déplacement.

Au Colorado, les larves de dytiques prédateurs Dytiscus spp. Ils figurent alors au menu de certains oiseaux Gyug, et des couleuvres du genre Thamnophis Davis, ; Wind, données inédites, La métamorphose survenant à une taille moindre pourrait néanmoins compromettre la survie à long terme des crapauds Berven, De nombreuses espèces éviscèrent les crapauds pour éviter leur peau toxique.

Un seul crapaud adulte a survécu à la myiase. La plupart des observations ont été faites de manière occasionnelle, et un nombre assez faible de sites ont été visités une seconde fois pour évaluer la pérennité ou les tendances des populations. Les sites de reproduction sont surveillés dans la réserve de parc national et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas depuis Wojtaszek, données inédites, Les sites de reproduction dans le lieu historique national du Canada de la Piste-Chilkoot Slough, sont surveillés en fonction des besoins par les gardes du parc Rivard, comm.

Des regroupements importants de crapauds adultes, au moment de la reproduction, de têtards et de crapauds métamorphosés sont souvent signalés. La maladie causée par le champignon chytride est une cause possible du déclin voir Menaces et facteurs limitatifs. La chytridiomycose a dévasté des populations entières dans le sud des montagnes Rocheuses, et la maladie est considérée aussi comme une menace ailleurs aux États-Unis.

Les menaces les plus préoccupantes sont résumées plus bas. Lors de ces relevés, le Bd a été détecté aussi dans les tissus de nombreux autres anoures et de salamandres indigènes sympatriques ainsi que dans des anoures introduits. Les observations de crapauds malades sont rares, mais il se peut que la mort précoce des individus affectés les fasse disparaître rapidement du milieu.

Des passages souterrains pour amphibiens ont été aménagés pour réduire la mortalité. Un résumé est présenté plus bas. Les répercussions qui y sont associées provoquent notamment la transformation, la fragmentation et la contamination des écosystèmes.

Bishop et Biolinx Environmental Research Ltd. Wind Consulting ont passé en revue les effets des contaminants sur les amphibiens en général. Le pesticide malathion tue le plancton dont se nourrissent les têtards Relyea et Diecks, Les modèles climatiques prévoient une augmentation de la température et des précipitations au Canada IPCC, , le réchauffement le plus important devant se produire dans le nord du pays.

Les précipitations devraient augmenter en hiver et au printemps, et diminuer en été. Par contre, une diminution des précipitations estivales pourrait entraîner une augmentation de la fréquence et de la durée des périodes de sécheresse et donc affecter la pérennité des milieux humides de petite taille utilisés pour la reproduction, diminuer la connectivité des paysages et réduire la disponibilité des micro-sites humides utilisés par les crapauds pour se réhydrater Provincial Western Toad Working Group, La cause des difformités pourrait être un trématode parasite Ribeiroia sp.

Un escargot aquatique Planorbella tenuis est le premier hôte dans le cycle vital du parasite. Les jeunes crapauds difformes ont une capacité de dispersion réduite et, au bout du compte, un taux de survie plus faible Davis, Les amphibiens sont considérés comme des espèces sauvages aux termes des différentes lois adoptées en Colombie-Britannique, en Alberta, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Yukon.

Un permis est requis pour récolter, étudier ou garder en captivité les amphibiens. Deux systèmes de classements non juridiques sont appliqués au Canada: La classification de NatureServe est simplifiée par le regroupement des espèces sur des listes associées à une couleur en Colombie-Britannique. Les classements donnés sont le classement général, la cote de NatureServe et autres cotes. Sources récentes autres que NatureServe Les cotes accordées par NatureServe sont les suivantes: Les cotes attribuées par NatureServe aux populations en bordure du Canada sont les suivantes: Gestionnaire en chef des collections, collection des vertébrés, Musée canadien de la nature, Ottawa Ontario.

Supervisory Research Ecologist, Team Leader: Biolinx Environmental Research Ltd. Gestionnaire adjointe des collections, Collection des amphibiens et des reptiles, section des vertébrés, Musée canadien de la nature, Ottawa Ontario. David Tessler, David F. Wind Consulting, Nanaimo Colombie-Britannique. Taxonomic freedom and the role of official lists of species names , Herpetologica Distribution patterns of lentic-breeding amphibians in relation to ultraviolet radiation exposure in western North America , Ecosystems 8: Incidence of the fungus , Batrachochytrium dendrobatidis , in amphibian populations along the northwest coast of North America , Herpetological Review Instream movements by boreal toads Bufo boreas boreas , Herpetological Review Alberta Biodiversity Monitoring Institute.

Bufo boreas mortality, Herpetological Review Alberta Environment and Sustainable Resource Development. A meta-analysis of the effects of ultraviolet B radiation and its synergistic interactions with pH, contaminants, and disease on amphibian survival, Conservation Biology Slough, Wildlife Consultant, Whitehorse Yukon.

Sexual differences in the post-breeding movements and habitats selected by western toads Bufo boreas in southeastern Idaho , Herpetologica Juvenile western toads , Bufo boreas , avoid chemical cues of snakes fed juvenile, but not larval, conspecifics, Animal Behaviour Correspondance par courriel adressée à K. Ovaska, novembre , biologiste, Whitehorse Yukon. Chytridiomycosis causes amphibian mortality associated with population declines in the rain forests of Australia and Central America, Proceedings of the National Academy of Sciences of the U.

Factors affecting population fluctuations in larval and adult stages of the wood frog Rana sylvatica , Ecology The effects of pesticides on amphibians and the implications for determining causes of declines in amphibian populations , p. Postmetamorphic basking aggregations of the boreal toad , Bufo boreas boreas, Canadian Field-Naturalist The biology of amphibians and reptiles in old-growth forests in the Pacific Northwest , Gen.

Pathogenic fungus contributes to amphibian losses in the Pacific Northwest, Biological Conservation Effects of ultraviolet radiation on amphibians: Ambient levels of ultraviolet-B radiation cause mortality in juvenile western toads , Bufo boreas , American Midland Naturalist Interspecific variation in susceptibility of frog tadpoles to the pathogenic fungus Batrachochytrium dendrobatidis , Conservation Biology Ultraviolet radiation, toxic chemicals and amphibian population declines, Diversity and Distributions 9: Proceedings of the National Academy of Sciences of the U.

A preliminary review of the thermal requirements of amphibians, Ecology Long-term effects of pesticide exposure at various life stages of the southern Leopard frog Rana sphenocephala , Archives of Environmental Contamination and Toxicology Enzootic and epizootic dynamics of the chytrid fungal pathogen of amphibians, Proceedings of the National Academy of Sciences of the U.

Boreal toad toxicology studies , p. British Columbia Conservation Data Centre. The development of noxiousness of Bufo americanus tadpoles to aquatic insect predators, Herpetologica Antipredator mechanisms of larval anurans: Crapauds en crise, Échos de la recherche, Parcs Canada, Ottawa, vol.

Correspondance par courriel adressée à B. The relationship of amphibian abundance to habitat features across spatial scales in the boreal plains , Écoscience Hibernation sites of western toads Anaxyrus boreas: Factors affecting the timing of movements to hibernation sites by western toads Anaxyrus boreas , Herpetologica Sexual differences in the ecology and habitat selection of western toads Bufo boreas in northeastern Oregon, Herpetological Conservation and Biology 1: Breeding frequency of western toads Bufo boreas in northeastern Oregon, Herpetological Conservation and Biology 3: Selection of diet by metamorphic and juvenile western toads Bufo boreas in northeastern Oregon, Herpetological Conservation and Biology 4: Factors affecting body temperatures of toads , Oecologia Hypothesis concerning the causes of the disappearance of boreal toads from mountains of Colorado, Conservation Biology 7: Experimental exposures of boreal toads Bufo boreas to a pathogenic chytrid fungus Batrachochytrium dendrobatidis , EcoHealth 3: Factors limiting the recovery of boreal toads Bufo b.

Effect of road traffic on two amphibian species of differing vagility, Conservation Biology Before the Secretary of the Interior: Les espèces sauvages Effects of ultraviolet radiation on boreal toads in Colorado, Ecological Applications 8: Amphibian breeding and climate change: Importance of snow in the mountains, Conservation Biology Scientific and standard English names of amphibians and reptiles of North America North of Mexico, with comments regarding confidence in our understanding, 7th Edition, Herpetological Circulars, Society for the Study of Amphibians and Reptiles, St.

Emerging infectious diseases and amphibian population declines, Emerging Infectious Diseases 5: Movement behaviour of adult western toads in a fragmented, forest landscape, Canadian Journal of Zoology Prevalence of the chytrid fungus Batrachochytrium dendrobatidis in western toads in southwestern British Columbia, Canada, Northwestern Naturalist Organochlorine compounds in trout from lakes over meter elevation gradient in the Canadian Rocky Mountains, Environmental Science and Technology Department of Environment du Yukon.

Native amphibians — introduction, appendix 4, p. The effects of snake predation on metamorphosis of western toads , Bufo boreas Amphibia, Bufonidae , Ethology Wildlife Consultant, Brackendale Colombie-Britannique. An observation of interspecific amplexus between boreal , Bufo boreas , and Canadian , B. Deformity levels in wild populations of the wood frog Rana sylvatica in three ecoregions of western Canada, Journal of Herpetology Indirect effects of fish winterkills on amphibian populations in boreal lakes, Canadian Journal of Zoology The relative effects of road traffic and forest cover on anuran populations, Biological Conservation Effect of road traffic on amphibian density, Biological Conservation Multiple emergences of genetically diverse amphibian-infected chytrids include a globalized hypervirulent recombinant lineage, Proceedings of the National Academy of Sciences of the U.

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Les activités qui y sont associées provoquent notamment la transformation, la fragmentation et la contamination des écosystèmes. Au fur et à mesure que les milieux humides deviennent de plus en plus épars, les populations de crapauds peuvent devenir incapables de maintenir la structure de leurs métapopulations au moyen de déplacements associés aux migrations et à la dispersion et, par conséquent, plus vulnérables aux phénomènes stochastiques Gibbs, En Colombie-Britannique, les terres cultivées occupent principalement les régions du sud-ouest, du sud intérieur et de la rivière de la Paix.

Les terres humides utilisées par les crapauds pour la reproduction sont souvent drainées aux fins des activités agricoles. Les sites de reproduction collective et les endroits où se regroupent les têtards nouvellement métamorphosés sont particulièrement vulnérables Fleischner, Les milieux artificiels servant à la reproduction et qui agissent comme des puits de populations pourraient avoir un effet négatif sur la pérennité des populations.

Les bassins hydrographiques étaient utilisés comme corridors de déplacement. Au Colorado, les larves de dytiques prédateurs Dytiscus spp. Ils figurent alors au menu de certains oiseaux Gyug, et des couleuvres du genre Thamnophis Davis, ; Wind, données inédites, La métamorphose survenant à une taille moindre pourrait néanmoins compromettre la survie à long terme des crapauds Berven, De nombreuses espèces éviscèrent les crapauds pour éviter leur peau toxique.

Un seul crapaud adulte a survécu à la myiase. La plupart des observations ont été faites de manière occasionnelle, et un nombre assez faible de sites ont été visités une seconde fois pour évaluer la pérennité ou les tendances des populations. Les sites de reproduction sont surveillés dans la réserve de parc national et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas depuis Wojtaszek, données inédites, Les sites de reproduction dans le lieu historique national du Canada de la Piste-Chilkoot Slough, sont surveillés en fonction des besoins par les gardes du parc Rivard, comm.

Des regroupements importants de crapauds adultes, au moment de la reproduction, de têtards et de crapauds métamorphosés sont souvent signalés. La maladie causée par le champignon chytride est une cause possible du déclin voir Menaces et facteurs limitatifs. La chytridiomycose a dévasté des populations entières dans le sud des montagnes Rocheuses, et la maladie est considérée aussi comme une menace ailleurs aux États-Unis.

Les menaces les plus préoccupantes sont résumées plus bas. Lors de ces relevés, le Bd a été détecté aussi dans les tissus de nombreux autres anoures et de salamandres indigènes sympatriques ainsi que dans des anoures introduits.

Les observations de crapauds malades sont rares, mais il se peut que la mort précoce des individus affectés les fasse disparaître rapidement du milieu.

Des passages souterrains pour amphibiens ont été aménagés pour réduire la mortalité. Un résumé est présenté plus bas. Les répercussions qui y sont associées provoquent notamment la transformation, la fragmentation et la contamination des écosystèmes. Bishop et Biolinx Environmental Research Ltd. Wind Consulting ont passé en revue les effets des contaminants sur les amphibiens en général. Le pesticide malathion tue le plancton dont se nourrissent les têtards Relyea et Diecks, Les modèles climatiques prévoient une augmentation de la température et des précipitations au Canada IPCC, , le réchauffement le plus important devant se produire dans le nord du pays.

Les précipitations devraient augmenter en hiver et au printemps, et diminuer en été. Par contre, une diminution des précipitations estivales pourrait entraîner une augmentation de la fréquence et de la durée des périodes de sécheresse et donc affecter la pérennité des milieux humides de petite taille utilisés pour la reproduction, diminuer la connectivité des paysages et réduire la disponibilité des micro-sites humides utilisés par les crapauds pour se réhydrater Provincial Western Toad Working Group, La cause des difformités pourrait être un trématode parasite Ribeiroia sp.

Un escargot aquatique Planorbella tenuis est le premier hôte dans le cycle vital du parasite. Les jeunes crapauds difformes ont une capacité de dispersion réduite et, au bout du compte, un taux de survie plus faible Davis, Les amphibiens sont considérés comme des espèces sauvages aux termes des différentes lois adoptées en Colombie-Britannique, en Alberta, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Yukon.

Un permis est requis pour récolter, étudier ou garder en captivité les amphibiens. Deux systèmes de classements non juridiques sont appliqués au Canada: La classification de NatureServe est simplifiée par le regroupement des espèces sur des listes associées à une couleur en Colombie-Britannique.

Les classements donnés sont le classement général, la cote de NatureServe et autres cotes. Sources récentes autres que NatureServe Les cotes accordées par NatureServe sont les suivantes: Les cotes attribuées par NatureServe aux populations en bordure du Canada sont les suivantes: Gestionnaire en chef des collections, collection des vertébrés, Musée canadien de la nature, Ottawa Ontario.

Supervisory Research Ecologist, Team Leader: Biolinx Environmental Research Ltd. Gestionnaire adjointe des collections, Collection des amphibiens et des reptiles, section des vertébrés, Musée canadien de la nature, Ottawa Ontario. David Tessler, David F. Wind Consulting, Nanaimo Colombie-Britannique.

Taxonomic freedom and the role of official lists of species names , Herpetologica Distribution patterns of lentic-breeding amphibians in relation to ultraviolet radiation exposure in western North America , Ecosystems 8: Incidence of the fungus , Batrachochytrium dendrobatidis , in amphibian populations along the northwest coast of North America , Herpetological Review Instream movements by boreal toads Bufo boreas boreas , Herpetological Review Alberta Biodiversity Monitoring Institute.

Bufo boreas mortality, Herpetological Review Alberta Environment and Sustainable Resource Development. A meta-analysis of the effects of ultraviolet B radiation and its synergistic interactions with pH, contaminants, and disease on amphibian survival, Conservation Biology Slough, Wildlife Consultant, Whitehorse Yukon.

Sexual differences in the post-breeding movements and habitats selected by western toads Bufo boreas in southeastern Idaho , Herpetologica Juvenile western toads , Bufo boreas , avoid chemical cues of snakes fed juvenile, but not larval, conspecifics, Animal Behaviour Correspondance par courriel adressée à K.

Ovaska, novembre , biologiste, Whitehorse Yukon. Chytridiomycosis causes amphibian mortality associated with population declines in the rain forests of Australia and Central America, Proceedings of the National Academy of Sciences of the U. Factors affecting population fluctuations in larval and adult stages of the wood frog Rana sylvatica , Ecology The effects of pesticides on amphibians and the implications for determining causes of declines in amphibian populations , p.

Postmetamorphic basking aggregations of the boreal toad , Bufo boreas boreas, Canadian Field-Naturalist The biology of amphibians and reptiles in old-growth forests in the Pacific Northwest , Gen. Pathogenic fungus contributes to amphibian losses in the Pacific Northwest, Biological Conservation Effects of ultraviolet radiation on amphibians: Ambient levels of ultraviolet-B radiation cause mortality in juvenile western toads , Bufo boreas , American Midland Naturalist Interspecific variation in susceptibility of frog tadpoles to the pathogenic fungus Batrachochytrium dendrobatidis , Conservation Biology Ultraviolet radiation, toxic chemicals and amphibian population declines, Diversity and Distributions 9: Proceedings of the National Academy of Sciences of the U.

A preliminary review of the thermal requirements of amphibians, Ecology Long-term effects of pesticide exposure at various life stages of the southern Leopard frog Rana sphenocephala , Archives of Environmental Contamination and Toxicology Enzootic and epizootic dynamics of the chytrid fungal pathogen of amphibians, Proceedings of the National Academy of Sciences of the U. Boreal toad toxicology studies , p. British Columbia Conservation Data Centre.

The development of noxiousness of Bufo americanus tadpoles to aquatic insect predators, Herpetologica Antipredator mechanisms of larval anurans: Crapauds en crise, Échos de la recherche, Parcs Canada, Ottawa, vol.

Correspondance par courriel adressée à B. The relationship of amphibian abundance to habitat features across spatial scales in the boreal plains , Écoscience Hibernation sites of western toads Anaxyrus boreas: Factors affecting the timing of movements to hibernation sites by western toads Anaxyrus boreas , Herpetologica Sexual differences in the ecology and habitat selection of western toads Bufo boreas in northeastern Oregon, Herpetological Conservation and Biology 1: Breeding frequency of western toads Bufo boreas in northeastern Oregon, Herpetological Conservation and Biology 3: Selection of diet by metamorphic and juvenile western toads Bufo boreas in northeastern Oregon, Herpetological Conservation and Biology 4: Factors affecting body temperatures of toads , Oecologia Hypothesis concerning the causes of the disappearance of boreal toads from mountains of Colorado, Conservation Biology 7: Experimental exposures of boreal toads Bufo boreas to a pathogenic chytrid fungus Batrachochytrium dendrobatidis , EcoHealth 3: Factors limiting the recovery of boreal toads Bufo b.

Effect of road traffic on two amphibian species of differing vagility, Conservation Biology Before the Secretary of the Interior: Les espèces sauvages Effects of ultraviolet radiation on boreal toads in Colorado, Ecological Applications 8: Amphibian breeding and climate change: Importance of snow in the mountains, Conservation Biology Scientific and standard English names of amphibians and reptiles of North America North of Mexico, with comments regarding confidence in our understanding, 7th Edition, Herpetological Circulars, Society for the Study of Amphibians and Reptiles, St.

Emerging infectious diseases and amphibian population declines, Emerging Infectious Diseases 5: Movement behaviour of adult western toads in a fragmented, forest landscape, Canadian Journal of Zoology Prevalence of the chytrid fungus Batrachochytrium dendrobatidis in western toads in southwestern British Columbia, Canada, Northwestern Naturalist Organochlorine compounds in trout from lakes over meter elevation gradient in the Canadian Rocky Mountains, Environmental Science and Technology Department of Environment du Yukon.

Native amphibians — introduction, appendix 4, p. The effects of snake predation on metamorphosis of western toads , Bufo boreas Amphibia, Bufonidae , Ethology Wildlife Consultant, Brackendale Colombie-Britannique.

An observation of interspecific amplexus between boreal , Bufo boreas , and Canadian , B. Deformity levels in wild populations of the wood frog Rana sylvatica in three ecoregions of western Canada, Journal of Herpetology Indirect effects of fish winterkills on amphibian populations in boreal lakes, Canadian Journal of Zoology The relative effects of road traffic and forest cover on anuran populations, Biological Conservation Effect of road traffic on amphibian density, Biological Conservation Multiple emergences of genetically diverse amphibian-infected chytrids include a globalized hypervirulent recombinant lineage, Proceedings of the National Academy of Sciences of the U.

Ecological costs of livestock grazing in western North America, Conservation Biology 8: Rotenone hazards to amphibians and reptiles, Herpetological Review Relative palatabilities of members of a larval amphibian community , Copeia Peace River wildlife surveys: Survival of three species of anuran metamorphs exposed to UV-Bradiation and the pathogenic fungus Batrachochytrium dendrobatidis , Diseases of Aquatic Organisms Wetland loss and biodiversity conservation, Conservation Biology Literature review of impacts of glyphosate herbicide on amphibians: Ecology and pathology of amphibian ranaviruses, Diseases of Aquatic Organisms Juvenile amphibians do not avoid potentially lethal levels of urea on soil substrate, Environmental Toxicology and Chemistry Kinbasket and Arrow Lakes reservoirs: Kinbasket and Arrow Lakes Reservoirs: Amphibian survey with special emphasis on the Oregon spotted frog Rana pretiosa, Selected wetland sites: There is no denying this: Developmental responses of amphibians to solar and artificial UVB sources: Physiological correlates of differential dehydration tolerance in anuran amphibians, Copeia Responses of pond-breeding amphibians to wildfire: Short-term patterns in occupancy and colonization, Ecological Applications Idaho Department of Fish and Game.

Threats Taxonomy consulté le 6 septembre ; en anglais seulement. Guidelines for using the IUCN red list categories and criteria , version 8.

The effect of trematode infection on amphibian limb development and survivorship, Science Digenea infection induces severe limb malformations in western toads Bufo boreas , Canadian Journal of Zoology Boreal toad research progress report , Colorado Division of Wildlife, Ft.

Effects of UV-B radiation on anti-predator behavior in three species of amphibians, Ethology Antipredator defenses and persistence of amphibian larvae with fishes, Ecology Synergism between trematode infection and pesticide exposure: Proceedings of Natural Academy of Sciences Transfer of a pathogen from fish to amphibians, Conservation Biology Complex causes of amphibian population declines, Nature The use of chemical cues in predator recognition by western toad tadpoles, Animal Behaviour Synergism between UV-Bradiation and a pathogen magnifies amphibian embryo mortality in nature, Proceedings of the National Academy of Sciences of the U.

Influences of egg laying behavior on pathogenic infection of amphibian eggs, Conservation Biology Investigation of boreal toad tadpole ecology , p. Anaxyrus boreas Western Toad: Advertisement vocalization, Herpetological Review Chytridiomycosis widespread in anurans of northeastern United States, Journal of Wildlife Management Is forest close to lakes ecologically unique?

Forest Ecology and Management Metapopulation dynamics and amphibian conservation, Conservation Biology Effects of rainbow trout Oncorhynchus mykiss on amphibians in productive recreational fishing lakes of British Columbia , Journal canadien des sciences halieutiques et aquatiques, Survival of the amphibian chytrid fungus Batrachochytrium dendrobatidis on bare hands and gloves: Wildlife Consultant, Lewes Lake Yukon.

Des membres de Sachs Harbour ont indiqué qu'en raison des changements apportés aux pratiques de chasse les gens ne passent plus de longues périodes à se déplacer sur les terres de l'île Banks à la recherche de caribous, et que, maintenant, ils s'aventurent rarement à plus de 50 miles au nord de la ville Sachs Harbour HTC, Les activités de recherche visant à mesurer la répartition spatiale au sein de chacune des quatre sous-populations sont également fondées sur les relevés aériens de chaque île.

La fréquence et la couverture de ces relevés ont grandement varié depuis les premiers relevés systématiques effectués en voir Activités et méthodes d'échantillonnage ; tableau 2. Il est toutefois improbable qu'il existe des régions non explorées dans l'aire de répartition du caribou de Peary, étant donné les activités systématiques réalisées et l'étendue de la couverture en général.

Néanmoins, la répartition et la taille de la plupart des sous-populations au fil du temps ne sont pas bien connues, et même la répartition actuelle est inconnue dans certaines parties de l'aire de répartition.

Le climat de l'aire de répartition du caribou de Peary est variable et violent, et imprévisible; les étés sont courts et frais, et les hivers, longs et froids. En général, la couverture de neige est présente de septembre à mai île Banks ou jusqu'aux dernières semaines de juin île Melville SARC, Les données sur le climat ne sont fournies que par huit stations météorologiques dispersées dans l'ensemble de l'aire de répartition du caribou de Peary, et elles sont toutes côtières.

Par conséquent, elles sont plus représentatives des conditions sur les IRE que de celles des grandes zones de terre des îles Banks et Victoria. Par exemple, les températures estivales de l'intérieur de l'île Banks peuvent être supérieures de 10 oC à celles consignées par la station météorologique de Sachs Harbour N. Carte illustrant l'emplacement des écozones terrestres de l'archipel arctique en lien avec les aires de répartition du caribou de Peary et du caribou de Dolphin-et-Union.

Les données de MERRA de à pour les îles ou les groupes d'îles occupés par le caribou de Peary montrent les fluctuations des variables climatiques dans l'ensemble de l'aire de répartition du caribou de Peary grâce aux gradients est-ouest et nord-sud; il y a également un degré élevé de variabilité annuelle, qui change selon les régions Russell et al.

Ce résultat s'explique le mieux par l'emplacement plus au nord de l'île, mais également par sa masse terrestre plus petite et son littoral bien défini.

Dans l'île Bathurst, le début de croissance des végétaux est également plus tardif différence moyenne parfois décuplée le 15 juin et caractérisé par une variabilité annuelle plus élevée que sur l'île Banks.

Le climat des îles arctiques est fortement régionalisé, avec des gradients est-ouest et nord-sud pour les précipitations et les températures en raison de l'influence des masses d'air du Pacifique dans l'ouest et des masses d'air de l'Atlantique dans l'est Maxwell, Ces intrusions sont périodiquement à l'origine de la hausse des températures pendant les tempêtes de neige, qui entraîne du verglas et rend la neige dense et épaisse Rennert et al.

Les oscillations décennales de la pression atmosphérique dans le nord de l'Atlantique et le nord du Pacifique compliquent l'analyse des tendances météorologiques. La diversité spatiale des régimes climatiques dans l'ensemble de l'aire de répartition du caribou de Peary crée une grande diversité de types de végétation, ce qui a une incidence sur la façon dont chaque sous-population réagit à la variation du climat.

Le caribou de Peary utilise une grande variété de milieux et se rencontre le plus couramment dans le désert polaire et la toundra de hautes terres qui sont mésiques-xériques et qui comportent un couvert végétal clairsemé à modéré en altitude intermédiaire et haute Parker et Ross, ; Wilkinson et al.

La dernière étude démontrait que la densité des boulettes fécales du caribou à l'été était plus grande dans les crêtes des hautes terres à végétation clairsemée où les lichens, les saules, les luzules Luzula spp. Les sites d'alimentation hivernaux étaient habituellement caractérisés par une grande abondance d'espèces de Luzula et de lichens.

Des études sur la disponibilité de nourriture, les cultures sur pied, la biomasse, la productivité primaire au-dessus du sol et l'abondance d'espèces ou de groupes de végétaux ont été effectuées pendant les périodes sans neige Larter et Nagy, a; Gould et al. En général, ces études indiquaient qu'il y avait plus de nourriture ou de biomasse végétale disponibles que nécessaire pour une nutrition adéquate, même s'il est possible qu'ils ne soient pas accessibles en hiver en raison des conditions de neige.

Les faibles densités de caribous de Peary, la taille relativement petite de leurs groupes et leur mobilité pendant qu'ils s'alimentent empêchent habituellement la surutilisation des sites d'alimentation malgré la productivité faible qui caractérise de telles zones p. Parker, ; Miller et Kiliaan, Malheureusement, comme l'ont indiqué Miller et al. De manière globale, des études ont laissé entendre que, même s'il est possible que la disponibilité de nourriture ne limite pas les populations de caribous de Peary, de grandes densités pourraient, en théorie, affecter la végétation et créer une compétition entre les herbivores dans certaines conditions.

Seules des recherches limitées ont été effectuées sur les liens entre l'alimentation et les conditions de neige en ce qui concerne la dynamique des sous-populations Larter et Nagy, a, b , et ces recherches n'ont pas été effectuées pendant toutes les phases d'effectifs élevés et faibles au sein de toutes les sous-populations Tyler, ; mais voir ci-dessous en ce qui concerne l'île Banks.

L'accumulation d'énergie pendant la courte saison de croissance des végétaux est importante pour le caribou de Peary, car elle peut assurer une bonne condition physique pour le reste de l'année. Elle nécessite un certain degré d'adaptation comportementale pour permettre aux animaux de réagir à la variation de la disponibilité de nourriture.

La plupart des éléments prouvant cette capacité d'adaptation proviennent du Svalbard, un groupe d'îles du Haut-Arctique situé au nord de la Norvège, où le renne du Svalbard Rangifer platyrhynchus augmente ses déplacements quand la glace au sol restreint la disponibilité de nourriture Meland, Le régime alimentaire du caribou de Peary a été relativement bien étudié dans l'ouest de l'Arctique Shank et al.

Le caribou de Peary a un vaste régime alimentaire polyvalent qui varie en fonction des saisons, selon la nourriture disponible et la valeur nutritive connexe. Le régime alimentaire dans l'île Banks a été décrit lorsque le nombre de caribous de Peary connaissait une augmentation Shank et al. Thomas et Kroeger ont examiné la digestibilité des aliments en été et en hiver en étudiant les caribous de l'île Prince of Wales.

En été, le caribou choisit des aliments riches en protéines digestibles en se nourrissant de fleurs, particulièrement celles de la saxifrage à feuilles opposées Saxifraga oppositifolia , des pédiculaires et du pavot arctique Parker et Ross, ; Parker, , et il se nourrit grandement de feuilles de saule dans les îles Melville et Axel Heiberg.

Pendant les hivers inhabituellement rudes, le caribou est restreint à un régime composé de nourriture grandement indigeste, comme les rameaux de saule, ce qui peut mener à la malnutrition Parker, Des mesures liées au régime alimentaire ont indiqué que les lichens composent une proportion relativement faible de l'alimentation hivernale et estivale chez le caribou de Peary, contrairement au caribou de la toundra revu par Wilkinson et Shank, ; Miller, ; Larter et Nagy, L'aire d'hivernage du caribou est souvent liée à l'abondance du Cetraria delisei et de la thamnolie vermiculaire, des lichens crustacés et des graminées p.

Sur l'est de l'île Melville, Thomas et al. La faible proportion de lichens dans le régime alimentaire mesurée à partir d'échantillons du rumen ou de boulettes fécales pourrait refléter le fait que les lichens sont plus rares dans l'aire de répartition du caribou de Peary que dans les aires de répartition d'autres caribous Thomas et al.

Une raison probable est que les substrats sous-jacents sont principalement alcalins et défavorables aux lichens. Un parallèle possible pourrait être la faible présence des lichens sur le Svalbard, où la végétation a changé à la suite du broutage par les rennes de à , passant de lichens à un mélange de mousses et de graminoïdes plus productif et résilient van der Waal et al.

Toutefois, dans les endroits où le renne a connu un déclin, les lichens fruticuleux se sont rétablis après une période de à ans van der Waal et al. Le caribou peut se déplacer de trois à quatre km en moyenne par heure tout en se nourrissant activement Miller et al. Dans des conditions idéales, soit lorsque la neige est molle et relativement peu épaisse, le caribou se nourrit en poussant simplement la neige avec son nez pour dégager la végétation. Lorsque la couverture de neige devient trop dure et dense, le caribou de Peary cherche de la nourriture sur les sites sans neige ou les sites ayant seulement une couverture de neige peu épaisse p.

Pendant l'hiver, dans l'île Banks, il se nourrit souvent en creusant dans la neige des habitats de hautes terres hautes terres stériles, toundra bosselée et toundra rocheuse , où la neige est plus molle et moins épaisse que dans les prés humides Larter et Nagy, b.

Pratiquement tout l'habitat historique du caribou de Peary est disponible et n'a pas été perdu ou fragmenté par des développements industriels ou d'autres développements anthropiques. Il y a peu d'habitat potentiel actuellement inoccupé, autre que le groupe d'îles Prince of Wales-Somerset et la presqu'île de Boothia.

Aux rencontres d'information des collectivités tenues dans le cadre des rencontres d'Environnement Canada sur le rétablissement, des membres de l'organisation de chasseurs et de trappeurs de Cambridge Bay ont affirmé craindre que des activités antérieures aient nui à l'habitat du caribou. Dans un contexte de changements climatiques, des changements p.

Les caribous et les rennes sont polygynes voir par exemple Holand et al. La petite taille typique des groupes de caribous de Peary Tener, ; Miller et al. Le caribou de Peary a des indices vitaux très variables. Il existe généralement peu d'information sur le rapport entre les sexes chez les adultes, tout comme sur la longévité et l'âge à la dernière reproduction.

On ne possède pas d'information à propos de la durée d'une génération pour cette espèce. Les femelles peuvent vivre jusqu'à 15 ans dans la nature SARC, Elles seraient fécondes toute leur vie adulte au moins 13 ans, l'âge maximal échantillonné; Thomas et al.

Ainsi, l'âge médian des parents pourrait être de 8,5 à 9,5 ans. Étant donné la définition de la durée d'une génération de l'UICN, c'est-à-dire l'âge moyen des parents dans la cohorte actuelle, et compte tenu du taux de roulement des individus reproducteurs dans une population IUCN, , la durée d'une génération chez le caribou de Peary a été établie à 9 ans aux fins de la présente évaluation.

Le caribou de Peary est adapté à la croissance limitée des plantes, à la saison de croissance très restreinte et aux longues périodes où la végétation sur pied est gelée et couverte de neige voir Habitat.

Malgré la faible différenciation génétique, on croit que les différences comportementales et morphologiques entre le caribou de Peary et le caribou de la toundra résultent de la forte pression sélective dans leur environnement de l'Extrême-Arctique Manning, Des extrémités corporelles plus petites réduisent la surface exposée et la perte de chaleur. Il est donc possible que la valeur adaptative du museau plus petit et plus large du caribou de Peary puisse également prévenir la perte de chaleur tout en permettant la conservation d'une rangée de dents molariformes assez longue pour se nourrir efficacement.

Tener et d'autres auteurs ont noté, chez le caribou de Peary, une petite taille des groupes généralement 12 individus ou moins ainsi que des rassemblements très dispersés, contrairement au caribou de la toundra dont les hardes comptent souvent 1 individus et plus.

La taille des groupes augmente légèrement avant la mise bas, se stabilise ou diminue durant la période de la mise bas, avant d'augmenter dans les rassemblements post-mise bas, lorsque les caribous se déplacent des zones côtières vers les terres intérieures Nagy et al. La biomasse de plantes fourragères de certains habitats du caribou de Peary p. L'accumulation de réserves de graisse durant l'été et l'automne est essentielle à la survie et à la reproduction lors d'hivers rigoureux Thomas, ; Nagy et al.

Le caribou de Peary se déplace sur des distances relativement longues, y compris durant les migrations annuelles sur la glace de mer, les déplacements réguliers dans son domaine vital constitué de plusieurs îles ainsi que les déplacements irréguliers à grande échelle entre les îles lors d'hivers rigoureux voir Structure spatiale et variabilité de la population ; figure 3.

Les îles de l'archipel arctique canadien sont entourées de glace pendant au moins 9 mois de l'année Miller et al. Cependant, on a également observé des caribous de Peary qui nageaient entre les îles lors de déplacements saisonniers Miller, a. Il existe de nombreuses mentions de caribous de Peary traversant la glace de mer lors de migrations saisonnières entre les îles et entre le continent et les îles de l'Arctique.

Il ne s'agit pas nécessairement de corridors de migration utilisés habituellement, mais plutôt de larges zones de migration que les individus utilisent pour se déplacer des aires d'hivernage vers les aires de mise bas et les aires d'estivage Miller et al. Par exemple, Miller et al. Ces traverses étaient relativement bien réparties, peu importe la longueur de la glace de mer à traverser ou de l'élévation des points de départ ou d'arrivée de la traverse.

Certains signes appuient également l'hypothèse d'une répartition forcée durant les hivers caractérisés par des épisodes de verglas ou des chutes de neige supérieures à la normale voir SARC, On en sait peu sur la dispersion, mais des analyses de l'ADNmt ont montré une faible fréquence de la dispersion unidirectionnelle récente au cours des dernières générations , de l'OIRE vers l'île Banks, le nord-ouest de l'île Victoria et les îles Prince of Wales et Somerset, ainsi que des îles Prince of Wales et Somerset vers l'île Banks et la péninsule de Boothia McFarlane et al.

Des phénomènes météorologiques jouent souvent un rôle dans ces déclins concomitants. Cependant, Parker a conclu que, lors d'hivers aux conditions de neige moyennes dans l'île Bathurst, il n'y a pas de compétition interspécifique entre les deux espèces. Il laisse toutefois penser qu'il pourrait y avoir de la compétition lors d'hivers rigoureux puisque les deux espèces cherchaient des saules sur des pentes et des crêtes exposées.

Une analyse rétrospective de l'hiver rigoureux de , qui a tué de nombreux individus des deux espèces dans l'île Bathurst, donne à penser qu'il n'y avait pas de compétition interspécifique parce que les densités des boulettes fécales des deux espèces montraient une association négative et que les relations avec certaines espèces fourragères contrastaient de façon importante Thomas et al.

Des chercheurs se fondent largement sur la comparaison de l'utilisation de l'habitat ou du chevauchement des sites d'alimentation des deux espèces pour évaluer indirectement la compétition. Dans l'île Banks, Wilkinson et Shank ainsi que Vincent et Gunn n'ont trouvé aucun signe de compétition pour la nourriture ou l'espace entre les deux espèces. La possibilité d'une compétition apparente dans certaines conditions ne peut cependant pas être exclue. On a observé une ségrégation dans l'île Banks voir par exemple Kevan, ; Wilkinson et Shank, , l'île Melville Thomas et al.

Même si les taux de prédation des caribous sont faibles, les conséquences peuvent être importantes, notamment à cause des faibles effectifs. On compte également comme prédateurs du caribou de Peary le grizzli Ursus arctos et le carcajou Gulo gulo. La prévalence et l'intensité des infections et maladies parasitaires chez le caribou de Peary sont peu connues.

L'hypoderme est un parasite du caribou qui est relativement facile à suivre, mais la prévalence de l'hypoderme comme parasite du caribou dans l'île Banks et dans le nord-ouest de l'île Victoria est inconnue. Une des seules informations qu'on possède sur les autres parasites et maladies concerne des caribous de l'île Banks, chez qui des Inuvialuits ont fait état de kystes cysticerques dans les muscles: Le Marshallagia marshalli est souvent associé à de faibles indices des protéines et du gras rénal chez le caribou de la toundra du Groenland Steele et al.

À ce jour, les études ont été mal conçues pour évaluer les effets du T. Le nématode Ostertagia gruehneri a aussi des conséquences négatives sur l'état physique et la gravidité chez le caribou et le renne Irvine et al. Un parallèle avec le caribou de Peary pourrait se faire en examinant les effets subcliniques des nématodes parasitiques chez le renne de Svalbard. Chez cette espèce, les nématodes gastrointestinaux ont eu suffisamment d'effets sur la masse corporelle pour réduire les taux de gravidité Irvine et al.

Ces effets incluent des changements du comportement de quête de nourriture pour éviter les risques d'infection Van der Waal et al. Le plan de relevé dans l'Archipel arctique doit tenir compte des faibles densités et de la vaste aire de répartition des animaux Gunn et Poole, Par conséquent, les relevés ont été peu fréquents, chacun couvrant une seule île ou un sous-ensemble d'îles.

La fréquence irrégulière des relevés dans le temps et l'espace , ainsi que les modifications au plan et à la méthode de relevé, compliquent l'évaluation des tendances des effectifs du caribou de Peary depuis la conduite des premiers relevés dans les années Gunn et Poole, La plupart des relevés étaient constitués de transects aériens en bandes, et les densités observées à l'intérieur de ceux-ci étaient extrapolées aux zones à l'extérieur, selon l'hypothèse voulant que les caribous de Peary soient uniformément répartis à l'intérieur des strates.

La plupart des relevés étaient stratifiés, un plus grand effort étant déployé aux endroits abritant des densités relatives élevées, connues ou soupçonnées, de caribous, et moins d'effort étant déployé ailleurs. L'amélioration de l'exactitude d'un relevé c. La précision est habituellement, mais pas toujours en particulier lors des premières années de relevé , une mesure de la variance c.

Autrement, les effectifs proviennent de dénombrements minimaux, qui sont aussi parfois tirés de relevés aériens non systématiques ou de relevés d'autres espèces p. La télémétrie par émetteurs radio VHF ou satellites a été appliquée dans les îles Banks, Bathurst et d'Ellesmere, ce qui a permis d'améliorer la description des migrations saisonnières dans l'île Bathurst Poole et al. Le biais imputable à l'observabilité des animaux la couleur du pelage par rapport au paysage, les conditions d'éclairage, etc.

Les chercheurs ont appliqué la stratification, mais n'ont pas réparti l'effort de relevé en fonction de la densité des caribous parce que de l'information préalable n'était pas disponible. Le biais s'approchait probablement de celui d'autres relevés, compte tenu de la faible largeur des bandes et l'altitude de relevé.

Bien que Tener n'ait pas calculé la variance des estimations, un nouveau calcul subséquent fait par Miller et al. Les relevés effectués par Tener ont permis d'estimer provisoirement l'effectif du caribou de Peary à 25 individus dans les IRE 2 des 4 sous-populations reconnues dans la présente évaluation.

Ce nombre inclut 12 caribous présents dans la seule île Melville Tener, Selon des Inuits de Grise Fiord et de Resolute Bay, la population de caribous de Peary ne pouvait pas être aussi abondante que l'a signalé Tener Ferguson et al. Par contre, les effectifs estimés par Tener pour l'île Bathurst en étaient semblables aux estimations enregistrées en Miller, b et Anderson, Les récents relevés réalisés depuis le dernier rapport de situation sur la sous-espèce incluent ceux de Jenkins et al.

Ces derniers ont utilisé une combinaison de relevés aériens au printemps, de relevés en motoneige en hiver et d'échantillonnages par distance Buckland, , fondés sur des méthodes de transects linéaires, pour estimer la densité et l'abondance des adultes et des petits d'un peu moins d'un an. La plupart des relevés s'appuient sur des transects suivis dans des îles individuelles ou des groupes d'îles, ce qui est avantageux pour comparer les estimations d'une année à l'autre.

Dans d'autres régions, comme cela a été établi pour le renne à Svalbard Norvège , même de légères différences dans les superficies de relevés consécutifs mènent à des sous-estimations et à des variations interannuelles des effectifs Lee et al. Étant donné que les relevés aériens les plus récents ont été effectués en été, seuls les relevés d'été sont présentés ici pour les îles qui ont fait l'objet de relevés multiples au cours d'une seule année afin de maintenir l'uniformité d'une année à l'autre.

Les densités nombre de caribous par superficie recensée ont été calculées d'après les dénombrements de caribous le long des transects, puis ont été utilisées pour estimer l'effectif caribous dans une superficie recensée donnée habituellement une île.

Les effectifs issus de divers relevés n'ont pas été systématiquement extrapolés à la même superficie pour tous les relevés effectués au cours des dernières décennies. Pour assurer l'uniformité, Johnson et al. Ils ont utilisé la projection cartographique équidistante conique d'Albers pour obtenir des estimations de superficie, qui sont utilisées systématiquement dans la présente évaluation pour obtenir des estimations des effectifs corrigées en fonction de la superficie.

Les estimations ajustées en fonction de la superficie supposent une densité uniforme dans chaque île recensée qui, bien qu'elle soit peu probable, facilite la comparaison entre les années Johnson et al. La fréquence et l'étendue spatiale des relevés ont été grandement variables à l'échelle de ce territoire au cours de ces 53 années. Gunn et Poole ont calculé la couverture pourcentage de la superficie totale qui a été recensée et la précision coefficient de variation [CV] pour chaque île.

Dans la mesure du possible, le nombre d'adultes individus de plus de 1 an a été utilisé pour établir le nombre approximatif d'individus matures. Un certain nombre de relevés n'ont pas produit d'estimations du nombre de faons. Le nombre d'individus matures dans chaque sous-population a été estimé en additionnant les effectifs de toutes les principales îles ayant fait l'objet de relevés relativement fréquents pendant une même période; une estimation grossière de l'effectif total a ensuite été dérivée à partir du total des effectifs des quatre sous-populations.

L'ensemble de l'aire de répartition du caribou de Peary n'a jamais été entièrement couvert dans une année donnée, et cela n'a pas été tenté depuis le relevé effectué par Tener en Tener, Les tendances globales sur deux et trois générations de la population de caribous de Peary et celles de chacune des grandes sous-populations sont estimées ici grâce à des comparaisons des estimations par relevés corrigées en fonction de la superficie de chacune des principales îles occupées par chaque sous-population voir Abondance.

Les incertitudes associées à ces estimations des effectifs et des tendances sont nombreuses en raison de divers facteurs: Les plus récents relevés sur le caribou de Peary effectués dans l'ensemble de l'aire de répartition de la sous-espèce dans l'Extrême-Arctique ont produit un total estimatif d'environ 13 adultes et jeunes d'un an tableau 1. Cette estimation est toutefois dérivée d'un sous-ensemble de toutes les îles, dont certaines n'ont pas été recensées au cours de la dernière décennie.

Par conséquent, le degré de certitude associé à ce nombre total estimatif est faible. Les effectifs totaux de toutes les îles servent d'estimations moyennes de la taille de la population de caribous de Peary au fil du temps tableau 1 ; figure 5. Des mortalités massives dues à des événements stochastiques et imprévisibles périodiques sont caractéristiques de l'écologie du caribou de Peary, comme le décrivent les sections suivantes portant sur chacune des sous-populations Miller et al. Ces événements ne sont pas tous connus, car, à cause des longues périodes séparant les relevés, des déclins marqués et des rétablissements subséquents peuvent être passés inaperçus.

D'après l'information disponible, ni les mortalités massives ni les périodes de hausse des effectifs ne semblent être synchrones dans l'ensemble de l'aire répartition du caribou de Peary. Les tendances des effectifs dérivées de relevés épars au sein de chaque sous-population au cours des cinq dernières décennies sont décrites dans la section suivante.

Les plus récents relevés effectués dans l'île Banks ; Davison et al. Selon les connaissances des collectivités locales citées dans Usher, , le nombre de caribous a fluctué à cause des hivers rudes au début des années , qui avaient tué certains caribous et poussé d'autres à migrer hors de l'île Banks. Les premières estimations établies par relevés quantitatifs dans l'île Banks établissent les effectifs d'adultes et de petits à 4 en — Manning et Macpherson, , à 2 en MacPherson, , à 5 à 8 en Kevan, , et à 12 en Urquhart Les estimations pour et provenaient de relevés aériens systématiques, bien que Kevan n'ait répertorié que la moitié nord de l'île Banks.

Selon les observateurs, avant , la plupart des caribous, sinon tous, étaient concentrés à l'extrémité nord de l'île.

Dès , la sous-population s'était répandue dans l'ensemble de l'île Urquhart, Urquhart a mentionné que des chutes de neige particulièrement abondantes à l'automne avaient amené un certain nombre de caribous à quitter l'île Banks pour se rendre sur le continent, alors que d'autres sont morts de malnutrition.

Hunters a signalé que de nombreux caribous sont morts au cours de cet hiver cité dans Gunn et Dragon, , et Urquhart , en extrapolant à partir des 39 carcasses dénombrées en juin , a estimé que caribous étaient morts. Retour a la note a référence. Retour a la note b référence. Les estimations disponibles tirées de relevés aériens réalisés dans l'île Banks semblent indiquer des déclins réguliers à partir de et une certaine stabilité à un faible niveau de à Gunn, ; Davison et Williams, Cependant, Nagy et al.

Quatre graphiques présentant les estimations des effectifs d'après divers relevés réalisés dans des îles pour chacune des quatre sous-populations de caribous de Peary. Les estimations sont extrapolées des zones d'étude aux îles entières pour faciliter la comparaison d'une année à l'autre. La tendance globale du caribou de Peary dans le nord-ouest de l'île Victoria semble plus variable que celle dans l'île Banks, bien que les relevés y aient été moins fréquents. Les renseignements historiques réunis aux fins du plan de conservation communautaire d'Olokhaktomiut Anonyme, indiquent que, de à vers , l'effectif du caribou de Peary était à la hausse.

Toutefois, un épisode de pluie verglaçante vers a provoqué une mortalité considérable. L'effectif a fluctué par la suite jusque dans les années De à , la sous-population du nord-ouest de l'île Victoria a fait l'objet de 5 relevés, qui ont révélé un déclin rapide, d'un pic de 4 caribous en juillet-août Jakimchuk et Carruthers, à un creux estimatif de en Gunn, Les raisons du déclin continu de l'effectif du nord-ouest de l'île sont inconnues, mais elles ne sont pas considérées comme liées à une maladie ou à la chasse Davison et Williams, Le nombre de caribous de Peary dans la sous-population Prince of Wales—Somerset—Boothia est présumé proche de zéro à l'heure actuelle, mais le relevé le plus récent a été effectué il y a presque 10 ans.

Les chasseurs locaux continuent de voir des caribous de Peary et leurs pistes à l'occasion dans les îles Ekaluktutiak HTA, ; Resolute Bay HTO, , mais seulement à de très faibles densités, et ils prévoient que le rétablissement de la sous-population sera long et lent Campbell, Un aîné inuk s'est souvenu que son père disait que les caribous étaient abondants dans l'île Somerset dans les années et qu'on les chassait jusqu'en ou , période marquée par une mortalité considérable.

L'espèce a continué d'être présent en petits nombres dans cette île et l'île Prince of Wales jusqu'à la fin des années , lorsque leur nombre a commencé à augmenter Taylor, Les chasseurs de Taloyoak ont aussi indiqué que le nombre de caribous dans les îles Prince of Wales, Somerset et Russell, ainsi que dans la presqu'île de Boothia, était faible des années au début des années , avant d'augmenter Gunn et al.

Dans les années , lorsque le nombre de caribous était élevé dans l'île Somerset et les petites îles qui l'entourent, les Inuits ont commencé à voir des signes de maladie ou de parasites chez les animaux.

Des caribous trouvés morts n'étaient pas morts de vieillesse ou à cause de la prédation exercée par les loups, et le nombre de caribous a commencé à diminuer CTA, dans Taylor, Les chasseurs de Resolute Bay ont aussi indiqué que, dès le début des années , le déclin était tellement marqué qu'ils ont cessé de chasser dans les îles Prince of Wales et Somerset. Un relevé effectué en , reposant sur les mêmes méthode et couverture qu'en , n'a trouvé que sept caribous dans les trois îles Gunn et Dragon, Étant donné que seulement deux de ces caribous observés en étaient présents dans un transect, aucune estimation quantitative n'a pu être faite.

Un relevé non systématique des caribous et de ses pistes effectué en avril et mai a donné deux caribous dans l'île Somerset Miller, En , aucun caribou n'a été vu lors des relevés aériens des îles, et les équipes au sol n'ont vu que quatre individus dans l'île Somerset Jenkins et al.

Bien que des pistes et des individus soient vus à l'occasion Ekaluktutiak HTA, ; Resolute HTO, , rien n'indique que les effectifs se sont reconstitués. Malgré l'incertitude scientifique, le déclin de la sous-population de caribous de Peary de Prince of Wales—Somerset—Boothia avait été annoncé. Simon Idlout se rappelle que son père, Timothy Idlout, avait prédit au début des années que le nombre de caribous allait chuter brusquement en se fondant sur une mortalité massive qui avait eu lieu dans des conditions semblables dans les années cité dans Taylor, Des chasseurs de Gjoa Haven ont signalé que certains caribous avaient quitté l'île Prince of Wales pour se rendre dans l'île King William au début ou au milieu des années J.

Campbell a également précisé que, selon les connaissances traditionnelles des Inuits, le déclin était une occurrence naturelle et prévue causée par les impacts de la surabondance des années et du début des années Selon ces connaissances, l'émigration constitue le principal mécanisme du déclin.

Thompson et Fischer ont estimé que le nombre de caribous de Peary dans la presqu'île de Boothia en , et se situait respectivement entre et bêtes relevés de juin et août , entre 1 et 1 bêtes relevés de mars et juin et à 1 bêtes relevé de mars. Ils ont interprété l'augmentation soudaine de l'effectif de à comme une immigration à grande échelle en provenance de l'île Prince of Wales.

Ils ont souligné citant Fischer et Duncan, que l'île Prince of Wales avait connu une baisse d'effectif concurrente d'ampleur semblable, et que, selon eux, étant donné que la population de l'île Prince of Wales n'avait pas augmenté en alors que celle de la presqu'île de Boothia était demeurée au même niveau ou avait augmenté cette même année, le grand nombre d'immigrants de l'île Prince of Wales était resté dans la presqu'île de Boothia.

La migration des caribous de Peary à partir de l'île Somerset a apparemment cessé, à la suite de leur quasi-disparition au milieu des années Les derniers recensements de la plupart des grandes îles, qui constituent presque la moitié km 2 de la superficie totale de l'OIRE, ont été effectués en et Anderson, L'île Bathurst a bénéficié de l'attention la plus régulière, 10 estimations ayant été faites sur une période de 41 ans Gunn et Poole, Les relevés ont permis de déceler deux mortalités massives pendant cette période, suivies d'un rétablissement des effectifs.

Après le premier effondrement des effectifs, Miller et al. Des relevés aériens réalisés au printemps ont confirmé que le déclin avait continué ou qu'un deuxième déclin s'était produit en et Gunn et al. Relativement peu de relevés ont été effectués dans certaines îles. La plus récente estimation combinée des effectifs dans les îles Melville, Prince Patrick, Eglinton, Emerald, Byam Martin, Cornwallis, Little Cornwallis et Helena, ainsi que dans le complexe de l'île Bathurst, les situent à environ 7 adultes.

Les relevés qui ont été effectués dans ces mêmes régions de à ont produit un total de 2 individus y compris les faons. Ils n'ont relevé aucun signe de détérioration de l'aire de répartition ou de limites à la production annuelle des plantes aériennes laissant supposer des réactions directes dépendantes de la densité.

Complexe de l'île Bathurst — Les premiers relevés du complexe de l'île Bathurst, effectués en Tener, , ont produit une estimation de 3 individus, y compris les faons estimation recalculée par Milller et al. Comme le décrit en détail le COSEPAC COSEWIC, , l'information disponible tient clairement les événements météorologiques indépendants de la densité pour responsables des deux effondrements de la population, la principale cause de la mortalité étant la famine due aux conditions d'enneigement ou de glace prolongées entravant l'accès à de la nourriture pendant une longue période.

Le succès reproducteur et le taux de survie des faons étaient faibles pendant ces périodes; l'émigration a été exclue à cause du nombre de carcasses. En ce qui concerne la reconstitution de la population après les effondrements, la faible fréquence des relevés systématiques complique la comparaison et l'interprétation des augmentations des effectifs, et ce, même dans le complexe de l'île Bathurst, qui est pourtant relativement bien étudié. Des taux élevés de reproduction annuelle et de survie des nouveau-nés, ainsi qu'un faible taux de mortalité des adultes, étaient évidents de à , lorsque la taille de la population a triplé et que les conditions météorologiques étaient favorables Miller et Barry, Les caribous ne semblent jamais avoir été nombreux dans l'île Cornwallis et les petites îles voisines, constituées principalement de roche calcaire à couvert végétal clairsemé.

Complexe Melville—Prince Patrick et groupe des îles des Premiers ministres — Bien qu'elles n'aient pas été aussi souvent étudiées que le complexe de l'île Bathurst, les îles du complexe Melville—Prince Patrick et du groupe des Premiers ministres ne semblent pas avoir connu d'aussi fréquentes ou d'aussi graves mortalités massives. Des relevés effectués en 4 caribous et 2 caribous ont permis de documenter un déclin ou une mortalité massive avant et une mortalité massive en —, d'après les dénombrements des carcasses et le faible pourcentage presque zéro de faons Miller et al.

Toutefois, la gravité était différente d'une île à l'autre et plus marquée dans les îles du nord-ouest; les déclins étaient également moins marqués que dans l'île Bathurst et les îles voisines Miller et al.

Les tendances à long terme dans les îles du complexe Melville—Prince Patrick et le groupe des îles des Premiers ministres révèlent un déclin des effectifs depuis les années jusqu'à bien que l'île Borden n'ait pas été recensée et une augmentation menant à un total d'environ 6 adultes et jeunes d'un an en juillet Davison et Williams, bien que le groupe des Premiers ministres n'ait pas été recensé. Le relevé de a également permis de documenter la recolonisation d'îles occupées dans le passé.

Les relevés peu fréquents peuvent dissimuler des effondrements soudains des effectifs, comme cela s'est produit à l'hiver —, lorsque de nombreuses carcasses de caribou ont été observées Gunn et Dragon, Comme les estimations de la sous-population étaient semblables en — à celles de voir ci-dessus , Gunn et Dragon étaient d'avis qu'il y avait aussi eu une augmentation non documentée des effectifs entre et Les premiers explorateurs ont laissé des observations sur l'abondance de caribous et d'autres animaux sauvages dans les deux groupes d'îles situés le plus à l'ouest p.

En —, MacPherson a recensé les îles Emerald et Eglinton, le complexe Melville—Prince Patrick et le groupe des îles des Premiers ministres, et il a estimé que le nombre total de caribous s'élevait à 6 aucun caribou n'était présent dans les îles Brock et Eglinton. Tener a estimé en qu'il y avait un total de 12 caribous dans l'île Melville, total qu'il a extrapolé à partir de son dénombrement de caribous dans 3 strates de l'île.

Il a remarqué qu'ils étaient répartis dans tous les coins de l'île, par opposition à la répartition côtière en grappes qu'il avait observée dans l'île Bathurst. Tout en admettant une incertitude dans certaines hypothèses sous-tendant ses calculs, Tener Ils n'ont par ailleurs pas recensé l'île Borden. D'après des relevés au sol, Stefansson a estimé les effectifs à caribous, ce qui correspond à l'extrapolation faite par Macpherson à partir des 56 caribous dénombrés par un géologue depuis une haute colline d'où il pouvait observer environ le quart de l'île.

Des chasseurs de Resolute Bay ont indiqué que l'île Lougheed abritait un grand nombre de caribous en santé au début des années Tony Manik, cité dans Taylor, Des caribous ont été vus seulement dans l'île Lougheed. En , Jenkins et al.

Lors d'un relevé plus exhaustif 7 km de toutes les régions non glaciaires de l'île Devon et de petites îles voisines en , ils ont dénombré seulement 17 caribous de Peary. Seulement quelques relevés ont été effectués depuis la publication de l'étude de Tener , les comptes rendus les plus récents ayant été publiés en Jenkins et al. L'information disponible donne à penser que les effectifs ont augmenté depuis les années , mais il est important de souligner que les relevés récents ont couvert plus de régions que dans le passé tableau 1.

D'après les cartes et les fiches de terrain originales de Tener, Miller et al. Hendrigan cité dans MacPherson, a estimé qu'il y avait caribous dans l'île Axel Heiberg en , dont plus de la moitié se trouvait dans le nord de l'île, du cap Stallworthy au détroit de Nansen, qui constitue aussi la région où Tener a recensé des animaux en Depuis ce temps, quelques relevés partiels ont été effectués.

Par exemple, Riewe a estimé qu'il y avait 35 caribous en aux alentours des fjords Skaare et Wolf, situés dans le sud-est de l'île Axel Heiberg, Zoltai et al. L'île n'a pas été entièrement recensée avant , lorsqu'une estimation a donné 2 caribous d'un an et plus, la plupart se trouvant sur le versant est Jenkins et al. Toutefois, des vols de reconnaissance réalisés au cours de l'été en le long des versants est et sud-est n'ont relevé que trois mâles adultes et une biche accompagnée de son faon à la hauteur des fjords Skaare et Wolf M.

Cette île est trop éloignée pour que les chasseurs y aient souvent accès. Les chercheurs basés au fjord Expedition, qui y accèdent le plus souvent, rapportent avoir vu des caribous à l'occasion sur le terrain limité qu'ils couvrent M. Depuis le relevé effectué par Tener dans l'île d'Ellesmere, plusieurs relevés ont couvert des parties de l'île, en particulier le sud. Gauthier y a dénombré 38 individus en juin Les connaissances traditionnelles des Inuits font état de la présence continue mais aussi de la rareté générale des caribous dans le sud de l'île d'Ellesmere jusqu'au début des années , lorsque leur nombre a commencé à augmenter.

Des habitants de Grise Fiord ont aussi signalé des fluctuations du nombre de caribous, et plus particulièrement de leur répartition, dans le sud de l'île Taylor, Des résidents de Grise Fiord et de Resolute Bay, de même que des pilotes et des chercheurs qui y travaillent au printemps et en été, voient aussi des caribous de Peary dans l'île Axel Heiberg lorsqu'ils y vont rarement.

Les indications peuvent aussi donner à penser que le caribou est en voie de recoloniser des régions qu'il n'a pas occupées depuis 15 à 25 ans Campbell, Compte tenu du manque de régularité des relevés des îles différentes ont été recensées dans des années différentes, ce qui peut ne pas représenter précisément les sous-populations , des grandes lacunes dans les données ainsi que de la méthode et de la couverture de relevé variables, les tendances globales pour le caribou de Peary et chacune de ses quatre sous-populations doivent être considérées comme des approximations, et toute interprétation doit être faite avec prudence.

En , soit il y a presque 3 générations, la population s'élevait à environ 22 individus matures y compris quelques faons, en particulier dans l'OIRE.

La population de caribous de Peary a atteint son creux en , lorsqu'elle ne comptait plus que 5 individus matures environ tableau 1. La sous-population de l'OIRE a connu un déclin dévastateur au milieu des années , attribuable à des épisodes de verglas, alors que le déclin des sous-populations Banks—Victoria et Prince of Wales—Somerset—Boothia a commencé presque une décennie plus tôt, plus graduellement et pour des raisons mal comprises.

La sous-population Prince of Wales—Somerset—Boothia, qui constituait en presque la moitié 10 individus matures de la population estimative de caribous de Peary, ne montre aucun signe de rétablissement. L'effectif de la sous-population Banks-Victoria a augmenté au cours de la dernière décennie, mais pas dans l'île Victoria.

L'effectif de la sous-population de l'OIRE a augmenté dans l'ensemble depuis le milieu des années , tout en fluctuant un peu, alors que l'effectif de la sous-population de l'EIRE semble augmenter aussi, bien que les données de référence soient hautement incertaines tableau 1. À un moment donné, le nord-ouest du Groenland constituait l'unique source possible d'immigration du caribou de Peary à l'extérieur du Canada, mais il existe peu de preuves qu'il y existe encore une population voir Aire de répartition mondiale.

Les menaces sont définies comme les activités ou les processus immédiats qui ont des effets négatifs directs sur la population de caribous de Peary. Les résultats sur l'impact, la portée, la gravité et l'immédiateté des menaces sont présentés sous forme de tableau à l'annexe 2.

L'impact global des menaces calculé est très-élevé-moyen pour le caribou de Peary. La vaste plage d'intensité des impacts des menaces résulte de l'effet combiné du nombre élevé de menaces ayant un impact en bonne partie faible ainsi que de l'incertitude considérable, de l'imprévisibilité, et du chevauchement et de l'interaction possibles des menaces individuelles.

Les paragraphes qui suivent présentent des descriptions des menaces, par ordre décroissant d'impact des menaces. Les menaces ayant le plus grand impact sur le caribou de Peary découlent de la myriade d'effets du climat changeant. Les changements climatiques ont déjà eu des répercussions sur l'Arctique, et ils s'y produisent à un rythme plus rapide que dans d'autres écosystèmes mondiaux ENR, ; IPPC, ; Stern et Gaden, Des signes mesurables du réchauffement de l'Arctique et des répercussions écologiques observées et prévues sont fréquemment signalés Hinzman et al.

Les Inuits de la région de Kitikmeot ont constaté une gamme de changements sur le continent: Pour les îles de l'Arctique, des représentants de collectivités ont signalé des effets semblables à ceux qui se produisent dans la région de Kitikmeot, en plus de la disparition d'icebergs au nord de l'île King William, la réduction de l'étendue de la glace de plusieurs années, la couverture de neige plus dure et plus rugueuse, et le changement de la direction des vents dominants qui modifie l'orientation des bancs de neige Golder Associates Ltd.

Dans le cas du caribou de Peary, les changements de trois variables climatiques abiotiques dans l'Arctique — phénomènes météorologiques violents, température et précipitations — expliquent la plus grande partie des effets des changements climatiques sur la population effets examinés dans Johnson et al.

Ces changements sont tant négatifs que positifs pour l'accessibilité à de la nourriture et la diminution de l'étendue et de l'épaisseur de la glace de mer. Les principaux impacts sur la population vont de changements dans les habitudes de migration et de déplacement à des épisodes de mortalité périodiques, y compris des effondrements de la population.

Les changements climatiques peuvent aussi avoir un effet positif découlant de la prolongation de la saison de croissance et de l'augmentation de la biomasse de nourriture. L'état des glaces et la couverture de neige moduleront également l'accès des chasseurs aux caribous. Les températures moyennes annuelles ont augmenté dans tout l'Arctique canadien de à , et cette augmentation a eu des répercussions sur la période et le degré de croissance des végétaux et la diversité de ces derniers Zhang et al.

Les températures de l'air en surface dans l'Arctique depuis sont plus élevées qu'elles ne l'ont été pendant toute période de cinq ans depuis les années , moment où elles ont été mesurées pour la première fois.

De plus, les mesures provenant de sédiments lacustres, d'anneaux de croissance d'arbres et de carottes de glace donnent à penser que les récentes températures estivales sont les plus élevées des 2 dernières années AMAP, L'épaisseur de la glace de mer diminue également, et la couverture de glace de mer est de plus en plus dominée par de la glace plus jeune et plus mince AMAP, Il est difficile de modéliser les températures futures dans l'Arctique à cause des incertitudes entourant la fonte de la couverture de neige et le retrait de la glace de mer, qui accélèrent déjà beaucoup plus vite qu'il ne l'avait été prédit voir ci-dessous.

Cette catégorie de menaces comprend trois composantes principales: Collectivement, ces menaces devraient toucher la plus grande partie, sinon la totalité, de l'aire de répartition du caribou de Peary, l'impact global allant de modéré à grave en fonction de nombreux facteurs concurrents. Les augmentations de la température et d'autres changements climatiques, comme l'augmentation de la concentration de CO2 ont mené à une augmentation de la biomasse végétale.

Ahern a utilisé une analyse de l'indice de végétation par différence normalisée IVDN obtenu de satellites pour montrer que la croissance végétale a augmenté dans les parties sud et ouest de l'aire de répartition du caribou de Peary au cours des trois dernières décennies. En résumé, l'Arctique devient plus en plus vert et la productivité primaire augmente Eamer et al.

Ces changements incluent la feuillaison et la floraison hâtives des plantes, qui reflètent le réchauffement général au cours de la même période Oberbauer et al. Toutefois, la mesure dans laquelle le verdissement, dû principalement à la plus grande biomasse d'arbustes en particulier d'arbustes à feuilles persistantes , améliorera l'habitat ou la disponibilité de nourriture et offrira un contenu nutritionnel suffisant pour le caribou de Peary, est inconnue.

Un modèle spatialement explicite bâti par Tews et al. Plusieurs auteurs ont émis l'opinion qu'un décalage phénologique pourrait menacer le caribou de Peary si les changements climatiques venaient à modifier la synchronisation actuelle entre, d'une part, la mise bas et la lactation et, d'autre part, la feuillaison et la floraison des plantes Festa-Bianchet et al.

Ce décalage se produit peut-être déjà dans d'autres aires de répartition du caribou dans l'Arctique. Dans l'ouest du Groenland, le début hâtif de la saison de croissance des plantes pendant une période d'augmentation de la température a entraîné une augmentation de la mortalité des faons et une diminution, d'un facteur de quatre, du recrutement de faons sur une période d'environ 10 ans Kerby et Post, ; Post et Forchhammer, Le retrait de la glace de mer se produit à un rythme plus rapide que ne le prévoyaient les premiers modèles Overland et Wang, L'étendue de la glace saisonnière en a diminué jusqu'à sa valeur la plus faible enregistrée, prolongeant une tendance qui a accéléré après L'étendue en se situait à environ la moitié de l'étendue moyenne en été de à , alors que l'étendue maximale en hiver était la cinquième plus faible au cours des 35 dernières années Vinas, L'étendue de la glace de mer pérenne et pluriannuelle dans l'Arctique a diminué de à , et l'épaisseur moyenne de la glace de mer en hiver dans le bassin arctique a diminué de 1,3 à 2,3 m de à IPCC, La tendance générale va vers un englacement plus tardif et des épisodes de dégel plus fréquents durant l'hiver aujourd'hui que dans le passé Ekaluktituiak HTA, La mesure dans laquelle le retrait de la glace de mer pourrait interrompre les migrations interinsulaires et d'autres déplacements du caribou de Peary dans des parties de son aire de répartition et avoir des impacts à l'échelle de la population est inconnue.

Des chasseurs ont signalé des épisodes de noyade massive, dans les années , de caribous de Peary qui traversaient d'une île à l'autre, et certains soupçonnaient que de telles hécatombes étaient la cause des déclins locaux William Kagyut, cité dans Elias, ; Kassam, La nature de l'impact sur les sous-populations de caribous de Peary dépendrait du moment de la prise de la glace de mer à l'automne et de la débâcle à l'été, qui peut avoir une incidence sur les habitudes migratoires et la capacité des individus de traverser d'une île à l'autre en toute sécurité au bon moment.

Les noyades qui se produisent quand la glace cède sous le poids des animaux lorsqu'ils tentent d'atteindre des aires d'alimentation plus convenables en hiver peuvent se traduire par une augmentation des taux de mortalité. Puisque le fait de changer d'îles, c'est-à-dire d'aires d'estivage, permet le rétablissement et la croissance des plantes fourragères Miller et al.


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La petite taille typique des groupes de caribous de Peary Tener, ; Miller et al. Le caribou de Peary a des indices vitaux très variables.

Il existe généralement peu d'information sur le rapport entre les sexes chez les adultes, tout comme sur la longévité et l'âge à la dernière reproduction. On ne possède pas d'information à propos de la durée d'une génération pour cette espèce. Les femelles peuvent vivre jusqu'à 15 ans dans la nature SARC, Elles seraient fécondes toute leur vie adulte au moins 13 ans, l'âge maximal échantillonné; Thomas et al.

Ainsi, l'âge médian des parents pourrait être de 8,5 à 9,5 ans. Étant donné la définition de la durée d'une génération de l'UICN, c'est-à-dire l'âge moyen des parents dans la cohorte actuelle, et compte tenu du taux de roulement des individus reproducteurs dans une population IUCN, , la durée d'une génération chez le caribou de Peary a été établie à 9 ans aux fins de la présente évaluation.

Le caribou de Peary est adapté à la croissance limitée des plantes, à la saison de croissance très restreinte et aux longues périodes où la végétation sur pied est gelée et couverte de neige voir Habitat.

Malgré la faible différenciation génétique, on croit que les différences comportementales et morphologiques entre le caribou de Peary et le caribou de la toundra résultent de la forte pression sélective dans leur environnement de l'Extrême-Arctique Manning, Des extrémités corporelles plus petites réduisent la surface exposée et la perte de chaleur.

Il est donc possible que la valeur adaptative du museau plus petit et plus large du caribou de Peary puisse également prévenir la perte de chaleur tout en permettant la conservation d'une rangée de dents molariformes assez longue pour se nourrir efficacement.

Tener et d'autres auteurs ont noté, chez le caribou de Peary, une petite taille des groupes généralement 12 individus ou moins ainsi que des rassemblements très dispersés, contrairement au caribou de la toundra dont les hardes comptent souvent 1 individus et plus.

La taille des groupes augmente légèrement avant la mise bas, se stabilise ou diminue durant la période de la mise bas, avant d'augmenter dans les rassemblements post-mise bas, lorsque les caribous se déplacent des zones côtières vers les terres intérieures Nagy et al.

La biomasse de plantes fourragères de certains habitats du caribou de Peary p. L'accumulation de réserves de graisse durant l'été et l'automne est essentielle à la survie et à la reproduction lors d'hivers rigoureux Thomas, ; Nagy et al. Le caribou de Peary se déplace sur des distances relativement longues, y compris durant les migrations annuelles sur la glace de mer, les déplacements réguliers dans son domaine vital constitué de plusieurs îles ainsi que les déplacements irréguliers à grande échelle entre les îles lors d'hivers rigoureux voir Structure spatiale et variabilité de la population ; figure 3.

Les îles de l'archipel arctique canadien sont entourées de glace pendant au moins 9 mois de l'année Miller et al.

Cependant, on a également observé des caribous de Peary qui nageaient entre les îles lors de déplacements saisonniers Miller, a. Il existe de nombreuses mentions de caribous de Peary traversant la glace de mer lors de migrations saisonnières entre les îles et entre le continent et les îles de l'Arctique.

Il ne s'agit pas nécessairement de corridors de migration utilisés habituellement, mais plutôt de larges zones de migration que les individus utilisent pour se déplacer des aires d'hivernage vers les aires de mise bas et les aires d'estivage Miller et al. Par exemple, Miller et al. Ces traverses étaient relativement bien réparties, peu importe la longueur de la glace de mer à traverser ou de l'élévation des points de départ ou d'arrivée de la traverse.

Certains signes appuient également l'hypothèse d'une répartition forcée durant les hivers caractérisés par des épisodes de verglas ou des chutes de neige supérieures à la normale voir SARC, On en sait peu sur la dispersion, mais des analyses de l'ADNmt ont montré une faible fréquence de la dispersion unidirectionnelle récente au cours des dernières générations , de l'OIRE vers l'île Banks, le nord-ouest de l'île Victoria et les îles Prince of Wales et Somerset, ainsi que des îles Prince of Wales et Somerset vers l'île Banks et la péninsule de Boothia McFarlane et al.

Des phénomènes météorologiques jouent souvent un rôle dans ces déclins concomitants. Cependant, Parker a conclu que, lors d'hivers aux conditions de neige moyennes dans l'île Bathurst, il n'y a pas de compétition interspécifique entre les deux espèces.

Il laisse toutefois penser qu'il pourrait y avoir de la compétition lors d'hivers rigoureux puisque les deux espèces cherchaient des saules sur des pentes et des crêtes exposées.

Une analyse rétrospective de l'hiver rigoureux de , qui a tué de nombreux individus des deux espèces dans l'île Bathurst, donne à penser qu'il n'y avait pas de compétition interspécifique parce que les densités des boulettes fécales des deux espèces montraient une association négative et que les relations avec certaines espèces fourragères contrastaient de façon importante Thomas et al.

Des chercheurs se fondent largement sur la comparaison de l'utilisation de l'habitat ou du chevauchement des sites d'alimentation des deux espèces pour évaluer indirectement la compétition. Dans l'île Banks, Wilkinson et Shank ainsi que Vincent et Gunn n'ont trouvé aucun signe de compétition pour la nourriture ou l'espace entre les deux espèces. La possibilité d'une compétition apparente dans certaines conditions ne peut cependant pas être exclue.

On a observé une ségrégation dans l'île Banks voir par exemple Kevan, ; Wilkinson et Shank, , l'île Melville Thomas et al. Même si les taux de prédation des caribous sont faibles, les conséquences peuvent être importantes, notamment à cause des faibles effectifs.

On compte également comme prédateurs du caribou de Peary le grizzli Ursus arctos et le carcajou Gulo gulo. La prévalence et l'intensité des infections et maladies parasitaires chez le caribou de Peary sont peu connues.

L'hypoderme est un parasite du caribou qui est relativement facile à suivre, mais la prévalence de l'hypoderme comme parasite du caribou dans l'île Banks et dans le nord-ouest de l'île Victoria est inconnue. Une des seules informations qu'on possède sur les autres parasites et maladies concerne des caribous de l'île Banks, chez qui des Inuvialuits ont fait état de kystes cysticerques dans les muscles: Le Marshallagia marshalli est souvent associé à de faibles indices des protéines et du gras rénal chez le caribou de la toundra du Groenland Steele et al.

À ce jour, les études ont été mal conçues pour évaluer les effets du T. Le nématode Ostertagia gruehneri a aussi des conséquences négatives sur l'état physique et la gravidité chez le caribou et le renne Irvine et al.

Un parallèle avec le caribou de Peary pourrait se faire en examinant les effets subcliniques des nématodes parasitiques chez le renne de Svalbard. Chez cette espèce, les nématodes gastrointestinaux ont eu suffisamment d'effets sur la masse corporelle pour réduire les taux de gravidité Irvine et al.

Ces effets incluent des changements du comportement de quête de nourriture pour éviter les risques d'infection Van der Waal et al. Le plan de relevé dans l'Archipel arctique doit tenir compte des faibles densités et de la vaste aire de répartition des animaux Gunn et Poole, Par conséquent, les relevés ont été peu fréquents, chacun couvrant une seule île ou un sous-ensemble d'îles.

La fréquence irrégulière des relevés dans le temps et l'espace , ainsi que les modifications au plan et à la méthode de relevé, compliquent l'évaluation des tendances des effectifs du caribou de Peary depuis la conduite des premiers relevés dans les années Gunn et Poole, La plupart des relevés étaient constitués de transects aériens en bandes, et les densités observées à l'intérieur de ceux-ci étaient extrapolées aux zones à l'extérieur, selon l'hypothèse voulant que les caribous de Peary soient uniformément répartis à l'intérieur des strates.

La plupart des relevés étaient stratifiés, un plus grand effort étant déployé aux endroits abritant des densités relatives élevées, connues ou soupçonnées, de caribous, et moins d'effort étant déployé ailleurs. L'amélioration de l'exactitude d'un relevé c. La précision est habituellement, mais pas toujours en particulier lors des premières années de relevé , une mesure de la variance c.

Autrement, les effectifs proviennent de dénombrements minimaux, qui sont aussi parfois tirés de relevés aériens non systématiques ou de relevés d'autres espèces p. La télémétrie par émetteurs radio VHF ou satellites a été appliquée dans les îles Banks, Bathurst et d'Ellesmere, ce qui a permis d'améliorer la description des migrations saisonnières dans l'île Bathurst Poole et al.

Le biais imputable à l'observabilité des animaux la couleur du pelage par rapport au paysage, les conditions d'éclairage, etc. Les chercheurs ont appliqué la stratification, mais n'ont pas réparti l'effort de relevé en fonction de la densité des caribous parce que de l'information préalable n'était pas disponible. Le biais s'approchait probablement de celui d'autres relevés, compte tenu de la faible largeur des bandes et l'altitude de relevé.

Bien que Tener n'ait pas calculé la variance des estimations, un nouveau calcul subséquent fait par Miller et al. Les relevés effectués par Tener ont permis d'estimer provisoirement l'effectif du caribou de Peary à 25 individus dans les IRE 2 des 4 sous-populations reconnues dans la présente évaluation.

Ce nombre inclut 12 caribous présents dans la seule île Melville Tener, Selon des Inuits de Grise Fiord et de Resolute Bay, la population de caribous de Peary ne pouvait pas être aussi abondante que l'a signalé Tener Ferguson et al. Par contre, les effectifs estimés par Tener pour l'île Bathurst en étaient semblables aux estimations enregistrées en Miller, b et Anderson, Les récents relevés réalisés depuis le dernier rapport de situation sur la sous-espèce incluent ceux de Jenkins et al.

Ces derniers ont utilisé une combinaison de relevés aériens au printemps, de relevés en motoneige en hiver et d'échantillonnages par distance Buckland, , fondés sur des méthodes de transects linéaires, pour estimer la densité et l'abondance des adultes et des petits d'un peu moins d'un an.

La plupart des relevés s'appuient sur des transects suivis dans des îles individuelles ou des groupes d'îles, ce qui est avantageux pour comparer les estimations d'une année à l'autre. Dans d'autres régions, comme cela a été établi pour le renne à Svalbard Norvège , même de légères différences dans les superficies de relevés consécutifs mènent à des sous-estimations et à des variations interannuelles des effectifs Lee et al.

Étant donné que les relevés aériens les plus récents ont été effectués en été, seuls les relevés d'été sont présentés ici pour les îles qui ont fait l'objet de relevés multiples au cours d'une seule année afin de maintenir l'uniformité d'une année à l'autre.

Les densités nombre de caribous par superficie recensée ont été calculées d'après les dénombrements de caribous le long des transects, puis ont été utilisées pour estimer l'effectif caribous dans une superficie recensée donnée habituellement une île. Les effectifs issus de divers relevés n'ont pas été systématiquement extrapolés à la même superficie pour tous les relevés effectués au cours des dernières décennies.

Pour assurer l'uniformité, Johnson et al. Ils ont utilisé la projection cartographique équidistante conique d'Albers pour obtenir des estimations de superficie, qui sont utilisées systématiquement dans la présente évaluation pour obtenir des estimations des effectifs corrigées en fonction de la superficie. Les estimations ajustées en fonction de la superficie supposent une densité uniforme dans chaque île recensée qui, bien qu'elle soit peu probable, facilite la comparaison entre les années Johnson et al.

La fréquence et l'étendue spatiale des relevés ont été grandement variables à l'échelle de ce territoire au cours de ces 53 années. Gunn et Poole ont calculé la couverture pourcentage de la superficie totale qui a été recensée et la précision coefficient de variation [CV] pour chaque île. Dans la mesure du possible, le nombre d'adultes individus de plus de 1 an a été utilisé pour établir le nombre approximatif d'individus matures.

Un certain nombre de relevés n'ont pas produit d'estimations du nombre de faons. Le nombre d'individus matures dans chaque sous-population a été estimé en additionnant les effectifs de toutes les principales îles ayant fait l'objet de relevés relativement fréquents pendant une même période; une estimation grossière de l'effectif total a ensuite été dérivée à partir du total des effectifs des quatre sous-populations.

L'ensemble de l'aire de répartition du caribou de Peary n'a jamais été entièrement couvert dans une année donnée, et cela n'a pas été tenté depuis le relevé effectué par Tener en Tener, Les tendances globales sur deux et trois générations de la population de caribous de Peary et celles de chacune des grandes sous-populations sont estimées ici grâce à des comparaisons des estimations par relevés corrigées en fonction de la superficie de chacune des principales îles occupées par chaque sous-population voir Abondance.

Les incertitudes associées à ces estimations des effectifs et des tendances sont nombreuses en raison de divers facteurs: Les plus récents relevés sur le caribou de Peary effectués dans l'ensemble de l'aire de répartition de la sous-espèce dans l'Extrême-Arctique ont produit un total estimatif d'environ 13 adultes et jeunes d'un an tableau 1.

Cette estimation est toutefois dérivée d'un sous-ensemble de toutes les îles, dont certaines n'ont pas été recensées au cours de la dernière décennie. Par conséquent, le degré de certitude associé à ce nombre total estimatif est faible. Les effectifs totaux de toutes les îles servent d'estimations moyennes de la taille de la population de caribous de Peary au fil du temps tableau 1 ; figure 5. Des mortalités massives dues à des événements stochastiques et imprévisibles périodiques sont caractéristiques de l'écologie du caribou de Peary, comme le décrivent les sections suivantes portant sur chacune des sous-populations Miller et al.

Ces événements ne sont pas tous connus, car, à cause des longues périodes séparant les relevés, des déclins marqués et des rétablissements subséquents peuvent être passés inaperçus.

D'après l'information disponible, ni les mortalités massives ni les périodes de hausse des effectifs ne semblent être synchrones dans l'ensemble de l'aire répartition du caribou de Peary. Les tendances des effectifs dérivées de relevés épars au sein de chaque sous-population au cours des cinq dernières décennies sont décrites dans la section suivante.

Les plus récents relevés effectués dans l'île Banks ; Davison et al. Selon les connaissances des collectivités locales citées dans Usher, , le nombre de caribous a fluctué à cause des hivers rudes au début des années , qui avaient tué certains caribous et poussé d'autres à migrer hors de l'île Banks.

Les premières estimations établies par relevés quantitatifs dans l'île Banks établissent les effectifs d'adultes et de petits à 4 en — Manning et Macpherson, , à 2 en MacPherson, , à 5 à 8 en Kevan, , et à 12 en Urquhart Les estimations pour et provenaient de relevés aériens systématiques, bien que Kevan n'ait répertorié que la moitié nord de l'île Banks. Selon les observateurs, avant , la plupart des caribous, sinon tous, étaient concentrés à l'extrémité nord de l'île.

Dès , la sous-population s'était répandue dans l'ensemble de l'île Urquhart, Urquhart a mentionné que des chutes de neige particulièrement abondantes à l'automne avaient amené un certain nombre de caribous à quitter l'île Banks pour se rendre sur le continent, alors que d'autres sont morts de malnutrition.

Hunters a signalé que de nombreux caribous sont morts au cours de cet hiver cité dans Gunn et Dragon, , et Urquhart , en extrapolant à partir des 39 carcasses dénombrées en juin , a estimé que caribous étaient morts. Retour a la note a référence. Retour a la note b référence. Les estimations disponibles tirées de relevés aériens réalisés dans l'île Banks semblent indiquer des déclins réguliers à partir de et une certaine stabilité à un faible niveau de à Gunn, ; Davison et Williams, Cependant, Nagy et al.

Quatre graphiques présentant les estimations des effectifs d'après divers relevés réalisés dans des îles pour chacune des quatre sous-populations de caribous de Peary. Les estimations sont extrapolées des zones d'étude aux îles entières pour faciliter la comparaison d'une année à l'autre. La tendance globale du caribou de Peary dans le nord-ouest de l'île Victoria semble plus variable que celle dans l'île Banks, bien que les relevés y aient été moins fréquents.

Les renseignements historiques réunis aux fins du plan de conservation communautaire d'Olokhaktomiut Anonyme, indiquent que, de à vers , l'effectif du caribou de Peary était à la hausse. Toutefois, un épisode de pluie verglaçante vers a provoqué une mortalité considérable. L'effectif a fluctué par la suite jusque dans les années De à , la sous-population du nord-ouest de l'île Victoria a fait l'objet de 5 relevés, qui ont révélé un déclin rapide, d'un pic de 4 caribous en juillet-août Jakimchuk et Carruthers, à un creux estimatif de en Gunn, Les raisons du déclin continu de l'effectif du nord-ouest de l'île sont inconnues, mais elles ne sont pas considérées comme liées à une maladie ou à la chasse Davison et Williams, Le nombre de caribous de Peary dans la sous-population Prince of Wales—Somerset—Boothia est présumé proche de zéro à l'heure actuelle, mais le relevé le plus récent a été effectué il y a presque 10 ans.

Les chasseurs locaux continuent de voir des caribous de Peary et leurs pistes à l'occasion dans les îles Ekaluktutiak HTA, ; Resolute Bay HTO, , mais seulement à de très faibles densités, et ils prévoient que le rétablissement de la sous-population sera long et lent Campbell, Un aîné inuk s'est souvenu que son père disait que les caribous étaient abondants dans l'île Somerset dans les années et qu'on les chassait jusqu'en ou , période marquée par une mortalité considérable.

L'espèce a continué d'être présent en petits nombres dans cette île et l'île Prince of Wales jusqu'à la fin des années , lorsque leur nombre a commencé à augmenter Taylor, Les chasseurs de Taloyoak ont aussi indiqué que le nombre de caribous dans les îles Prince of Wales, Somerset et Russell, ainsi que dans la presqu'île de Boothia, était faible des années au début des années , avant d'augmenter Gunn et al.

Dans les années , lorsque le nombre de caribous était élevé dans l'île Somerset et les petites îles qui l'entourent, les Inuits ont commencé à voir des signes de maladie ou de parasites chez les animaux.

Des caribous trouvés morts n'étaient pas morts de vieillesse ou à cause de la prédation exercée par les loups, et le nombre de caribous a commencé à diminuer CTA, dans Taylor, Les chasseurs de Resolute Bay ont aussi indiqué que, dès le début des années , le déclin était tellement marqué qu'ils ont cessé de chasser dans les îles Prince of Wales et Somerset. Un relevé effectué en , reposant sur les mêmes méthode et couverture qu'en , n'a trouvé que sept caribous dans les trois îles Gunn et Dragon, Étant donné que seulement deux de ces caribous observés en étaient présents dans un transect, aucune estimation quantitative n'a pu être faite.

Un relevé non systématique des caribous et de ses pistes effectué en avril et mai a donné deux caribous dans l'île Somerset Miller, En , aucun caribou n'a été vu lors des relevés aériens des îles, et les équipes au sol n'ont vu que quatre individus dans l'île Somerset Jenkins et al.

Bien que des pistes et des individus soient vus à l'occasion Ekaluktutiak HTA, ; Resolute HTO, , rien n'indique que les effectifs se sont reconstitués.

Malgré l'incertitude scientifique, le déclin de la sous-population de caribous de Peary de Prince of Wales—Somerset—Boothia avait été annoncé. Simon Idlout se rappelle que son père, Timothy Idlout, avait prédit au début des années que le nombre de caribous allait chuter brusquement en se fondant sur une mortalité massive qui avait eu lieu dans des conditions semblables dans les années cité dans Taylor, Des chasseurs de Gjoa Haven ont signalé que certains caribous avaient quitté l'île Prince of Wales pour se rendre dans l'île King William au début ou au milieu des années J.

Campbell a également précisé que, selon les connaissances traditionnelles des Inuits, le déclin était une occurrence naturelle et prévue causée par les impacts de la surabondance des années et du début des années Selon ces connaissances, l'émigration constitue le principal mécanisme du déclin. Thompson et Fischer ont estimé que le nombre de caribous de Peary dans la presqu'île de Boothia en , et se situait respectivement entre et bêtes relevés de juin et août , entre 1 et 1 bêtes relevés de mars et juin et à 1 bêtes relevé de mars.

Ils ont interprété l'augmentation soudaine de l'effectif de à comme une immigration à grande échelle en provenance de l'île Prince of Wales. Ils ont souligné citant Fischer et Duncan, que l'île Prince of Wales avait connu une baisse d'effectif concurrente d'ampleur semblable, et que, selon eux, étant donné que la population de l'île Prince of Wales n'avait pas augmenté en alors que celle de la presqu'île de Boothia était demeurée au même niveau ou avait augmenté cette même année, le grand nombre d'immigrants de l'île Prince of Wales était resté dans la presqu'île de Boothia.

La migration des caribous de Peary à partir de l'île Somerset a apparemment cessé, à la suite de leur quasi-disparition au milieu des années Les derniers recensements de la plupart des grandes îles, qui constituent presque la moitié km 2 de la superficie totale de l'OIRE, ont été effectués en et Anderson, L'île Bathurst a bénéficié de l'attention la plus régulière, 10 estimations ayant été faites sur une période de 41 ans Gunn et Poole, Les relevés ont permis de déceler deux mortalités massives pendant cette période, suivies d'un rétablissement des effectifs.

Après le premier effondrement des effectifs, Miller et al. Des relevés aériens réalisés au printemps ont confirmé que le déclin avait continué ou qu'un deuxième déclin s'était produit en et Gunn et al. Relativement peu de relevés ont été effectués dans certaines îles. La plus récente estimation combinée des effectifs dans les îles Melville, Prince Patrick, Eglinton, Emerald, Byam Martin, Cornwallis, Little Cornwallis et Helena, ainsi que dans le complexe de l'île Bathurst, les situent à environ 7 adultes.

Les relevés qui ont été effectués dans ces mêmes régions de à ont produit un total de 2 individus y compris les faons. Ils n'ont relevé aucun signe de détérioration de l'aire de répartition ou de limites à la production annuelle des plantes aériennes laissant supposer des réactions directes dépendantes de la densité. Complexe de l'île Bathurst — Les premiers relevés du complexe de l'île Bathurst, effectués en Tener, , ont produit une estimation de 3 individus, y compris les faons estimation recalculée par Milller et al.

Comme le décrit en détail le COSEPAC COSEWIC, , l'information disponible tient clairement les événements météorologiques indépendants de la densité pour responsables des deux effondrements de la population, la principale cause de la mortalité étant la famine due aux conditions d'enneigement ou de glace prolongées entravant l'accès à de la nourriture pendant une longue période. Le succès reproducteur et le taux de survie des faons étaient faibles pendant ces périodes; l'émigration a été exclue à cause du nombre de carcasses.

En ce qui concerne la reconstitution de la population après les effondrements, la faible fréquence des relevés systématiques complique la comparaison et l'interprétation des augmentations des effectifs, et ce, même dans le complexe de l'île Bathurst, qui est pourtant relativement bien étudié. Des taux élevés de reproduction annuelle et de survie des nouveau-nés, ainsi qu'un faible taux de mortalité des adultes, étaient évidents de à , lorsque la taille de la population a triplé et que les conditions météorologiques étaient favorables Miller et Barry, Les caribous ne semblent jamais avoir été nombreux dans l'île Cornwallis et les petites îles voisines, constituées principalement de roche calcaire à couvert végétal clairsemé.

Complexe Melville—Prince Patrick et groupe des îles des Premiers ministres — Bien qu'elles n'aient pas été aussi souvent étudiées que le complexe de l'île Bathurst, les îles du complexe Melville—Prince Patrick et du groupe des Premiers ministres ne semblent pas avoir connu d'aussi fréquentes ou d'aussi graves mortalités massives. Des relevés effectués en 4 caribous et 2 caribous ont permis de documenter un déclin ou une mortalité massive avant et une mortalité massive en —, d'après les dénombrements des carcasses et le faible pourcentage presque zéro de faons Miller et al.

Toutefois, la gravité était différente d'une île à l'autre et plus marquée dans les îles du nord-ouest; les déclins étaient également moins marqués que dans l'île Bathurst et les îles voisines Miller et al. Les tendances à long terme dans les îles du complexe Melville—Prince Patrick et le groupe des îles des Premiers ministres révèlent un déclin des effectifs depuis les années jusqu'à bien que l'île Borden n'ait pas été recensée et une augmentation menant à un total d'environ 6 adultes et jeunes d'un an en juillet Davison et Williams, bien que le groupe des Premiers ministres n'ait pas été recensé.

Le relevé de a également permis de documenter la recolonisation d'îles occupées dans le passé. Les relevés peu fréquents peuvent dissimuler des effondrements soudains des effectifs, comme cela s'est produit à l'hiver —, lorsque de nombreuses carcasses de caribou ont été observées Gunn et Dragon, Comme les estimations de la sous-population étaient semblables en — à celles de voir ci-dessus , Gunn et Dragon étaient d'avis qu'il y avait aussi eu une augmentation non documentée des effectifs entre et Les premiers explorateurs ont laissé des observations sur l'abondance de caribous et d'autres animaux sauvages dans les deux groupes d'îles situés le plus à l'ouest p.

En —, MacPherson a recensé les îles Emerald et Eglinton, le complexe Melville—Prince Patrick et le groupe des îles des Premiers ministres, et il a estimé que le nombre total de caribous s'élevait à 6 aucun caribou n'était présent dans les îles Brock et Eglinton.

Tener a estimé en qu'il y avait un total de 12 caribous dans l'île Melville, total qu'il a extrapolé à partir de son dénombrement de caribous dans 3 strates de l'île.

Il a remarqué qu'ils étaient répartis dans tous les coins de l'île, par opposition à la répartition côtière en grappes qu'il avait observée dans l'île Bathurst.

Tout en admettant une incertitude dans certaines hypothèses sous-tendant ses calculs, Tener Ils n'ont par ailleurs pas recensé l'île Borden. D'après des relevés au sol, Stefansson a estimé les effectifs à caribous, ce qui correspond à l'extrapolation faite par Macpherson à partir des 56 caribous dénombrés par un géologue depuis une haute colline d'où il pouvait observer environ le quart de l'île.

Des chasseurs de Resolute Bay ont indiqué que l'île Lougheed abritait un grand nombre de caribous en santé au début des années Tony Manik, cité dans Taylor, Des caribous ont été vus seulement dans l'île Lougheed. En , Jenkins et al. Lors d'un relevé plus exhaustif 7 km de toutes les régions non glaciaires de l'île Devon et de petites îles voisines en , ils ont dénombré seulement 17 caribous de Peary.

Seulement quelques relevés ont été effectués depuis la publication de l'étude de Tener , les comptes rendus les plus récents ayant été publiés en Jenkins et al. L'information disponible donne à penser que les effectifs ont augmenté depuis les années , mais il est important de souligner que les relevés récents ont couvert plus de régions que dans le passé tableau 1. D'après les cartes et les fiches de terrain originales de Tener, Miller et al.

Hendrigan cité dans MacPherson, a estimé qu'il y avait caribous dans l'île Axel Heiberg en , dont plus de la moitié se trouvait dans le nord de l'île, du cap Stallworthy au détroit de Nansen, qui constitue aussi la région où Tener a recensé des animaux en Depuis ce temps, quelques relevés partiels ont été effectués. Par exemple, Riewe a estimé qu'il y avait 35 caribous en aux alentours des fjords Skaare et Wolf, situés dans le sud-est de l'île Axel Heiberg, Zoltai et al.

L'île n'a pas été entièrement recensée avant , lorsqu'une estimation a donné 2 caribous d'un an et plus, la plupart se trouvant sur le versant est Jenkins et al. Toutefois, des vols de reconnaissance réalisés au cours de l'été en le long des versants est et sud-est n'ont relevé que trois mâles adultes et une biche accompagnée de son faon à la hauteur des fjords Skaare et Wolf M.

Cette île est trop éloignée pour que les chasseurs y aient souvent accès. Les chercheurs basés au fjord Expedition, qui y accèdent le plus souvent, rapportent avoir vu des caribous à l'occasion sur le terrain limité qu'ils couvrent M. Depuis le relevé effectué par Tener dans l'île d'Ellesmere, plusieurs relevés ont couvert des parties de l'île, en particulier le sud.

Gauthier y a dénombré 38 individus en juin Les connaissances traditionnelles des Inuits font état de la présence continue mais aussi de la rareté générale des caribous dans le sud de l'île d'Ellesmere jusqu'au début des années , lorsque leur nombre a commencé à augmenter.

Des habitants de Grise Fiord ont aussi signalé des fluctuations du nombre de caribous, et plus particulièrement de leur répartition, dans le sud de l'île Taylor, Des résidents de Grise Fiord et de Resolute Bay, de même que des pilotes et des chercheurs qui y travaillent au printemps et en été, voient aussi des caribous de Peary dans l'île Axel Heiberg lorsqu'ils y vont rarement.

Les indications peuvent aussi donner à penser que le caribou est en voie de recoloniser des régions qu'il n'a pas occupées depuis 15 à 25 ans Campbell, Compte tenu du manque de régularité des relevés des îles différentes ont été recensées dans des années différentes, ce qui peut ne pas représenter précisément les sous-populations , des grandes lacunes dans les données ainsi que de la méthode et de la couverture de relevé variables, les tendances globales pour le caribou de Peary et chacune de ses quatre sous-populations doivent être considérées comme des approximations, et toute interprétation doit être faite avec prudence.

En , soit il y a presque 3 générations, la population s'élevait à environ 22 individus matures y compris quelques faons, en particulier dans l'OIRE. La population de caribous de Peary a atteint son creux en , lorsqu'elle ne comptait plus que 5 individus matures environ tableau 1.

La sous-population de l'OIRE a connu un déclin dévastateur au milieu des années , attribuable à des épisodes de verglas, alors que le déclin des sous-populations Banks—Victoria et Prince of Wales—Somerset—Boothia a commencé presque une décennie plus tôt, plus graduellement et pour des raisons mal comprises. La sous-population Prince of Wales—Somerset—Boothia, qui constituait en presque la moitié 10 individus matures de la population estimative de caribous de Peary, ne montre aucun signe de rétablissement.

L'effectif de la sous-population Banks-Victoria a augmenté au cours de la dernière décennie, mais pas dans l'île Victoria. L'effectif de la sous-population de l'OIRE a augmenté dans l'ensemble depuis le milieu des années , tout en fluctuant un peu, alors que l'effectif de la sous-population de l'EIRE semble augmenter aussi, bien que les données de référence soient hautement incertaines tableau 1.

À un moment donné, le nord-ouest du Groenland constituait l'unique source possible d'immigration du caribou de Peary à l'extérieur du Canada, mais il existe peu de preuves qu'il y existe encore une population voir Aire de répartition mondiale. Les menaces sont définies comme les activités ou les processus immédiats qui ont des effets négatifs directs sur la population de caribous de Peary. Les résultats sur l'impact, la portée, la gravité et l'immédiateté des menaces sont présentés sous forme de tableau à l'annexe 2.

L'impact global des menaces calculé est très-élevé-moyen pour le caribou de Peary. La vaste plage d'intensité des impacts des menaces résulte de l'effet combiné du nombre élevé de menaces ayant un impact en bonne partie faible ainsi que de l'incertitude considérable, de l'imprévisibilité, et du chevauchement et de l'interaction possibles des menaces individuelles.

Les paragraphes qui suivent présentent des descriptions des menaces, par ordre décroissant d'impact des menaces. Les menaces ayant le plus grand impact sur le caribou de Peary découlent de la myriade d'effets du climat changeant. Les changements climatiques ont déjà eu des répercussions sur l'Arctique, et ils s'y produisent à un rythme plus rapide que dans d'autres écosystèmes mondiaux ENR, ; IPPC, ; Stern et Gaden, Des signes mesurables du réchauffement de l'Arctique et des répercussions écologiques observées et prévues sont fréquemment signalés Hinzman et al.

Les Inuits de la région de Kitikmeot ont constaté une gamme de changements sur le continent: Pour les îles de l'Arctique, des représentants de collectivités ont signalé des effets semblables à ceux qui se produisent dans la région de Kitikmeot, en plus de la disparition d'icebergs au nord de l'île King William, la réduction de l'étendue de la glace de plusieurs années, la couverture de neige plus dure et plus rugueuse, et le changement de la direction des vents dominants qui modifie l'orientation des bancs de neige Golder Associates Ltd.

Dans le cas du caribou de Peary, les changements de trois variables climatiques abiotiques dans l'Arctique — phénomènes météorologiques violents, température et précipitations — expliquent la plus grande partie des effets des changements climatiques sur la population effets examinés dans Johnson et al. Ces changements sont tant négatifs que positifs pour l'accessibilité à de la nourriture et la diminution de l'étendue et de l'épaisseur de la glace de mer.

Les principaux impacts sur la population vont de changements dans les habitudes de migration et de déplacement à des épisodes de mortalité périodiques, y compris des effondrements de la population. Les changements climatiques peuvent aussi avoir un effet positif découlant de la prolongation de la saison de croissance et de l'augmentation de la biomasse de nourriture.

L'état des glaces et la couverture de neige moduleront également l'accès des chasseurs aux caribous. Les températures moyennes annuelles ont augmenté dans tout l'Arctique canadien de à , et cette augmentation a eu des répercussions sur la période et le degré de croissance des végétaux et la diversité de ces derniers Zhang et al.

Les températures de l'air en surface dans l'Arctique depuis sont plus élevées qu'elles ne l'ont été pendant toute période de cinq ans depuis les années , moment où elles ont été mesurées pour la première fois.

De plus, les mesures provenant de sédiments lacustres, d'anneaux de croissance d'arbres et de carottes de glace donnent à penser que les récentes températures estivales sont les plus élevées des 2 dernières années AMAP, L'épaisseur de la glace de mer diminue également, et la couverture de glace de mer est de plus en plus dominée par de la glace plus jeune et plus mince AMAP, Il est difficile de modéliser les températures futures dans l'Arctique à cause des incertitudes entourant la fonte de la couverture de neige et le retrait de la glace de mer, qui accélèrent déjà beaucoup plus vite qu'il ne l'avait été prédit voir ci-dessous.

Cette catégorie de menaces comprend trois composantes principales: Collectivement, ces menaces devraient toucher la plus grande partie, sinon la totalité, de l'aire de répartition du caribou de Peary, l'impact global allant de modéré à grave en fonction de nombreux facteurs concurrents.

Les augmentations de la température et d'autres changements climatiques, comme l'augmentation de la concentration de CO2 ont mené à une augmentation de la biomasse végétale. Ahern a utilisé une analyse de l'indice de végétation par différence normalisée IVDN obtenu de satellites pour montrer que la croissance végétale a augmenté dans les parties sud et ouest de l'aire de répartition du caribou de Peary au cours des trois dernières décennies.

En résumé, l'Arctique devient plus en plus vert et la productivité primaire augmente Eamer et al. Ces changements incluent la feuillaison et la floraison hâtives des plantes, qui reflètent le réchauffement général au cours de la même période Oberbauer et al. Toutefois, la mesure dans laquelle le verdissement, dû principalement à la plus grande biomasse d'arbustes en particulier d'arbustes à feuilles persistantes , améliorera l'habitat ou la disponibilité de nourriture et offrira un contenu nutritionnel suffisant pour le caribou de Peary, est inconnue.

Un modèle spatialement explicite bâti par Tews et al. Plusieurs auteurs ont émis l'opinion qu'un décalage phénologique pourrait menacer le caribou de Peary si les changements climatiques venaient à modifier la synchronisation actuelle entre, d'une part, la mise bas et la lactation et, d'autre part, la feuillaison et la floraison des plantes Festa-Bianchet et al.

Ce décalage se produit peut-être déjà dans d'autres aires de répartition du caribou dans l'Arctique. Dans l'ouest du Groenland, le début hâtif de la saison de croissance des plantes pendant une période d'augmentation de la température a entraîné une augmentation de la mortalité des faons et une diminution, d'un facteur de quatre, du recrutement de faons sur une période d'environ 10 ans Kerby et Post, ; Post et Forchhammer, Le retrait de la glace de mer se produit à un rythme plus rapide que ne le prévoyaient les premiers modèles Overland et Wang, L'étendue de la glace saisonnière en a diminué jusqu'à sa valeur la plus faible enregistrée, prolongeant une tendance qui a accéléré après L'étendue en se situait à environ la moitié de l'étendue moyenne en été de à , alors que l'étendue maximale en hiver était la cinquième plus faible au cours des 35 dernières années Vinas, L'étendue de la glace de mer pérenne et pluriannuelle dans l'Arctique a diminué de à , et l'épaisseur moyenne de la glace de mer en hiver dans le bassin arctique a diminué de 1,3 à 2,3 m de à IPCC, La tendance générale va vers un englacement plus tardif et des épisodes de dégel plus fréquents durant l'hiver aujourd'hui que dans le passé Ekaluktituiak HTA, La mesure dans laquelle le retrait de la glace de mer pourrait interrompre les migrations interinsulaires et d'autres déplacements du caribou de Peary dans des parties de son aire de répartition et avoir des impacts à l'échelle de la population est inconnue.

Des chasseurs ont signalé des épisodes de noyade massive, dans les années , de caribous de Peary qui traversaient d'une île à l'autre, et certains soupçonnaient que de telles hécatombes étaient la cause des déclins locaux William Kagyut, cité dans Elias, ; Kassam, La nature de l'impact sur les sous-populations de caribous de Peary dépendrait du moment de la prise de la glace de mer à l'automne et de la débâcle à l'été, qui peut avoir une incidence sur les habitudes migratoires et la capacité des individus de traverser d'une île à l'autre en toute sécurité au bon moment.

Les noyades qui se produisent quand la glace cède sous le poids des animaux lorsqu'ils tentent d'atteindre des aires d'alimentation plus convenables en hiver peuvent se traduire par une augmentation des taux de mortalité. Puisque le fait de changer d'îles, c'est-à-dire d'aires d'estivage, permet le rétablissement et la croissance des plantes fourragères Miller et al.

Le niveau de la mer a augmenté d'environ 0,19 m au cours des dernières années IPCC, Il est probable qu'il augmentera encore de 0,26 à 0,82 m au cours des 90 prochaines années IPCC, Une telle hausse pourrait inonder de grandes étendues de l'île Prince of Wales, de l'île Prince Patrick et des îles du groupe des Premiers ministres et du groupe Ringnes Pelletier et Medioli, , où le relèvement isostatique ne contrebalance pas la hausse du niveau de la mer. Plusieurs occurrences de mortalité élevée ont été signalées après des épisodes de temps violents au cours des quatre dernières décennies.

Les mortalités massives de caribous de Peary dans l'OIRE étaient liées au temps inhabituellement chaud au début de l'hiver, qui a causé la fonte des quelques premiers centimètres de neige, qui ont ultérieurement gelés complètement, bloquant ainsi l'accès à de la nourriture COSEWIC, , et autres. Un tel événement a tendance à produire une croûte de glace sur la neige, ou à favoriser la percolation de la neige fondue à travers le manteau neigeux, qui gèle de nouveau en profondeur ou au contact du sol.

À l'appui de ce fait, les connaissances traditionnelles des Inuits indiquent la formation de jusqu'à 5 cm de glace pendant certaines années Jenkins et al. D'après des CTA semblables portant dans l'île Banks: Ensuite, il fait assez froid pour que la pluie gèle sur le dessus de la neige, et c'est là que les caribous cherchent à quitter l'île, parfois même en passant par l'océan….

L'ampleur de la menace que peuvent poser les changements climatiques pour le caribou de Peary dépendra de la fréquence et de la gravité des épisodes de verglas pluie sur neige et dégel—regel.

Bien qu'il ait été prédit que la fréquence et la gravité des événements météorologiques violents augmenteront, une grande incertitude entoure l'endroit et le moment où ils se produiront, ainsi que les répercussions connexes sur la dynamique de la population au cours des trois prochaines générations. De nombreux rapports indiquent que la fréquence des épisodes de verglas pluie sur neige a augmenté dans l'aire de répartition du caribou de Peary Festa-Bianchet et al.

Selon les prévisions, la fréquence de ces épisodes continuera à augmenter à l'avenir Hansen et al. Le temps imprévisible est lié à la prévalence des précipitations de pluie verglaçante, et les signes observés indiquent que les événements météorologiques stochastiques sont de plus en plus courants dans l'île Banks en raison des changements climatiques Riedlinger, Milller et Barry ont soutenu que les principaux déclins de la population de caribous de Peary sont survenus après des intempéries d'hiver parce que l'inaccessibilité à de la nourriture causait la famine.

En revanche, Tyler a soutenu que l'effet de températures supérieures à 0 o C lorsqu'il y a de la neige au sol dépend de l'épaisseur de la neige. Si le temps chaud peut faire fondre la surface et endurcir la croûte en conditions de neige profonde, il peut aussi accroître la disponibilité de nourriture en conditions de neige peu profonde en faisant fondre la neige et en découvrant ainsi le feuillage. Le rôle potentiel des maladies dans la dynamique de la population de caribous de Peary est mal compris.

Les CTA sur le groupe Prince of Wales—Somerset indiquent que le plus grand nombre de maladies observées étaient accompagnées de déclins des effectifs dans les années CTA, dans Taylor, Le Brucella suis biovar 4 , l' Erysipelothrix rhusiopathiae, l'herpèsvirus des Cervidés, le virus parapox, les Neospora, les Besnoitia et les parasites gastrointestinaux figurent parmi les agents pathogènes connus potentiellement préoccupants qui nuisent au succès reproducteur ou à la survie du caribou.

Parmi ceux-ci, les menaces les plus importantes proviendraient du Brucella suis et de l' Erysipelothrix rhusiopathiae. Le Brucella suis biovar 4 est une bactérie qui peut causer arthrite, bursite et infertilité. Il est associé à un déclin considérable des effectifs dans l'île Southampton depuis Campbell, La bactérie n'avait jusqu'alors jamais été signalée chez le caribou de Peary, et une enquête sérologique dans l'île Banks en n'a pas révélé la présence d'anticorps de cette maladie p.

La présence de la bactérie chez les caribous de la toundra du continent est bien documentée, quoique la prévalence fluctue Leighton, ; Curry, Les chasseurs ont signalé que la bactérie posait un risque de maladie émergente près de Taloyoak, Kugaaruk et Gjoa Haven, au Nunavut, dans les années , et qu'elle était vraisemblablement transmise par le caribou de la toundra Gunn et al.

Il n'y a pas lieu de croire qu'elle n'envahira pas, si ce n'est pas déjà fait, la population de caribous de Peary. Les impacts à l'échelle de la population dépendront de la dynamique de la transmission; de faibles densités de caribous de Peary peuvent limiter sa propagation.

Plusieurs hardes de caribous de la toundra ont montré des résultats positifs à l'égard de l'exposition à la bactérie S.

Bien qu'il reste de nombreuses incertitudes entourant l'origine et l'écologie de cette bactérie dans l'Arctique, les premières données donnent à penser que cette dernière devrait être considérée comme un agent pathogène d'intérêt pour tous les ongulés de l'Arctique, y compris le caribou de Peary Forde, En général, les scénarios actuels de réchauffement climatique prévoient l'expansion de l'aire de répartition de plusieurs agents pathogènes, ce qui s'est déjà produit dans le cas d'au moins un parasite, le strongle pulmonaire Varestrongylus eleguneniensis Kutz et al.

Les conditions climatiques récemment moins rigoureuses semblent avoir permis à ce parasite de se maintenir et d'étendre sa répartition géographique plus au nord, jusqu'à la région de la rivière Surrey P.

Comme le parasite requiert des limaces ou des escargots comme hôtes intermédiaires, sa répartition pourrait être limitée par l'abondance de ces hôtes. Bien que le V.

Le réchauffement climatique peut aussi se traduire par une vulnérabilité accrue du caribou aux maladies infectieuses et au harcèlement par les insectes. Les Inuits ont confirmé que le temps chaud peut causer un appauvrissement de l'état corporel chez le caribou, et ils ont remarqué une hausse de la mortalité due à l'épuisement lié à la chaleur et induit par les insectes, qu'ils ont attribué aux changements climatiques CTA, dans Dumond, ; Thorpe et al.

Les conditions météorologiques estivales régulent l'activité des hypodermes. Dans les aires de répartition du caribou de la toundra, ces conditions sont maintenant plus favorables aux hypodermes, dont la saison d'activité s'est allongée de à Gunn et al. Les hypodermes sont nettement moins communs dans les îles de l'Extrême-Arctique p. En revanche, des températures estivales plus élevées peuvent ne pas être favorables à tous les parasites, notamment les vers gastrointestinaux Hoar et al.

Un climat plus chaud aura une incidence non seulement sur les maladies et les parasites existants, mais augmentera aussi la probabilité d'introduction d'espèces envahissantes Kutz, ; Davidson et al. Le déclin prévu de l'étendue de la glace de mer accroît la possibilité d'ouvrir des voies de navigation à longueur d'année dans l'archipel arctique canadien, notamment le passage du Nord-Ouest.

L'atténuation de plus en plus marquée des conditions de glace devrait se traduire par la prolongation de la saison de navigation et l'intensification du trafic maritime. Les passages de navires de croisière ont déjà plus que triplé entre et Judson, , cité dans Gunn et al. L'intensification du trafic maritime facilitée par l'exploitation des brise-glaces exacerberait les effets induits par le climat que sont la glace plus mince et les périodes d'eau libre plus longues Gunn et al.

Le transport par eau comme menace potentielle pour le caribou de Peary doit être pris en compte en raison de ses migrations saisonnières interinsulaires Paulatuk HTC, ; Resolute Bay HTO, En plus des conséquences potentielles de l'amincissement de la glace sur la population décrites ci-dessus , l'ouverture de chenaux de navigation pendant l'hiver nuirait à certaines traverses entre les îles.

La gravité de l'impact sur l'ensemble de la population dépendra des traverses touchées, de la régularité des effets d'une année à l'autre et de la taille des effectifs. Des chenaux de navigation figure 6 pourraient s'ouvrir entre les îles Prince of Wales et Somerset traverses Prince of Wales—Somerset et Reine-Élisabeth—Prince of Wales et les îles Bathurst et Cornwallis, mais il est moins probable qu'ils toucheront les îles d'Ellesmere et Axel Heiberg, ou le groupe Ringnes, qui sont tous en grande partie entourés d'une banquise très serrée figure 3 et ne sont pas situés sur une route commerciale.

L'exploration et l'exploitation énergétiques et minières décrites ci-dessous; figure 6 pourraient également précipiter l'intensification du trafic maritime dans la région. Dans l'ensemble, le trafic maritime devrait augmenter dans l'archipel arctique canadien dans un avenir rapproché. Les Inuits d'aujourd'hui et les cultures qui les ont précédés, dont les Thulés, desquels ils descendent, et les cultures dorset et pré-dorset non apparentées, chassent le caribou dans la région depuis au moins 4 ans Fitzhugh, ; Friesen, ; Howse, ; Manseau et al.

La chasse à grande échelle et l'achat de viande de caribou par les explorateurs européens, et l'initiation des Inuits aux armes à feu par ces derniers p. Un résumé est présenté plus bas. Les répercussions qui y sont associées provoquent notamment la transformation, la fragmentation et la contamination des écosystèmes. Bishop et Biolinx Environmental Research Ltd. Wind Consulting ont passé en revue les effets des contaminants sur les amphibiens en général.

Le pesticide malathion tue le plancton dont se nourrissent les têtards Relyea et Diecks, Les modèles climatiques prévoient une augmentation de la température et des précipitations au Canada IPCC, , le réchauffement le plus important devant se produire dans le nord du pays.

Les précipitations devraient augmenter en hiver et au printemps, et diminuer en été. Par contre, une diminution des précipitations estivales pourrait entraîner une augmentation de la fréquence et de la durée des périodes de sécheresse et donc affecter la pérennité des milieux humides de petite taille utilisés pour la reproduction, diminuer la connectivité des paysages et réduire la disponibilité des micro-sites humides utilisés par les crapauds pour se réhydrater Provincial Western Toad Working Group, La cause des difformités pourrait être un trématode parasite Ribeiroia sp.

Un escargot aquatique Planorbella tenuis est le premier hôte dans le cycle vital du parasite. Les jeunes crapauds difformes ont une capacité de dispersion réduite et, au bout du compte, un taux de survie plus faible Davis, Les amphibiens sont considérés comme des espèces sauvages aux termes des différentes lois adoptées en Colombie-Britannique, en Alberta, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Yukon. Un permis est requis pour récolter, étudier ou garder en captivité les amphibiens.

Deux systèmes de classements non juridiques sont appliqués au Canada: La classification de NatureServe est simplifiée par le regroupement des espèces sur des listes associées à une couleur en Colombie-Britannique. Les classements donnés sont le classement général, la cote de NatureServe et autres cotes. Sources récentes autres que NatureServe Les cotes accordées par NatureServe sont les suivantes: Les cotes attribuées par NatureServe aux populations en bordure du Canada sont les suivantes: Gestionnaire en chef des collections, collection des vertébrés, Musée canadien de la nature, Ottawa Ontario.

Supervisory Research Ecologist, Team Leader: Biolinx Environmental Research Ltd. Gestionnaire adjointe des collections, Collection des amphibiens et des reptiles, section des vertébrés, Musée canadien de la nature, Ottawa Ontario. David Tessler, David F. Wind Consulting, Nanaimo Colombie-Britannique. Taxonomic freedom and the role of official lists of species names , Herpetologica Distribution patterns of lentic-breeding amphibians in relation to ultraviolet radiation exposure in western North America , Ecosystems 8: Incidence of the fungus , Batrachochytrium dendrobatidis , in amphibian populations along the northwest coast of North America , Herpetological Review Instream movements by boreal toads Bufo boreas boreas , Herpetological Review Alberta Biodiversity Monitoring Institute.

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The relationship of amphibian abundance to habitat features across spatial scales in the boreal plains , Écoscience Hibernation sites of western toads Anaxyrus boreas: Factors affecting the timing of movements to hibernation sites by western toads Anaxyrus boreas , Herpetologica Sexual differences in the ecology and habitat selection of western toads Bufo boreas in northeastern Oregon, Herpetological Conservation and Biology 1: Breeding frequency of western toads Bufo boreas in northeastern Oregon, Herpetological Conservation and Biology 3: Selection of diet by metamorphic and juvenile western toads Bufo boreas in northeastern Oregon, Herpetological Conservation and Biology 4: Factors affecting body temperatures of toads , Oecologia Hypothesis concerning the causes of the disappearance of boreal toads from mountains of Colorado, Conservation Biology 7: Experimental exposures of boreal toads Bufo boreas to a pathogenic chytrid fungus Batrachochytrium dendrobatidis , EcoHealth 3: Factors limiting the recovery of boreal toads Bufo b.

Effect of road traffic on two amphibian species of differing vagility, Conservation Biology Before the Secretary of the Interior: Les espèces sauvages Effects of ultraviolet radiation on boreal toads in Colorado, Ecological Applications 8: Amphibian breeding and climate change: Importance of snow in the mountains, Conservation Biology Scientific and standard English names of amphibians and reptiles of North America North of Mexico, with comments regarding confidence in our understanding, 7th Edition, Herpetological Circulars, Society for the Study of Amphibians and Reptiles, St.

Emerging infectious diseases and amphibian population declines, Emerging Infectious Diseases 5: Movement behaviour of adult western toads in a fragmented, forest landscape, Canadian Journal of Zoology Prevalence of the chytrid fungus Batrachochytrium dendrobatidis in western toads in southwestern British Columbia, Canada, Northwestern Naturalist Organochlorine compounds in trout from lakes over meter elevation gradient in the Canadian Rocky Mountains, Environmental Science and Technology Department of Environment du Yukon.

Native amphibians — introduction, appendix 4, p. The effects of snake predation on metamorphosis of western toads , Bufo boreas Amphibia, Bufonidae , Ethology Wildlife Consultant, Brackendale Colombie-Britannique. An observation of interspecific amplexus between boreal , Bufo boreas , and Canadian , B.

Deformity levels in wild populations of the wood frog Rana sylvatica in three ecoregions of western Canada, Journal of Herpetology Indirect effects of fish winterkills on amphibian populations in boreal lakes, Canadian Journal of Zoology The relative effects of road traffic and forest cover on anuran populations, Biological Conservation Effect of road traffic on amphibian density, Biological Conservation Multiple emergences of genetically diverse amphibian-infected chytrids include a globalized hypervirulent recombinant lineage, Proceedings of the National Academy of Sciences of the U.

Ecological costs of livestock grazing in western North America, Conservation Biology 8: Rotenone hazards to amphibians and reptiles, Herpetological Review Relative palatabilities of members of a larval amphibian community , Copeia Peace River wildlife surveys: Survival of three species of anuran metamorphs exposed to UV-Bradiation and the pathogenic fungus Batrachochytrium dendrobatidis , Diseases of Aquatic Organisms Wetland loss and biodiversity conservation, Conservation Biology Literature review of impacts of glyphosate herbicide on amphibians: Ecology and pathology of amphibian ranaviruses, Diseases of Aquatic Organisms Juvenile amphibians do not avoid potentially lethal levels of urea on soil substrate, Environmental Toxicology and Chemistry Kinbasket and Arrow Lakes reservoirs: Kinbasket and Arrow Lakes Reservoirs: Amphibian survey with special emphasis on the Oregon spotted frog Rana pretiosa, Selected wetland sites: There is no denying this: Developmental responses of amphibians to solar and artificial UVB sources: Physiological correlates of differential dehydration tolerance in anuran amphibians, Copeia Responses of pond-breeding amphibians to wildfire: Short-term patterns in occupancy and colonization, Ecological Applications Idaho Department of Fish and Game.

Threats Taxonomy consulté le 6 septembre ; en anglais seulement. Guidelines for using the IUCN red list categories and criteria , version 8. The effect of trematode infection on amphibian limb development and survivorship, Science Digenea infection induces severe limb malformations in western toads Bufo boreas , Canadian Journal of Zoology Boreal toad research progress report , Colorado Division of Wildlife, Ft.

Effects of UV-B radiation on anti-predator behavior in three species of amphibians, Ethology Antipredator defenses and persistence of amphibian larvae with fishes, Ecology Synergism between trematode infection and pesticide exposure: Proceedings of Natural Academy of Sciences Transfer of a pathogen from fish to amphibians, Conservation Biology Complex causes of amphibian population declines, Nature The use of chemical cues in predator recognition by western toad tadpoles, Animal Behaviour Synergism between UV-Bradiation and a pathogen magnifies amphibian embryo mortality in nature, Proceedings of the National Academy of Sciences of the U.

Influences of egg laying behavior on pathogenic infection of amphibian eggs, Conservation Biology Investigation of boreal toad tadpole ecology , p. Anaxyrus boreas Western Toad: Advertisement vocalization, Herpetological Review Chytridiomycosis widespread in anurans of northeastern United States, Journal of Wildlife Management Is forest close to lakes ecologically unique?

Forest Ecology and Management Metapopulation dynamics and amphibian conservation, Conservation Biology Effects of rainbow trout Oncorhynchus mykiss on amphibians in productive recreational fishing lakes of British Columbia , Journal canadien des sciences halieutiques et aquatiques, Survival of the amphibian chytrid fungus Batrachochytrium dendrobatidis on bare hands and gloves: Wildlife Consultant, Lewes Lake Yukon.

Ecopathology of ranaviruses infecting amphibians, Viruses Ministry of Environment de la Colombie-Britannique. Home range and movements of boreal toads in undisturbed habitat, Copeia Bufo boreas Baird and Girard, b: Western Toad , p. Evidence for disease-related amphibian decline in Colorado, Biological Conservation Multiple paternity in an aggregate breeding amphibians: Faunal and habitat diversity at Summit Lake Provincial Park with special emphasis on red and blue-listed species, amphibians, and ground-nesting birds , rapport préparé pour B.

Predation of breeding western toads , Copeia Mating pattern variability among western toad Bufo boreas populations , Oecologia Historical evidence of widespread chytrid infection in North American amphibian populations, Conservation Biology Community-based amphibian monitoring program in multi-use landscapes in south-central B.

Vulnerability of amphibians in Canada to global warming and increased ultraviolet radiation, Herpetological Conservation 1: Using cameras to monitor tunnel use by long-toed salamanders Ambystoma macrodactylum: Howes aux fins du présent rapport.

Ovaska, février, mars et novembre Slough, mars et octobre Bufo boreas western toad predation, Herpetological Review Occurrence of the amphibian pathogen Batrachochytrium dendrobatidis in the Pacific Northwest, Journal of Herpetology Widespread occurrence of the chytrid fungus Batrachochytrium dendrobatidis on Oregon spotted frog Rana pretiosa , EcoHealth 6: Evaluating amphibian declines with site revisits and occupancy models: Identifying the minimal demographic unit for monitoring pond-breeding amphibians, Ecological Applications





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Les adultes et les jeunes consomment des invertébrés, essentiellement des insectes nuisibles, et sont la proie de divers oiseaux, mammifères et reptiles. Il fréquente aussi les prairies à herbes courtes et les forêts-parcs à trembles.

Les observations sont indiquées sur la carte de la manière suivante: Les individus qui fréquentent le parc national du Canada Banff chantent Lepitzki, comm. Les deux provinces gèrent chacune les ensembles de données regroupant les occurrences enregistrées Carrière, données inédites, ; Mulder, données inédites, Le substrat du fond est souvent silteux ou sablonneux figure 7. Du côté gauche et du coté droit de la photographie, on aperçoit les versants abrupts de la vallée.

Au loin, on voit des montagnes dont les sommets sont partiellement enneigés. Un versant boisé est visible dans le haut de la photographie.

On aperçoit sur la photographie des dizaines de têtards dispersés. La reproduction en agrégation réduit le coût énergique associé à la formation des couples. Ils peuvent se disperser dans des eaux plus profondes durant la nuit. Ils peuvent aussi creuser une tranchée peu profonde ou un terrier dans le sol meuble ou le sable.

Bien que de tels sites aient été observés dans divers milieux boisés ou non boisés arbustaies, marais et prés , le crapaud a montré une nette préférence pour les pessières. Les activités qui y sont associées provoquent notamment la transformation, la fragmentation et la contamination des écosystèmes. Au fur et à mesure que les milieux humides deviennent de plus en plus épars, les populations de crapauds peuvent devenir incapables de maintenir la structure de leurs métapopulations au moyen de déplacements associés aux migrations et à la dispersion et, par conséquent, plus vulnérables aux phénomènes stochastiques Gibbs, En Colombie-Britannique, les terres cultivées occupent principalement les régions du sud-ouest, du sud intérieur et de la rivière de la Paix.

Les terres humides utilisées par les crapauds pour la reproduction sont souvent drainées aux fins des activités agricoles. Les sites de reproduction collective et les endroits où se regroupent les têtards nouvellement métamorphosés sont particulièrement vulnérables Fleischner, Les milieux artificiels servant à la reproduction et qui agissent comme des puits de populations pourraient avoir un effet négatif sur la pérennité des populations.

Les bassins hydrographiques étaient utilisés comme corridors de déplacement. Au Colorado, les larves de dytiques prédateurs Dytiscus spp.

Ils figurent alors au menu de certains oiseaux Gyug, et des couleuvres du genre Thamnophis Davis, ; Wind, données inédites, La métamorphose survenant à une taille moindre pourrait néanmoins compromettre la survie à long terme des crapauds Berven, De nombreuses espèces éviscèrent les crapauds pour éviter leur peau toxique.

Un seul crapaud adulte a survécu à la myiase. La plupart des observations ont été faites de manière occasionnelle, et un nombre assez faible de sites ont été visités une seconde fois pour évaluer la pérennité ou les tendances des populations.

Les sites de reproduction sont surveillés dans la réserve de parc national et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas depuis Wojtaszek, données inédites, Les sites de reproduction dans le lieu historique national du Canada de la Piste-Chilkoot Slough, sont surveillés en fonction des besoins par les gardes du parc Rivard, comm.

Des regroupements importants de crapauds adultes, au moment de la reproduction, de têtards et de crapauds métamorphosés sont souvent signalés. La maladie causée par le champignon chytride est une cause possible du déclin voir Menaces et facteurs limitatifs. La chytridiomycose a dévasté des populations entières dans le sud des montagnes Rocheuses, et la maladie est considérée aussi comme une menace ailleurs aux États-Unis. Les menaces les plus préoccupantes sont résumées plus bas.

Lors de ces relevés, le Bd a été détecté aussi dans les tissus de nombreux autres anoures et de salamandres indigènes sympatriques ainsi que dans des anoures introduits. Les observations de crapauds malades sont rares, mais il se peut que la mort précoce des individus affectés les fasse disparaître rapidement du milieu.

Des passages souterrains pour amphibiens ont été aménagés pour réduire la mortalité. Un résumé est présenté plus bas. Les répercussions qui y sont associées provoquent notamment la transformation, la fragmentation et la contamination des écosystèmes.

Bishop et Biolinx Environmental Research Ltd. Wind Consulting ont passé en revue les effets des contaminants sur les amphibiens en général. Le pesticide malathion tue le plancton dont se nourrissent les têtards Relyea et Diecks, Les modèles climatiques prévoient une augmentation de la température et des précipitations au Canada IPCC, , le réchauffement le plus important devant se produire dans le nord du pays. Les précipitations devraient augmenter en hiver et au printemps, et diminuer en été.

Par contre, une diminution des précipitations estivales pourrait entraîner une augmentation de la fréquence et de la durée des périodes de sécheresse et donc affecter la pérennité des milieux humides de petite taille utilisés pour la reproduction, diminuer la connectivité des paysages et réduire la disponibilité des micro-sites humides utilisés par les crapauds pour se réhydrater Provincial Western Toad Working Group, La cause des difformités pourrait être un trématode parasite Ribeiroia sp.

Un escargot aquatique Planorbella tenuis est le premier hôte dans le cycle vital du parasite. Les jeunes crapauds difformes ont une capacité de dispersion réduite et, au bout du compte, un taux de survie plus faible Davis, Les amphibiens sont considérés comme des espèces sauvages aux termes des différentes lois adoptées en Colombie-Britannique, en Alberta, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Yukon. Un permis est requis pour récolter, étudier ou garder en captivité les amphibiens.

Deux systèmes de classements non juridiques sont appliqués au Canada: La classification de NatureServe est simplifiée par le regroupement des espèces sur des listes associées à une couleur en Colombie-Britannique. Les classements donnés sont le classement général, la cote de NatureServe et autres cotes. Sources récentes autres que NatureServe Les cotes accordées par NatureServe sont les suivantes: Les cotes attribuées par NatureServe aux populations en bordure du Canada sont les suivantes: Gestionnaire en chef des collections, collection des vertébrés, Musée canadien de la nature, Ottawa Ontario.

Supervisory Research Ecologist, Team Leader: Biolinx Environmental Research Ltd. Gestionnaire adjointe des collections, Collection des amphibiens et des reptiles, section des vertébrés, Musée canadien de la nature, Ottawa Ontario. David Tessler, David F. Wind Consulting, Nanaimo Colombie-Britannique. Taxonomic freedom and the role of official lists of species names , Herpetologica Distribution patterns of lentic-breeding amphibians in relation to ultraviolet radiation exposure in western North America , Ecosystems 8: Incidence of the fungus , Batrachochytrium dendrobatidis , in amphibian populations along the northwest coast of North America , Herpetological Review Instream movements by boreal toads Bufo boreas boreas , Herpetological Review Alberta Biodiversity Monitoring Institute.

Bufo boreas mortality, Herpetological Review Alberta Environment and Sustainable Resource Development. A meta-analysis of the effects of ultraviolet B radiation and its synergistic interactions with pH, contaminants, and disease on amphibian survival, Conservation Biology Slough, Wildlife Consultant, Whitehorse Yukon. Sexual differences in the post-breeding movements and habitats selected by western toads Bufo boreas in southeastern Idaho , Herpetologica Juvenile western toads , Bufo boreas , avoid chemical cues of snakes fed juvenile, but not larval, conspecifics, Animal Behaviour Correspondance par courriel adressée à K.

Ovaska, novembre , biologiste, Whitehorse Yukon. Chytridiomycosis causes amphibian mortality associated with population declines in the rain forests of Australia and Central America, Proceedings of the National Academy of Sciences of the U. Factors affecting population fluctuations in larval and adult stages of the wood frog Rana sylvatica , Ecology The effects of pesticides on amphibians and the implications for determining causes of declines in amphibian populations , p.

Postmetamorphic basking aggregations of the boreal toad , Bufo boreas boreas, Canadian Field-Naturalist The biology of amphibians and reptiles in old-growth forests in the Pacific Northwest , Gen. Pathogenic fungus contributes to amphibian losses in the Pacific Northwest, Biological Conservation Effects of ultraviolet radiation on amphibians: Ambient levels of ultraviolet-B radiation cause mortality in juvenile western toads , Bufo boreas , American Midland Naturalist Interspecific variation in susceptibility of frog tadpoles to the pathogenic fungus Batrachochytrium dendrobatidis , Conservation Biology Ultraviolet radiation, toxic chemicals and amphibian population declines, Diversity and Distributions 9: Proceedings of the National Academy of Sciences of the U.

A preliminary review of the thermal requirements of amphibians, Ecology Long-term effects of pesticide exposure at various life stages of the southern Leopard frog Rana sphenocephala , Archives of Environmental Contamination and Toxicology Enzootic and epizootic dynamics of the chytrid fungal pathogen of amphibians, Proceedings of the National Academy of Sciences of the U.

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Correspondance par courriel adressée à B. The relationship of amphibian abundance to habitat features across spatial scales in the boreal plains , Écoscience Hibernation sites of western toads Anaxyrus boreas: Factors affecting the timing of movements to hibernation sites by western toads Anaxyrus boreas , Herpetologica Sexual differences in the ecology and habitat selection of western toads Bufo boreas in northeastern Oregon, Herpetological Conservation and Biology 1: Breeding frequency of western toads Bufo boreas in northeastern Oregon, Herpetological Conservation and Biology 3: Selection of diet by metamorphic and juvenile western toads Bufo boreas in northeastern Oregon, Herpetological Conservation and Biology 4: Factors affecting body temperatures of toads , Oecologia Hypothesis concerning the causes of the disappearance of boreal toads from mountains of Colorado, Conservation Biology 7: Beaucoup de femmes commencent par se rendre à la pharmacie.

C'est un bon réflexe mais est-ce vraiment une mycose? Les premiers signes, comme la démangeaison, peuvent être à l'origine de l'herpès, d'un mycoplasme Les professionnels de santé prescrivent des crèmes -à appliquer localement- et des ovules antifongiques -à introduire dans le vagin- qui s'attaquent aux champignons et empêchent leur prolifération.

Un gel de toilette intime neutre ou alcalin est souvent recommandé pour augmenter le pH. Ces traitements se délivrent sans ordonnance et sont généralement en libre accès en pharmacie. Le pharmacien discute avec ses clientes afin de s'assurer des symptômes. De plus, certaines femmes reprennent le traitement après une mycose car elles ressentent quelques irritations.

La sécheresse vaginale est une conséquence du traitement. On utilise alors une crème calmante et des ovules anti-sécheresse vaginale", ajoute-t-il. Morgane a trouvé sur internet un remède douloureux mais radical: C'est très désagréable mais quelques minutes plus tard, je suis soulagée. L'eau froide aussi fait du bien. Avec les traitements "ordinaires", elle a des sécheresses.

Elle utilise désormais des huiles végétales joboba, argan, avocat Je n'ai plus de mycoses", témoigne-t-elle. Il faut simplement être vigilant pendant la grossesse , la mycose peut être à l'origine d' accouchement prématuré et peut contaminer le bébé.

Sur les femmes enceintes, une recherche systématique de Candida a lieu par prélèvement vaginal. Caroline Michel est l'auteure du blog d'Ovary. Les principes éducatifs de la Comtesse de Ségur toujours valables aujourd'hui?

Profitez d'un mois gratuit. Fertilité et grossesse Que signifie être fidèle? La mycose est une infection vaginale très répandue. La structure spatiale utilisée dans le présent rapport renvoie aux sous-populations habitant des îles ou des régions d'îles qui présentent des emplacements définis de relevés et des renseignements sur le cycle vital. Il existe probablement un flux génique restreint entre, d'une part, les caribous des îles Banks et Victoria, et, d'autre part, ceux du reste de l'aire de répartition du caribou de Peary.

Ces échantillons présentaient une faible assignation à d'autres échantillons, ce qui laisse croire à un certain degré d'isolement Zittlau et al. D'après des données scientifiques et les CTA des Inuvialuits, avant environ, soit lorsque les effectifs étaient encore relativement élevés, les caribous de Peary effectuaient des déplacements saisonniers entre l'île Banks et le nord-ouest de l'île Victoria, et c'est pourquoi les individus habitant dans ces deux îles ont été reconnus comme une sous-population par le COSEPAC COSEWIC, Par exemple, plusieurs relevés aériens effectués depuis , en plus de suivis plus récents par satellite, n'ont pas permis de prouver de tels déplacements, et les chasseurs inuits n'ont signalé aucune preuve de déplacement dans la dernière décennie Paulatuk HTC, Les déplacements de femelles munies de colliers émetteurs à transmission par satellite effectués entre et Gunn et Fournier, et entre et Poole et al.

Même si des études de télémétrie indiquaient que les caribous de Peary femelles se limitaient principalement à la zone située au nord et à l'ouest d'une ligne tracée entre l'inlet Minto et la baie Wynniatt, les CTA des Inuvialuits révèlent qu'elles peuvent quoique rarement se trouver au sud, jusqu'à l'inlet Admiralty, et à l'est, jusqu'à la rivière Kagloryuak CTA, dans Poole et al.

Les Inuvialuits d'Ulukhaktok et les Inuits de Cambridge Bay reconnaissent deux types de caribous dans l'île Victoria, caribous dont la taille, la couleur et le goût sont différents: Les Inuits de l'île Victoria se souviennent de caribous migrateurs et non migrateurs dans l'île Victoria avant les années Manning, ; SARC, Carte illustrant l'aire de répartition de chacune des quatre sous-populations de caribous de Peary Banks-Victoria, Prince of Wales-Somerset-Boothia, ouest des îles Reine-Élisabeth, et est des îles Reine-Élisabeth.

L'emplacement des autres observations de caribous de Peary à l'extérieur de l'aire de répartition principale des sous-populations Banks-Victoria et Prince of Wales-Somerset-Boothia est également indiqué. Les données sur les déplacements et les observations des collectivités portent à croire que le complexe des îles Prince of Wales et Somerset servait de sous-population interinsulaire comptant, au même moment, de nombreux caribous qui migraient, selon les saisons, entre les îles et la presqu'île de Boothia Johnson et al.

Par exemple, des déplacements d'est en ouest à grande échelle comprenant des centaines de caribous se sont produits entre les aires d'hivernage de l'île Somerset et les aires d'estivage et de mise bas des îles Prince of Wales et Russell ainsi que de leurs îles satellites, comme Pandora, Prescott, Vivian et Lock.

Ce ne sont pas tous les individus qui ont pris part à ces déplacements, et l'utilisation des diverses îles variait selon les années Miller, , , ,a; Miller et al. La presqu'île de Boothia faisait également partie de l'aire d'hivernage, et des aires de mise bas ont également été trouvées dans l'île Somerset.

Certains déplacements d'un très petit nombre de caribous ont été effectués du nord au sud, entre l'île Prince of Wales et les îles Mecham, Russell, Hamilton, Young et Lowther avoisinantes dans le détroit de Barrow; ces déplacements ont été présumés à partir de pistes sur la glace de mer et de la densité changeante des caribous sur les petites îles.

Après des recherches exhaustives de caribous ou de pistes de caribous à travers le détroit de Barrow jusqu'aux îles Bathurst et Cornwallis ou jusqu'à l'île Little Cornwallis, effectuées par hélicoptère entre et , Miller a conclu qu'aucun déplacement régulier à grande échelle n'a été effectué entre le groupe Prince of Wales-Somerset et le groupe des IRE, même si des traverses occasionnelles ont pu avoir lieu et ont été signalées par des chasseurs à Resolute Bay CWS, Des mesures du crâne et du corps Thomas et Everson, et des observations Gunn et Decker, ; Miller et al.

Le suivi par satellite de cinq femelles en et en a démontré que le caribou de Peary et le caribou de la toundra mettaient tous deux bas sur les côtes est et ouest du nord de la presqu'île de Boothia, respectivement, mais ne maintenaient pas de séparation spatiale pendant la saison du rut saison de reproduction; Gunn et al. Le statut et les effectifs des sous-espèces du caribou dans l'île King William et d'autres îles près de la presqu'île de Boothia sont incertains.

Les mentions historiques du caribou dans l'île King William font référence à la migration saisonnière du caribou de la toundra à partir de la presqu'île Adelaide résumées à l'annexe G, Gunn et al. Des chasseurs de Gjoa Haven ont signalé que certains caribous se sont déplacés de l'île Prince of Wales à l'île King William au début ou vers la moitié des années J.

Dans la présente évaluation, ces caribous sont inclus en tant que membres de la sous-population Prince of Wales-Somerset-Boothia pour les besoins du calcul de la zone d'occurrence, mais ne sont pas inclus dans les estimations des effectifs des sous-populations.

L'OIRE est composé de cinq complexes d'îles dans lesquels se trouvent plusieurs petits groupes d'îles et où le caribou effectue des déplacements saisonniers interinsulaires et réguliers tableau 1: Macpherson a été le premier à formuler l'hypothèse concernant des déplacements à grande échelle au sein du groupe d'îles des Premiers ministres, selon ses observations et celles de Stefansson de la fluctuation du nombre de caribous.

Tener a confirmé les déplacements interinsulaires après avoir observé des pistes de caribous depuis l'île Mackenzie King jusqu'à l'île Borden. De nombreux caribous du complexe Melville-Prince Patrick passent l'hiver dans l'île Prince Patrick et, au printemps, se déplacent vers les îles Eglinton, Emerald, Melville et Byam Martin pour y passer l'été Miller et al. Des déplacements interinsulaires saisonniers sont également connus au sein du complexe de l'île Bathurst grâce à des observations et à des caribous munis de colliers émetteurs Miller, , a, ; Poole et al.

Ces tendances sont validées par des renseignements fournis par les collectivités figure 2 ; Johnson et al. Des déplacements interinsulaires sont probablement effectués, mais sont peu décrits. Selon des CTA, il existerait une migration hivernale sur la glace de mer entre le sud de l'île d'Ellesmere et les îles Smith et Cone Taylor, Plus précisément, il existe certaines différences entre la géomorphologie, les types de végétation et le climat, qui partagent une classification commune dans l'écozone de la Cordillère arctique liée aux calottes glaciaires et l'écorégion des montagnes d'Ellesmere au sein de l'écozone du Haut-Arctique Ecological Stratification Working Group, Les données probantes à l'appui de la délimitation de cette zone comme une sous-population étaient moindres à celles des trois autres unités démographiques Johnson et al.

Des mesures de la divergence génétique entre le caribou de Peary et le caribou de la toundra sur le continent, et également entre le caribou de Peary et le caribou de Dolphin-et-Union, corroborent le caractère distinct du caribou de Peary, et ce, en dépit des chevauchements occasionnels de leur répartition annuelle. De nouvelles données génétiques obtenues depuis la publication du rapport sur les UD réaffirment la nature unique du caribou de Peary McFarlane et al.

Des spécialisations morphologiques reflètent les adaptations aux environnements arctiques p. Les comportements uniques englobent l'utilisation de plusieurs îles comme domaine vital par certaines sous-populations voir Structure spatiale et variabilité de la population , et le fait de ne pas former de grands rassemblements après la mise bas, contrairement au caribou de la toundra Festa-Bianchet et al. Carte illustrant l'emplacement de l'habitat et des corridors de déplacement importants, y compris les traversées maritimes, du caribou de Peary, selon les renseignements obtenus des collectivités nordiques.

Les peuples de l'Arctique canadien chassent le caribou depuis plus de 4 ans Manseau et al. Le caribou de Peary est important dans l'économie de subsistance des collectivités où il est présent, et il fait partie intégrante de la culture des Inuits et des Inuvialuits. Il constitue la seule source de viande de caribou pour plusieurs collectivités arctiques. Il est fréquemment représenté dans l'art des Inuits et des Inuvialuits, et leurs bois tombés sont sculptés pour produire de l'artisanat traditionnel.

Persistant aux limites de l'existence de végétaux et d'animaux, le caribou de Peary fait partie intégrante de l'écologie et de la biodiversité de l'Arctique. Il peut être une proie importante pour les loups Canis lupus , et il est de plus en plus important dans l'étude de la réaction des écosystèmes aux changements climatiques.

Le caribou de Peary est un symbole important des îles de l'Arctique canadien. L'aire de répartition du caribou de Peary se trouve entièrement au Canada, à l'exception possible d'animaux au Groenland. Anderson a suggéré que les caribous présents depuis le nord-ouest du Groenland jusqu'au nord du bassin Kane pourraient être des caribous de Peary, et Banfield en a convenu. Miller , citant Meldgaard qui a résumé des rapports d'Inuits du Groenland, a confirmé que de petits caribous, possiblement des migrants du Canada, étaient régulièrement observés et capturés par des chasseurs au Groenland.

Les Inuits ont indiqué que, normalement, jusqu'à 10 mais occasionnellement plus de individus étaient tués chaque année et que des pistes de caribous étaient souvent observées entre l'île d'Ellesmere et le Groenland. Ils ont également examiné l'historique des déclins du caribou dans cette région en raison de temps violent et d'une chasse excessive.

Il semble donc probable que les caribous du bassin Kane appartenaient au R. Parmi tous les caribous de l'Amérique du Nord, le caribou de Peary est celui dont l'aire de répartition est la plus septentrionale figure 1 ; Festa-Bianchet et al.

Il se rencontre dans l'ensemble de l'archipel arctique, à l'exception de l'île de Baffin qui est occupée par le caribou de la toundra. Le caribou de Peary est également présent dans le nord-ouest de l'île Victoria, et certains éléments indiquent des déplacements vers d'autres parties de cette île. Un petit nombre de caribous se trouvent ou se trouvaient sur la presqu'île de Boothia et possiblement dans l'île King William voir Structure des sous-populations.

Le caribou de Peary se disperse à travers la mer de glace, occasionnellement ou dans le cadre de déplacements saisonniers, et pourrait se trouver sur n'importe quelle île, bien que ce ne soit pas la totalité des petites îles qui compte des habitants toute l'année.

Les relevés de populations étant habituellement effectués au printemps et à l'été en raison de la durée du jour, la répartition hivernale est moins bien documentée.

Des membres de Cambridge Bay ont signalé que le caribou de Peary a été observé toute l'année sur l'ensemble de l'île Victoria, quoiqu'en petits nombres Ekaluktutiak HTA, Il a été aperçu à l'occasion sur le continent dans deux principales régions: Sur le continent, les observations les plus à l'ouest ont été faites Banfield, ; Manning et Macpherson, ; Youngman, à Old Crow Yukon , dans l'île Herschel Yukon , dans l'île Baillie Territoires du Nord-Ouest et au cap Dalhousie Territoires du Nord-Ouest au début des années ; ces observations ont été liées à des années de verglas dans l'île Banks.

La zone d'occurrence du caribou de Peary est de 1 km 2 en territoire canadien selon la méthode du plus petit polygone convexe, comme l'indique la figure 3 carte et calculs de la zone effectués par D. L'indice de zone d'occupation calculé à partir d'une grille à carrés de 2 km de côté , tel que défini par des données d'observation obtenues par des relevés seulement Johnson et al. Andrews, Environnement Canada, in litt.

Carte illustrant l'aire de répartition du caribou de Peary dans un polygone de zone d'occurrence, selon des relevés scientifiques récents et des renseignements obtenus des collectivités nordiques.

L'île Banks est l'île de l'archipel arctique canadien située la plus à l'ouest, et sa superficie est d'environ 71 km 2. Des données historiques indiquent que le caribou de Peary occupe pratiquement toute l'île, au moins de manière saisonnière Nagy et al. Selon la répartition déterminée par un relevé estival effectué dans les années , les caribous de Peary étaient les plus nombreux dans le nord-ouest et l'est de l'île, et certains individus se trouvaient à l'extrémité sud Nagy et al.

Pendant les années , le nombre de caribous a atteint un creux. Le relevé effectué à l'été indiquait que les caribous étaient le plus nombreux dans le nord-ouest et le long de la côte ouest; aucun caribou n'a été trouvé à l'extrémité sud, et quelques individus ont été observés du côté est Nagy et al. Le nombre de caribous a augmenté depuis les années ; en effet, le relevé le plus récent indiquait une répartition plus élargie dans l'île, bien que la plupart des occurrences demeurent concentrées dans le nord-ouest Davison et al.

Le caribou de Peary occupe une superficie d'environ 36 km 2 depuis le nord-ouest de l'île Victoria jusqu'au nord de l'inlet Minto Nagy et al. Malgré la fluctuation du nombre de caribous de Peary, ceux-ci ont toujours occupé le nord-ouest de l'île, qui, selon la télémesure satellitaire, demeure séparé de la zone abritant des caribous de Dolphin-et-Union Davison et Williams, Les îles Prince of Wales et Somerset couvrent une superficie de plus de 58 km 2 et, selon des données historiques Gunn et Decker, ; Miller et Kiliaan, ; Gunn et Dragon, , elles étaient pratiquement toutes occupées, au moins selon les saisons, lorsque les populations étaient élevées dans les années et Par exemple, entre et , les pistes de caribous à travers la glace de mer menaient effectivement à ces deux îles principales, à plusieurs îles satellites et à la partie nord de la presqu'île de Boothia voir ci-dessous pour la majeure partie de chaque année, ce qui fait que ce complexe représentait essentiellement une seule aire de répartition de plus de 93 km 2 Miller et al.

Le caribou a essentiellement disparu de la presqu'île de Boothia vers les années résumé dans Gunn et Ashevak, avant de l'occuper de nouveau pendant les années , selon des données obtenues pendant le premier relevé aérien effectué en Fischer et Duncan, Bien que le caribou de Peary et le caribou de la toundra y soient tous deux présents, la proportion de chacun n'a pas été quantifiée dans le cadre des relevés aériens. La plupart des caribous de Peary habitaient dans la presqu'île de Boothia, au nord de Taloyoak, mais certains d'entre eux migraient, selon les saisons, de l'île Somerset ou Prince of Wales à l'automne, et vice versa au printemps Gunn et Ashevak, Le nombre de caribous de cette sous-population a une fois de plus décliné pour atteindre un niveau très faible voir Fluctuations et tendances.

L'OIRE couvre une superficie d'environ km 2 ; les plus grandes îles sont Melville 42 km 2 et Devon 38 km 2 , suivies de l'île Prince Patrick 16 km 2 et de l'île Bathurst 16 km 2.

La majeure partie de la zone de terre à l'exception de l'île Devon présente une élévation de moins de m Miller et al. La nature sporadique des relevés et le caractère peu documenté des CTA restreignent les tendances connues en matière de répartition principalement à celles qui ont cours l'été. Certaines données indiquent que le caribou de Peary a tendance à ne pas utiliser les petites îles en période d'abondance réduite Miller et al.

Par exemple, même si des données sur le caribou de Peary ont été consignées systématiquement dans les îles Brock, Eglinton et Emerald en , de à et de à , le caribou de Peary n'a pas été observé en Gunn et Dragon, , soit lorsque les effectifs étaient très faibles dans la région.

Le complexe de l'île Bathurst et les îles avoisinantes ont fait l'objet des travaux de relevés les plus importants dans l'OIRE, dont les données recueillies couvrent une période de 50 ans. Ces données présentent un aperçu de la répartition spatiale du caribou selon les saisons et pendant des périodes d'effectif faible et élevé de la population Poole et al.

Les deux plus grandes îles qui constituent cette sous-population couvrent une superficie d'environ km 2. Contrairement à l'OIRE, la majeure partie de la région se trouve à une élévation de plus de m et est couverte de glaciers et de calottes glaciaires, ce qui la rend donc inutilisable par le caribou de Peary.

Des relevés récents Jenkins et al. La répartition du caribou de Peary est connue grâce aux relevés aériens qui ont couvert la plupart des îles, ainsi qu'aux connaissances locales et traditionnelles, obtenues principalement par l'entremise de la chasse. Dans les zones accessibles à partir des huit collectivités inuites et inuvialuites établies au sein de l'aire de répartition du caribou de Peary figures , bon nombre de familles et de chasseurs, trappeurs et pêcheurs des collectivités inuites et inuvialuites passent des semaines ou des mois, en toutes saisons, en expédition.

Dans les régions que les gens visitent régulièrement, les compétences particulières nécessaires à la poursuite des traditions culturelles entraînent un niveau global de sensibilisation élevé à la répartition, à la densité et à la condition du caribou et d'autres espèces sauvages c.

Dumond, ; SARC, , Des renseignements propres à la gestion des espèces sauvages sont également communiqués dans les réunions d'associations locales de chasseurs et de trappeurs, ainsi qu'entre elles et les conseils régionaux de gestion des ressources fauniques. De cette façon les connaissances sur la situation, les déplacements et les conditions des espèces sauvages sont accumulées et diffusées au sein des villages et d'un village à l'autre.

Les habitants des villages éloignés sont donc au courant des activités relatives aux espèces sauvages qui se déroulent dans l'ensemble des territoires et au-delà de ceux-ci. De telles connaissances pourraient être comprises, interprétées et communiquées de diverses façons par différentes personnes, mais elles deviennent néanmoins des connaissances partagées par les collectivités.

Les tendances de répartition du caribou de Peary sont moins connues dans les régions éloignées des collectivités. La fréquence des expéditions de chasse diminue également. Par exemple, moins de chasseurs de Sachs Harbour et d'Ulukhaktok chassent le caribou que par le passé Condon, ; Collings et Condon, ; Nagy, ; Pearce et al. Les résidents de Cambridge Bay ont souligné dans des réunions communautaires que les déplacements vers le nord de l'île Victoria sont peu courants Ekaluktutiak HTA, De manière semblable, les résidents de Gjoa Haven ne se rendent pas assez fréquemment aux îles Prince of Wales, Matty et Tennet pour être en mesure de dire à quel moment les caribous s'y trouvent ou connaître le degré de variation de leur nombre au fil du temps Gjoa Haven HTA, Des membres de Sachs Harbour ont indiqué qu'en raison des changements apportés aux pratiques de chasse les gens ne passent plus de longues périodes à se déplacer sur les terres de l'île Banks à la recherche de caribous, et que, maintenant, ils s'aventurent rarement à plus de 50 miles au nord de la ville Sachs Harbour HTC, Les activités de recherche visant à mesurer la répartition spatiale au sein de chacune des quatre sous-populations sont également fondées sur les relevés aériens de chaque île.

La fréquence et la couverture de ces relevés ont grandement varié depuis les premiers relevés systématiques effectués en voir Activités et méthodes d'échantillonnage ; tableau 2. Il est toutefois improbable qu'il existe des régions non explorées dans l'aire de répartition du caribou de Peary, étant donné les activités systématiques réalisées et l'étendue de la couverture en général.

Néanmoins, la répartition et la taille de la plupart des sous-populations au fil du temps ne sont pas bien connues, et même la répartition actuelle est inconnue dans certaines parties de l'aire de répartition.

Le climat de l'aire de répartition du caribou de Peary est variable et violent, et imprévisible; les étés sont courts et frais, et les hivers, longs et froids. En général, la couverture de neige est présente de septembre à mai île Banks ou jusqu'aux dernières semaines de juin île Melville SARC, Les données sur le climat ne sont fournies que par huit stations météorologiques dispersées dans l'ensemble de l'aire de répartition du caribou de Peary, et elles sont toutes côtières.

Par conséquent, elles sont plus représentatives des conditions sur les IRE que de celles des grandes zones de terre des îles Banks et Victoria. Par exemple, les températures estivales de l'intérieur de l'île Banks peuvent être supérieures de 10 oC à celles consignées par la station météorologique de Sachs Harbour N. Carte illustrant l'emplacement des écozones terrestres de l'archipel arctique en lien avec les aires de répartition du caribou de Peary et du caribou de Dolphin-et-Union.

Les données de MERRA de à pour les îles ou les groupes d'îles occupés par le caribou de Peary montrent les fluctuations des variables climatiques dans l'ensemble de l'aire de répartition du caribou de Peary grâce aux gradients est-ouest et nord-sud; il y a également un degré élevé de variabilité annuelle, qui change selon les régions Russell et al.

Ce résultat s'explique le mieux par l'emplacement plus au nord de l'île, mais également par sa masse terrestre plus petite et son littoral bien défini. Dans l'île Bathurst, le début de croissance des végétaux est également plus tardif différence moyenne parfois décuplée le 15 juin et caractérisé par une variabilité annuelle plus élevée que sur l'île Banks. Le climat des îles arctiques est fortement régionalisé, avec des gradients est-ouest et nord-sud pour les précipitations et les températures en raison de l'influence des masses d'air du Pacifique dans l'ouest et des masses d'air de l'Atlantique dans l'est Maxwell, Ces intrusions sont périodiquement à l'origine de la hausse des températures pendant les tempêtes de neige, qui entraîne du verglas et rend la neige dense et épaisse Rennert et al.

Les oscillations décennales de la pression atmosphérique dans le nord de l'Atlantique et le nord du Pacifique compliquent l'analyse des tendances météorologiques. La diversité spatiale des régimes climatiques dans l'ensemble de l'aire de répartition du caribou de Peary crée une grande diversité de types de végétation, ce qui a une incidence sur la façon dont chaque sous-population réagit à la variation du climat.

Le caribou de Peary utilise une grande variété de milieux et se rencontre le plus couramment dans le désert polaire et la toundra de hautes terres qui sont mésiques-xériques et qui comportent un couvert végétal clairsemé à modéré en altitude intermédiaire et haute Parker et Ross, ; Wilkinson et al. La dernière étude démontrait que la densité des boulettes fécales du caribou à l'été était plus grande dans les crêtes des hautes terres à végétation clairsemée où les lichens, les saules, les luzules Luzula spp.

Les sites d'alimentation hivernaux étaient habituellement caractérisés par une grande abondance d'espèces de Luzula et de lichens. Des études sur la disponibilité de nourriture, les cultures sur pied, la biomasse, la productivité primaire au-dessus du sol et l'abondance d'espèces ou de groupes de végétaux ont été effectuées pendant les périodes sans neige Larter et Nagy, a; Gould et al. En général, ces études indiquaient qu'il y avait plus de nourriture ou de biomasse végétale disponibles que nécessaire pour une nutrition adéquate, même s'il est possible qu'ils ne soient pas accessibles en hiver en raison des conditions de neige.

Les faibles densités de caribous de Peary, la taille relativement petite de leurs groupes et leur mobilité pendant qu'ils s'alimentent empêchent habituellement la surutilisation des sites d'alimentation malgré la productivité faible qui caractérise de telles zones p. Parker, ; Miller et Kiliaan, Malheureusement, comme l'ont indiqué Miller et al. De manière globale, des études ont laissé entendre que, même s'il est possible que la disponibilité de nourriture ne limite pas les populations de caribous de Peary, de grandes densités pourraient, en théorie, affecter la végétation et créer une compétition entre les herbivores dans certaines conditions.

Seules des recherches limitées ont été effectuées sur les liens entre l'alimentation et les conditions de neige en ce qui concerne la dynamique des sous-populations Larter et Nagy, a, b , et ces recherches n'ont pas été effectuées pendant toutes les phases d'effectifs élevés et faibles au sein de toutes les sous-populations Tyler, ; mais voir ci-dessous en ce qui concerne l'île Banks.

L'accumulation d'énergie pendant la courte saison de croissance des végétaux est importante pour le caribou de Peary, car elle peut assurer une bonne condition physique pour le reste de l'année.

Elle nécessite un certain degré d'adaptation comportementale pour permettre aux animaux de réagir à la variation de la disponibilité de nourriture. La plupart des éléments prouvant cette capacité d'adaptation proviennent du Svalbard, un groupe d'îles du Haut-Arctique situé au nord de la Norvège, où le renne du Svalbard Rangifer platyrhynchus augmente ses déplacements quand la glace au sol restreint la disponibilité de nourriture Meland, Le régime alimentaire du caribou de Peary a été relativement bien étudié dans l'ouest de l'Arctique Shank et al.

Le caribou de Peary a un vaste régime alimentaire polyvalent qui varie en fonction des saisons, selon la nourriture disponible et la valeur nutritive connexe. Le régime alimentaire dans l'île Banks a été décrit lorsque le nombre de caribous de Peary connaissait une augmentation Shank et al. Thomas et Kroeger ont examiné la digestibilité des aliments en été et en hiver en étudiant les caribous de l'île Prince of Wales.

En été, le caribou choisit des aliments riches en protéines digestibles en se nourrissant de fleurs, particulièrement celles de la saxifrage à feuilles opposées Saxifraga oppositifolia , des pédiculaires et du pavot arctique Parker et Ross, ; Parker, , et il se nourrit grandement de feuilles de saule dans les îles Melville et Axel Heiberg. Pendant les hivers inhabituellement rudes, le caribou est restreint à un régime composé de nourriture grandement indigeste, comme les rameaux de saule, ce qui peut mener à la malnutrition Parker, Des mesures liées au régime alimentaire ont indiqué que les lichens composent une proportion relativement faible de l'alimentation hivernale et estivale chez le caribou de Peary, contrairement au caribou de la toundra revu par Wilkinson et Shank, ; Miller, ; Larter et Nagy, L'aire d'hivernage du caribou est souvent liée à l'abondance du Cetraria delisei et de la thamnolie vermiculaire, des lichens crustacés et des graminées p.

Sur l'est de l'île Melville, Thomas et al. La faible proportion de lichens dans le régime alimentaire mesurée à partir d'échantillons du rumen ou de boulettes fécales pourrait refléter le fait que les lichens sont plus rares dans l'aire de répartition du caribou de Peary que dans les aires de répartition d'autres caribous Thomas et al.

Une raison probable est que les substrats sous-jacents sont principalement alcalins et défavorables aux lichens. Un parallèle possible pourrait être la faible présence des lichens sur le Svalbard, où la végétation a changé à la suite du broutage par les rennes de à , passant de lichens à un mélange de mousses et de graminoïdes plus productif et résilient van der Waal et al. Toutefois, dans les endroits où le renne a connu un déclin, les lichens fruticuleux se sont rétablis après une période de à ans van der Waal et al.

Le caribou peut se déplacer de trois à quatre km en moyenne par heure tout en se nourrissant activement Miller et al. Dans des conditions idéales, soit lorsque la neige est molle et relativement peu épaisse, le caribou se nourrit en poussant simplement la neige avec son nez pour dégager la végétation.

Lorsque la couverture de neige devient trop dure et dense, le caribou de Peary cherche de la nourriture sur les sites sans neige ou les sites ayant seulement une couverture de neige peu épaisse p. Pendant l'hiver, dans l'île Banks, il se nourrit souvent en creusant dans la neige des habitats de hautes terres hautes terres stériles, toundra bosselée et toundra rocheuse , où la neige est plus molle et moins épaisse que dans les prés humides Larter et Nagy, b.

Pratiquement tout l'habitat historique du caribou de Peary est disponible et n'a pas été perdu ou fragmenté par des développements industriels ou d'autres développements anthropiques.

Il y a peu d'habitat potentiel actuellement inoccupé, autre que le groupe d'îles Prince of Wales-Somerset et la presqu'île de Boothia. Aux rencontres d'information des collectivités tenues dans le cadre des rencontres d'Environnement Canada sur le rétablissement, des membres de l'organisation de chasseurs et de trappeurs de Cambridge Bay ont affirmé craindre que des activités antérieures aient nui à l'habitat du caribou.

Dans un contexte de changements climatiques, des changements p. Les caribous et les rennes sont polygynes voir par exemple Holand et al. La petite taille typique des groupes de caribous de Peary Tener, ; Miller et al. Le caribou de Peary a des indices vitaux très variables. Il existe généralement peu d'information sur le rapport entre les sexes chez les adultes, tout comme sur la longévité et l'âge à la dernière reproduction. On ne possède pas d'information à propos de la durée d'une génération pour cette espèce.

Les femelles peuvent vivre jusqu'à 15 ans dans la nature SARC, Elles seraient fécondes toute leur vie adulte au moins 13 ans, l'âge maximal échantillonné; Thomas et al. Ainsi, l'âge médian des parents pourrait être de 8,5 à 9,5 ans.

Étant donné la définition de la durée d'une génération de l'UICN, c'est-à-dire l'âge moyen des parents dans la cohorte actuelle, et compte tenu du taux de roulement des individus reproducteurs dans une population IUCN, , la durée d'une génération chez le caribou de Peary a été établie à 9 ans aux fins de la présente évaluation.

Le caribou de Peary est adapté à la croissance limitée des plantes, à la saison de croissance très restreinte et aux longues périodes où la végétation sur pied est gelée et couverte de neige voir Habitat.

Malgré la faible différenciation génétique, on croit que les différences comportementales et morphologiques entre le caribou de Peary et le caribou de la toundra résultent de la forte pression sélective dans leur environnement de l'Extrême-Arctique Manning, Des extrémités corporelles plus petites réduisent la surface exposée et la perte de chaleur.

Il est donc possible que la valeur adaptative du museau plus petit et plus large du caribou de Peary puisse également prévenir la perte de chaleur tout en permettant la conservation d'une rangée de dents molariformes assez longue pour se nourrir efficacement. Tener et d'autres auteurs ont noté, chez le caribou de Peary, une petite taille des groupes généralement 12 individus ou moins ainsi que des rassemblements très dispersés, contrairement au caribou de la toundra dont les hardes comptent souvent 1 individus et plus.

La taille des groupes augmente légèrement avant la mise bas, se stabilise ou diminue durant la période de la mise bas, avant d'augmenter dans les rassemblements post-mise bas, lorsque les caribous se déplacent des zones côtières vers les terres intérieures Nagy et al. La biomasse de plantes fourragères de certains habitats du caribou de Peary p.

L'accumulation de réserves de graisse durant l'été et l'automne est essentielle à la survie et à la reproduction lors d'hivers rigoureux Thomas, ; Nagy et al. Le caribou de Peary se déplace sur des distances relativement longues, y compris durant les migrations annuelles sur la glace de mer, les déplacements réguliers dans son domaine vital constitué de plusieurs îles ainsi que les déplacements irréguliers à grande échelle entre les îles lors d'hivers rigoureux voir Structure spatiale et variabilité de la population ; figure 3.

Les îles de l'archipel arctique canadien sont entourées de glace pendant au moins 9 mois de l'année Miller et al. Cependant, on a également observé des caribous de Peary qui nageaient entre les îles lors de déplacements saisonniers Miller, a.

Il existe de nombreuses mentions de caribous de Peary traversant la glace de mer lors de migrations saisonnières entre les îles et entre le continent et les îles de l'Arctique. Il ne s'agit pas nécessairement de corridors de migration utilisés habituellement, mais plutôt de larges zones de migration que les individus utilisent pour se déplacer des aires d'hivernage vers les aires de mise bas et les aires d'estivage Miller et al.

Par exemple, Miller et al. Ces traverses étaient relativement bien réparties, peu importe la longueur de la glace de mer à traverser ou de l'élévation des points de départ ou d'arrivée de la traverse. Certains signes appuient également l'hypothèse d'une répartition forcée durant les hivers caractérisés par des épisodes de verglas ou des chutes de neige supérieures à la normale voir SARC, On en sait peu sur la dispersion, mais des analyses de l'ADNmt ont montré une faible fréquence de la dispersion unidirectionnelle récente au cours des dernières générations , de l'OIRE vers l'île Banks, le nord-ouest de l'île Victoria et les îles Prince of Wales et Somerset, ainsi que des îles Prince of Wales et Somerset vers l'île Banks et la péninsule de Boothia McFarlane et al.

Des phénomènes météorologiques jouent souvent un rôle dans ces déclins concomitants. Cependant, Parker a conclu que, lors d'hivers aux conditions de neige moyennes dans l'île Bathurst, il n'y a pas de compétition interspécifique entre les deux espèces. Il laisse toutefois penser qu'il pourrait y avoir de la compétition lors d'hivers rigoureux puisque les deux espèces cherchaient des saules sur des pentes et des crêtes exposées.

Une analyse rétrospective de l'hiver rigoureux de , qui a tué de nombreux individus des deux espèces dans l'île Bathurst, donne à penser qu'il n'y avait pas de compétition interspécifique parce que les densités des boulettes fécales des deux espèces montraient une association négative et que les relations avec certaines espèces fourragères contrastaient de façon importante Thomas et al. Des chercheurs se fondent largement sur la comparaison de l'utilisation de l'habitat ou du chevauchement des sites d'alimentation des deux espèces pour évaluer indirectement la compétition.

Dans l'île Banks, Wilkinson et Shank ainsi que Vincent et Gunn n'ont trouvé aucun signe de compétition pour la nourriture ou l'espace entre les deux espèces. La possibilité d'une compétition apparente dans certaines conditions ne peut cependant pas être exclue.

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